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dimanche 27 juin 2021

Godzilla : singularity point


Synopsis (allocine) : L'histoire nous entraîne dans le quotidien de Mei Kamino, une chercheuse, et de Yun Arikawa, un ingénieur, alors qu'ils font face à une menace sans précédent avec leurs compagnons

Nouvel anime de Godzilla diffusé sur Netflix et sans rapport avec les précédents, Godzilla : singularity point (godzilla : l'origine de l'invasion en français, un titre sans doute bien moins bon) est tout simplement une réussite pour les fans de Godzilla, s'inspirant intelligemment de tous ses prédécesseurs (notons les clins d'oeils à l'oxygen destroyer, les cycles de croissance de shin godzilla ou la présence de kaïjus classiques du mythe) tout en lui apportant la modernité nécessaire : elle évoque un peu la "science étrange" à la façon de la série Fringe et se situe dans la droite ligne du "scientifique merveilleux" des films de SF des années 50.  Mais ne sont pas oubliées des thématiques comme celles des IA.

Avec un script écrit par un auteur de SF , Toh Enjoe (円城塔) nous avons un scénario solide, qui tiendra le spectateur en haleine et laissera espérer une suite avec sa scène en épilogue.

Godzilla Singularity point a su conserver l'ADN de l'univers en commençant doucement par présenter les personnages, leurs vies puis en les mettant face au mystère et à l'apparition des kaïjus (un bon kaïju eiga alterne savamment les scènes à échelle humaine et gigantesques). Le scénario intègre dans un tout l'apparition des kaïjus, pour donner une cohérence à cet univers.

Aux manettes du chara design, Eiji Yamamori, un ancien des studios Ghibli.

La musique de Kan Sawada plongera le fan dans un délice certain avec des thèmes en hommage aux films de l'ère Showa, dont un arrangement personnel du thème d'Akira Ifukube *.


En conclusion, une réussite pour les fans.



* "The Godzilla Singular Point soundtrack is an homage to my favorite Showa tokusatsu and fantasy films," said composer Kan Sawada. "The Jet Jaguar theme at the factory, the mysterious song that solves the secret of the singularity, the song of cute Pelops 2, the theme of various monsters... We hope you enjoy the music that colors the story." Sawada's music also includes his arrangement of Akira Ifukube's famous Godzilla theme. (source : godzilla-movies.com)


mardi 1 janvier 2019

Danmachi Sword Oratoria réalisé par Yôhei Suzuki (2017)...


Danmachi Sword Oratoria réalisé par Yôhei Suzuki (2017)...et petit retour sur la S1 de la série principale.

L'abonné de Netflix aura eu la surprise de découvre une série dérivée de Danmachi (ICI) également appelée Sword Oratoria.

Concernant les points communs avec sa série soeur, Sword Oratoria est composée des mêmes caractéristiques esthétiques, tel qu'une animation dynamique insufflant un souffle épique des combats d'une fantasy classique, un côté très otaku et un univers fascinant en ce qu'il intègre les mécanismes d'un jeu de rôle en tant qu'élément du monde.

Par exemple, le rôle des aventuriers est de lutter contre les monstres qui risquent de sortir d'une tour (donjon géant), les dieux présents physiquement sur le monde, révèlent par leur magie, les progressions des héros en niveaux etc...

Cette imbrication est sans doute unique dans le paysage du dessin animé japonais.

Toutefois Sword Oratoria s'éloigne de l'autre série en ce qu'elle suit le parcours de Aizu Wallenstein, la "princesse de l'épée" dans une time line parallèle. Après quelques premiers épisodes conventionnels, cette série apportera une profondeur supplémentaire en développant l'histoire, ébauchant une intrigue et des enjeux qui manquaient quelque peu dans la première série de Danmachi.

Les fans de la première série auront donc tord de s'en priver.

Cette série aura eu pour mérite de me pousser à lire ces fameuses lights novels et visionner de nouveau la S1 Danmachi pour découvrir quelques qualités supplémentaires, tel que le graphisme de certains lieux qui ne manquent pas de poésie, comme l'église à moitié enfouie qui tient lieu de maison à la Familia d'Hestia, ou la qualité et le lyrisme épique de certaines récitations en japonais lorsque des sorts sont lancés ou le fameux monologue de feu le grand père du héros*.

A noter qu'une saison 2 à la première serait prévue pour être diffusée en 2019


* pour les japonophones :

moshi eiyuu to yobareru shikaku ga aru to suru naraba
ken wo totta mono denaku
tate wo kazashita mono mo naku
iyashi wo motarashita mono demo nai

onore wo tooshita mono eiyuu to yobareru to nara
nakama wo mamore, onna wo sukue, onore wo kakeru

oretemo kamawan, kujitemo yoi, ooi nake,
shoushou ha tsume ni aisha no naka ni iru

negai wo tsuranuki, omi wo sakebu no da

sa sureba, sore ga... ichiban...kakkou no ii oono ko da

shoukei wo moyase, negai wo hoerou!

mardi 31 juillet 2018

La Foret, série française réalisée par Julius Berg (2017)



La Forêt est une excellente série policière en 6 épisodes de 52 minutes... Et Française de surcroît, ce qui mérite d'être noté. 

Créée par Delinda Jacobs et réalisée par Julius Berg, elle prend place dans un village entourée d'une magnifique forêt qui recèle ses mystères.

Ainsi un soin particulier a été apporté aux décors extérieurs, autant que certains décors intérieurs (papiers pains, vaisselle, etc).
Le rythme de la narration, les rebondissements de l'histoire sont assez bien pensés pour nous faire passer un bon moment. 
Il y a toutefois quelques imprécisions dans la fiction comme"je suis un gendarme mais je touche des indices avec les mains" ou des facilités de narrations qui représentent quelques imperfections, mais rien de bien méchant.

Cette série à la réalisation soignée et a remporté en 2017 le prix de la meilleure série au festival des fictions TV de La Rochelle, n'a pas à rougir de séries britanniques. Elle m'a d'ailleurs évoqué the Loch, pour quelques similitudes : un village en apparence tranquille, un événement qui frappe au coeur la fourmilière tranquille de cette petite communauté pour révéler ce que l'humain peut avoir au fond de l'âme. Et quelques éléments étrangers là pour découvrir la réalité.

A noter une sonorisation assez étudiée et efficace de l'auteur compositeur Etienne Forget, qui participe de cette cette ambiance particulière.

Enfin le casting est choisi également avec soin : un Frédéric Diefenthal bien dirigé, une Suzanne Clément (actrice québécoise) excellente, tout comme Alexia Barlien, ou Samuel Labarthe.. Ect... Mais de fait le casting ne comporte pas de fausses notes.

En conclusion ? Une réussite, disponible sur Netflix.

lundi 23 juillet 2018

Lastman série anime française (2016) réalisée par Jérémie Périn

J'avais mis distraitement Lastman dans ma liste netflix de séries à regarder, comme une curiosité (animé adapté d'un manga français), mais ce fut une chronique de Captain Popcorn sur Youtube qui m'a fait sauter le pas, et bien m'en a pris.




Synopsis (wiki) : À Paxtown, ville rongée par la violence et la corruption, le jeune Richard Aldana, boxeur amateur, vivote entre la recherche d'un emploi et le club de boxe de son ami et mentor Dave McKenzie. Ce dernier est un jour enlevé sous les yeux de Richard, impuissant face à « l'Ordre du Lion » et leur chef Rizel. Richard va peu de temps après apprendre l'existence de Siri, fille cachée de Dave qui cherchait à la protéger de l'Ordre. Richard va se retrouver à devoir la protéger des sombres ambitions de Rizel.


Série percutante de 26 épisodes de 11 minutes, elle constitue une préquelle au manga et raconte la genèse du héros et son combat contre... 

Afin d'éviter les spoilers et de gâcher le plaisir de la découverte,  je me contenterais d'ajouter à la brève description du synopsis, que les auteurs ont réalisé un travail magnifiquement inspiré par le meilleur des films et séries de nos années 80-90, à l'instar de Richard qui conserve un petit côté John McClain pour arriver à une oeuvre pleine de punch, un véritable "page turner" ou "clique sur la suite bordel !"...

Au-delà du scénario et de l'écriture des dialogues, les voix des personnages sont soignées et la réalisation de l'animation est percutante et sert le propos. 

En conclusion, une réussite assez burnée SF/Fantastique...Par des frenchies... Alors n'hésitez pas. 





vendredi 13 juillet 2018

Log horizon



Avec l'ami Netflix je découvre les deux premières saisons de l'anime Log Horizon (2 x 25 épisodes, diffusées entre 2013 et 2015), adaptés de lights novels de Mamare Tonô. Malgré l'immense succès commercial de cette série, celle-ci semble avoir connu une longue pause, empêchant l'adaptation d'une saison 3... La condamnation pour fraude fiscale de son auteur au Japon pourrait ne pas avoir été étrangère à cette pause (sic), mais une reprise s'amorcerait... Les amateurs de l'anime, pourront toujours patienter avec l'adaptation en manga ou les lights novels correspondantes.

Synopsis (wiki) : À la sortie de son douzième pack d'extension, le jeu de rôle en ligne massivement multijoueur, Elder Tale, est sans conteste devenu le MMORPG le plus joué dans le monde avec une base d'utilisateurs de plusieurs millions de joueurs. Cependant, à la suite de la sortie de sa douzième extension, Novasphere Pioneers, 30 000 joueurs japonais et plusieurs milliers d'autres à travers le monde connectés au moment de la mise à jour se retrouvent piégés dans le jeu sans possibilité de se déconnecter. Parmi ces joueurs, Shiroe, un jeune adulte peu sociable et ses amis Naotsugu et Akatsuki. Dans le but de surmonter les obstacles et les dangers de ce monde maintenant devenu leur réalité, ils décident alors de faire équipe.À la sortie de son douzième pack d'extension, le jeu de rôle en ligne massivement multijoueur, Elder Tale, est sans conteste devenu le MMORPG le plus joué dans le monde avec une base d'utilisateurs de plusieurs millions de joueurs. Cependant, à la suite de la sortie de sa douzième extension, Novasphere Pioneers, 30 000 joueurs japonais et plusieurs milliers d'autres à travers le monde connectés au moment de la mise à jour se retrouvent piégés dans le jeu sans possibilité de se déconnecter. Parmi ces joueurs, Shiroe, un jeune adulte peu sociable et ses amis Naotsugu et Akatsuki. Dans le but de surmonter les obstacles et les dangers de ce monde maintenant devenu leur réalité, ils décident alors de faire équipe.


Au même titre que grimgar et SAO, Log Horizon commence sur un pitch de départ semblable : des joueurs (aventuriers - "bokensha") se retrouvent dans le MMORPG en réalité virtuelle sans pouvoir se délogger, et ce, probablement à la suite d'une mise à jour de l'univers ("l'apocalypse"), laquelle aurait apporté son lot de nouveautés.

Ce qui change et commence comme un contre pied face au premier arc de SAO et de grimgar, c'est que les aventuriers peuvent resssuciter et qu'ils ont conscience de leur état de joueurs emprisonnés dans un monde... dont les règles de l'univers ont été modifiées.

Le deuxième point est qu'ils découvrent une plus grande efficacité en arrêtant de passer par le menu du jeu pour crafter ou effectuer diverses tactiques ou attaques, mais en les pensant, vivant, exécutant : cad agir sur le monde sans interface.

Le développement et l'évolution de diverses technologies est alors possible.

De plus, les joueurs réalisent que les villageois (PNJ), ont acquis (ou possédaient déjà ?) "une individualité" et qu'ils peuvent agir en toute liberté.

La série prend alors l'apparence d'une expérience sociale et politique où les aventuriers seraient des éléments étrangers devant trouver leur place dans un écosystème complexe : progrès économiques et technologiques à mettre en place, commerce, politique avec les villageois (PNJ), etc...

Et derrière tout cela, le mystère de l'apocalypse...

[spoilers] Après quelques péripéties, nous apprenons toutefois que le fait de ressusciter n'est pas sans conséquences : à l'instar d'une perte de xp en pénalité dans un jeu, les jours perdent une légère partie de leurs souvenirs... Jusqu'à ne plus se souvenirs d'où ils venaient ? La mort n'est donc pas sans risque dans cet univers et pourrait mener à la perte de sa propre identité d'origine.

Mais ce n'est pas tout, la phase intermédiaire avant le retour à la vie dans un sanctuaire ressemble un peu à un cycle de renaissance (à l'instar du bouddhisme) où des souvenirs amènent les héros à réfléchir sur leur passé et leur comportement...

Certains joueurs souhaitant par dessus tout rentrer dans le monde réel, pensent que seule la mort numérique (où apparaissent des souvenirs de leur vie d'avant) pourrait leur permettre de se délogger et rentrer dans le monde réel, ils adoptent alors un comportement nihiliste.

Beaucoup de questionnements sont posés sur le sens de la réalité et quelle réponse y apporter.

Que peut bien cacher le mystère final de Log Horizon ?

La saison 2 apporte de la profondeur à l'univers de la série, et on se prend à se demander si même les joueurs ne seraient pas des copies numériques de l'identité humaine de leurs originaux, si les serveurs du jeu ne seraient pas en train de faire émerger une intelligence artificielle progressant vers l'émergence, en utilisant d'une manière ou d'une autre le comportement de ces aventuriers (PJ)... Mais la suite de l'histoire semble prendre encore une autre direction...






samedi 9 juin 2018

documentaire for the love of spock (2016)


L'ami netflix proposant le documentaire for the love of spock, j'ai abordé ce film en pensant voir une oeuvre anecdotique pour combler des moments où je n'avais pas envie de me projeter dans une fiction étalée sur du long terme.

Pourtant j'ai été happé et passionné par ce documentaire, cheminement d'un fils pour découvrir sous un nouveau jour l'histoire de ce père, Léonard Nimoy, dont le personnage est devenu une icone de la pop culture, et ainsi se retrouver lui même.

Eclairant reportage sur Léonard Nimoy, sur sa vie privée et la façon d'aborder son travail de comédien, notamment le personnage de Spock, dont il fut indissociable : son jeu d'acteur qui donna de la substance au personnage, lequel influa en retour les acteurs et créateurs de la série, et en effet miroir, la façon dont la série et ce personnage ont marqué Léonard Nimoy.

Nous découvrons ainsi que le jeu de l'acteur aura donné corps aux vulcains, à leur caractère et distanciation, qu'il aura été à l'origine du salut vulcain... Sans se cantonner à Star Trek, le documentaire présentera la carrière de Léonard Nimoy postérieurement à cette série -  de la TV, au cinéma ou théâtre - ou évoquera sa passion pour la photographie tout autant que ses relations compliquées avec sa famille.

Au fond que retenir du reportage? La mise en lumière d'un homme de son temps dont la personnalité entra sans doute en résonance avec les idéaux de la série star trek : humanisme, positivisme, volontarisme...

Fascinating... 

samedi 12 mai 2018

happy série (2018)


ce bref article ne comportera pas de synopsis, car la situation de découverte de départ fait partie de la richesse et de l'originalité de cette série, très spéciale. Mais vous pourrez trouver ces informations sur le net, et éventuellement le trailer.

Happy est une curiosité de Netflix, qui surprend, adaptée d'un comic américain éponyme de Grant Morrisson et Darick Robertson.

Découverte dans la "hotte" du service, il s'agit d'une une sorte de conte de Noël à la Stephen King, filmé à la Tarentino avec un acteur ressemblant à jack Nicholson de l'ancienne époque (Christopher Meloni), où les enfants peuvent être en danger ....

Je ne le conseille pas forcément aux parents - il faut prendre de la distance - pour son côté impressionnant mais super scénario et happy end.

Le côté roger rabbit pour le personnage en images de synthèses peut dérouter.

Dans tous les cas le scénario est vraiment original et tous les acteurs incarnent parfaitement leur rôle.

PS : A noter un épilogue prélude à une seconde saison. Cela tombe bien, le show a été renouvelé...

samedi 31 mars 2018

Une rencontre manquée : Star trek discovery S1



STAR TREK DISCOVERY S1 (2017-2018)

Synopsis (wiki) : Michael Burnham a été élevée selon la culture vulcaine par Sarek. Elle est la première humaine à avoir reçu l'enseignement du Centre de formation vulcain de l'Académie des Sciences. Quelques années plus tard, en 2256, elle est devenue Premier Officier modèle sur le vaisseau de Starfleet, l’USS Shenzhou, sous les ordres du Capitaine Philippa Georgiou. Lorsque le vaisseau est confronté aux Klingons, elle désobéit aux ordres de sa supérieure. Cela provoque la destruction du vaisseau et la mort de nombreux officiers, dont le Capitaine Georgiou. Michael est condamnée par la Cour martiale et exclue de Starfleet. Cependant, six mois plus tard, elle est transférée sur l'étrange vaisseau USS Discovery, tenu par le Capitaine Gabriel Lorca.

Léger compte rendu avec spoilers de cette nouvelle série dans l'univers "classique" (c'est à dire hors "univers" de la trilogie de films initiée par JJ Abrahams).

# Les deux premiers épisodes en forme de pilotes
L'histoire portait en nuances et aux limites possibles les fameux idéaux de progrès humanistes de la série originelle, en modernisait l'esthétique (les films récents étaient passés par là) et le générique m'apparu comme un clin d’œil à the expanse.

Je fus alors conquis.

Sur le moment j'avais beaucoup apprécié le nouveau design des klingons et leur présentation autant que mise en lumière.... Beaucoup plus que dans la série originale. Ils m'apparaissaient moins comme des êtres de carton pâte et leurs tourments face aux changement d'une société en contact avec des nations spatiales, apportait de la profondeur.

Une critique qui revenait ici et là concernait les réaction hautement émotives de l'humaine élevée comme une vulcaine, à l'opposé de son éducation supposée. J'avais trouvé aussi cela un peu gênant mais on pouvait mettre cela sur le fait du format "court" de ces deux épisodes pour expliquer que le traumatisme de son enfance était un moteur.  Cette réserve s'appuiyait  sur une mise en scène abrupte, privilégiant les flash backs un peu facile, au détriment d'un bon prologue...

# Episodes  (3 à 9)

L'idée de pousser les idéaux de la fédération à leur limite en les confrontant à une culture klingon reposant sur des préceptes totalement différents, mais se suffisant en eux-même, m'apparu alors très intéressante et je cherchais à retrouver et voir se développer cette tension dans le reste de la série, mais mes attentes (n'étant sans doute pas celles des fans, public cible) seront déçues et la série apportera un certain nombre "d'éléments correcteurs", comme le personnage de Harry Mudd (épisode 5, puis surtout 7), apportant un peu de légèreté. Prévue sur du long terme et une pause hivernale (?), Star trek discovery tournera un peu autour du pot et délayera ce propos. Notamment par le passage par l'univers parallèle "miroir".

# Episodes (10~13)

Passage dans l'univers parallèle miroir (semble-t-il canon, puisque exploré -quoique plus brièvement dans la série originelle, le temps d'un épisode) où la fédération est un empire raciste à l'inverse des idéaux d'origine... Le what if poussé à son extrême et délayé sur plusieurs épisodes m'a perdu en route.

La série n'est sans doute pas intrinsèquement mauvaise mais elle n'a pas suffisamment rencontré mes attentes personnelles pour me pousser à m'accrocher (d'autant plus qu'une S2 semble en route).

Un mot sur la série du point de vue de la réalisation et du casting : je n'aurais rien à leur reprocher et l'acteur Jason Isaac est très bon dans son rôle.

mercredi 18 octobre 2017

Rattrapage : Babylon V



Babylon V était une série de SF diffusée dans les années 90 (entre 1993 et 1997), réputée à l'époque pour son scénario "cas d'école" (c'est à dire une histoire déjà pensée sur l'intégralité de la série, bien avant de tourner le premier épisode).  De mémoire, lors de la première diffusion en France, j'ai dû regarder quelques épisodes chez un ami, sans plus de souvenirs. L'été 2016 sera l'occasion d'un rattrapage et la chronique ci-dessous, couvre environ 3 saisons : je n'ai pas eu la motivation de poursuivre plus loin et la reprise de cette chronique près d'un an après rend difficile de rédiger mes impressions, d'où ce texte inachevé.

*****

Ce qui frappe au premier abord, c'est une vision du futur datée des nineties, sans vraiment de challenge prospectif (à mettre en relief à contrario avec un the expense), comme la place des médias (S2-ep15), dominé par des émissions d'informations et, l'absence de réflexions sur l'impact d'internet en tant que média alternatif.

C'est que les inspirations sont sans doute plus à chercher dans les auteurs du passé (des années 50 à 70 - guère de cyberpunk dans cette série), et par exemple la présence de pouvoirs psy (télépathie...). A ce titre, la série doit sans doute beaucoup à l'homme démoli d'Alfred Bester.

Le scénario suit aussi un schéma plutôt standard.... d'heroïc fantasy (une vieille prophétie avec le retour des Ombres, l'utilisation de ces puissances par une nation pour en vaincre une autre, la nécessité de lutter dans une coalition,un élu, des héros, etc...) que de SF, avec une vision géopolitique développée.

L'histoire de la terre est également très américanocentrée (mais à cette époque nous parlions d'hyper puissance américaine).

L'idée d'un conflit entre plusieurs nation, la fuite et le problème croissant de réfugiés est malheureusement toujours d'actualité.

La Terre glisse vers l'autoritarisme et instaure une milice, après un coup d'état et la répression des tentatives d'indépendance de Mars. Le glissement vers un état total n'est pas loin.

Dans ce futur, la réaction des terriens n'est pas glorieuse et nous ressentons ce début d'abdication face à un ennemi en devenir agressif (lorsque les centauris se mettent à envahir les nations environnantes, il est tentant de signer un pacte de paix avec eux). Si les systèmes ne prennent pas toujours les bonnes décisions, individuellement, certaines personnes tentent de prendre avec courage les choix qui s'imposent.

La réalisation est d'époque, plutôt axée drama, avec ces musiques irritantes ponctuant des moments de péripéties, etc...

Le jeu des acteurs et les dialogues surprendra aussi. J'ai vraiment eu du mal à m'y faire lors de la première saison. Nous pourrions aussi parler du code narratif de l'époque avec des épisodes "inutiles" suivant en stand alone certains personnages, sans que cela soit vraiment intéressant (l'addiction du docteur et sa "traversée du désert").

On voit même l'acteur jouant le héros principal débarqué de la série parce que la chaîne le trouvait trop mou. Encore heureux qu'ils n'aient pas changé l'acteur en gardant le même personnage...

Les éléments"graphiques" confirment une vision très datée, comme un écran de stratégie d'un général (le père du médecin) montrant une carte avec hexagones ou les écrans de choix de la station, les scènes extérieures de la station ou batailles spatiales... Ils apparaissant aujourd'hui très rétro et évoquent les scènes cinématographiques de jeux vidéos qui nous excitaient à cette époque. Les nostalgiques verseront une petite larme.



Cette série a donc vieilli et pas toujours dans le bon sens, mais elle se laisse regarder si vous n'avez pas grand chose à vous mettre sous la main (une gageure à l'ère netflix).

Elle possède ainsi certaines qualités : une vision politique, une histoire de heroic fantasy spatiale pas inintéressante, un point de vue original, c'est à dire une  "grande histoire" qui se vit à partir d'un territoire "(presque) neutre".

De fait, l'opposition entre les Narns et les Centauris, cristallisée par les ambassadeurs G'Kar (Narn) et Mollari (Centauri) est prenante, et leur histoire vire à la tragédie. Les acteurs Andreas Katsulas  et Peter Jurasik ont pris l'ampleur de leur rôle petit à petit : ils sont excellents à partir de la saison 2. Et Andréas Katsulas arrive à faire passer de nombreuses émotions malgré le masque qu'il porte.

Ajoutons que Babylone V aura vu passer son lots d'acteurs invités selon les épisodes, comme Michael York, le héros de l'âge de cristal en vétéran d'un combat, en pleine psychose et se prenant pour le roi Arthur ; Robert Englund, l'acteur de Freddy, qui joue un philosophe illuminé, etc... Notons en personnage récurant Walter Koening (le Chekov de Star Trek) qui joue "Alfred Bester" (un membre du corps psi), etc...

Au final une série qui peut mériter un regard pour son aspect historique charnière, pour les morts de faims ou nostalgiques d'une époque et pour les pugnaces (se farcir les anciens codes dramatiques peut être usant).

vendredi 16 décembre 2016

Brèves chroniques de séries : preacher , stranger things, luke cage, westworld

Cet article sera un bref digest de séries visionnées il y a quelques temps  :


*****


Preacher : est une série iconoclaste  et à l'humour noir. La vision de l'humanité est sombre, mais cela n'empêche pas d'en rire. Impertinente, cette série sera appréciée des amateurs de fictions un peu transgressives, originales et légèrement gores. Les autres passez votre chemin.


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Luke Cage : Sur le principe, j'apprécie cette idée de dédier dans un univers commun, plusieurs séries à des héros à échelle humaine (comme daredeville, iron fist, luke cage, Jessica Jones...) avec le style de roman noir. Dans le détail, j'ai apprécié les premiers épisodes de Luke Cage pour l'esthétique présentée, l'ambiance soul (avec la prestation de Raphael Saadiq), le jeu d'acteur de Mahershala Ali (pour le méchant "Cottonmouth"). Puis arrêté la série avec l'épisode 3  ou 4, au moment où le super héros se prend une rocket dans la gueule sans une égratignure. L’invincibilité m'empêche d'avoir de l'empathie pour le personnage.



*****



Stranger Things : cette série est un condensé des bonnes fictions des année 80 à début 90, à l'instar d'ET et des romans de Stephen King. Les enfants de cette époque y seront sans doute plus sensibles ? Mais tout y est : des décors aux caractères des personnages, en passant par la musique. Une excellente série hommage.


*****


Westworld : Sans doute la série de l'année 2016. Elle échappe de peu à l'excellence mais reste une très bonne série en s'inspirant de Mondwest de Michaël Chrichton pour porter un propos différent. Emmenée par un frère Nolan (Jonathan, le frère de Christophe), sa construction maîtrisée lui fait prendre plutôt l'apparence d'un long film découpé en 10 épisodes d'une heure environ.

Le casting est parfait et les acteurs excellents, avec un Anthony Hopkins brillant, un Ethan Hawkes au meilleur de sa forme... (Sans parler de Rachel Evan Woods ou Jeffrey Wright...). L'esthétique (décors, effets spéciaux) sert le propos avec brio.


[Spoilers éventuels]

Avec pour inspiration Philipp K Dick (paranoïa, androïds..), le début de la série développe de façon originale des réflexions sur l'émergence de l'intelligence artificielle et la difficulté - voir l'impossibilité - à l'Homme de reconnaître celle-ci dans la mesure où il a bien du mal à se définir lui même. Elle dérive ensuite partiellement vers Au cœur des ténèbres de Robert Conrad, nous plongeant dans l'âme noire des sentiments, pour finir de façon plus conventionnelle par un "soulèvement des machines". Tout ça pour ça ? J'espère que que skynet ne pointera pas le bout de son nez dans la saison 2.

mardi 8 novembre 2016

the magicians

Une affiche parfaitement calibrée...

Synopsis wiki : Quentin Coldwater, jeune adulte en marge du monde, est depuis son enfance attiré par la magie. Il se réfugie dans la lecture de ses romans préférés Fillory et effectue des séjours en hôpital psychiatrique. Il découvre qu'il est un magicien. Invité à passer des tests d'admission en compagnie de son amie Julia, il est admis à Brakebills, une université protégée du reste du monde qui forme en secret de futurs magiciens.
Quentin va, avec l'aide de ses nouveaux amis Alice, Penny, Margo et Elliot, entrer dans une histoire qui le dépasse. Des forces maléfiques vont s'abattre sur eux. Il pourra sortir de certaines situations grâce à sa connaissance des romans de son enfance. Pendant ce temps, Julia, la meilleure amie de Quentin, qui a échoué aux tests d'admission de Brakebills, retrouve la mémoire qui lui avait été effacée. Elle n'aura de cesse de vouloir apprendre la magie en suivant son propre chemin. Un chemin obscur et dangereux qui pourrait la mener à sa perte..

Quand Harry Potter rencontre la Ivy League américaine, cela donne The Magicians : une série totalement calibrée pour les teenagers, véhiculant - version US - tous les clichés de la mixité, du groupe ethnique aux mœurs sexuelles (homo, hétéro, bi, fricotages avec des dieux anciens...).

La série pourrait même être un modèle en matière de clichés avec une réalisation propre (avec du budget), en alternant comme elle le fait les moments sérieux - romantiques - teens (scène évocatrice s'arrêtant juste avant le 3615 Ulla) - WTF (gags potaches d'université version soft).

Et si j'ai commencé par regarder The magicians, c'était pour meubler - façon binge drinking - une période de désœuvrement. 

Au début, la série m'a fait beaucoup rire avec ces clichés visuels et narratifs mentionnés plus haut, puis, en progressant, l'histoire m'a surpris plus d'une fois, avec des thématiques bien intégrées du fantastiques ( - attention spoiler - "le passage de l'autre côté du miroir", la dualité de réalité, la manipulation du temps, la maison hantée, par exemple). 

Cela m'a parfois évoqué de loin, Avance rapide de michael marshall smith et Le pays du fou rire de Jonathan Carroll.

Lev Grossman, l'auteur du roman originel dont serait adaptée cette série, me semble bien connaître les mécanismes de ce genre d'histoire et les manipuler - plus que malmener - avec une certaine intelligence.

Alors à  voir ? Si vous ne détestez pas ce genre d'histoires...

mardi 5 janvier 2016

Flash saison 1-2


Flash saison 1 et un chouilla de la saison 2...

Portée par la mode des supers héros, après un échec commercial dans les années 90, flash est relancé sur les écrans en 2014 et au vu de son succès renouvelée pour une deuxième saison en cours de diffusion actuellement.

Jouée et mise en scène correctement selon les standards des séries américaines, la première saison de possède deux grandes qualités : montrer un flash bien plus sombre que ce à quoi nous étions habitués par les dessins animés (comme JLA où le flash animé pète dans la station, cela donne le ton) et la présence de Tom Cavanagh, parfait dans le rôle ambigu de Harrisson Wells.

Cette saison est aussi émaillée de bonnes idées : comme les relations père (adoptif) -fils entre Barry et Joe West. L'acteur Jess Lee Martin est très bon dans son rôle sans aucun doute. Où bien une orientation entièrement "technologique" à ce monde de super héros (pas de magie dans la saison 1, ou de pouvoirs mystiques) et l'utilisation du voyage dans le temps.

Sinon cette saison commence un peu comme superboy * , avec une lente montée de rythme vers une intrigue plus globale et un final bien gâché et raté. Les deux derniers épisodes étant le modèle de ce qu'il faudrait éviter pour prétendre à une place au podium des bonnes séries **. Comme si on avait changé de chef d'orchestre vers la fin.
Il y a une vraie frustration à avoir vu gâcher une  série potentiellement bonne qui ne résout pas - même de façon simpliste - un paradoxe temporel***.

Mais on regarde quand même la saison 2, avec le faible espoir qu'on recolle les morceaux et parce que chaque histoire individuelle n'est pas si mauvaise, même si la 2e saison accumule encore plus d'éléments foutraques : 
- comme le personnage de flash de l'autre univers ("oublié" pendant un épisode) ;
- comme l'oubli de l'amour de Barry pour Iris (ou élan du coeur passé au second rang)...
- Les personnages sont multipliés et la série semble partir dans plusieurs directions, comme le tueur immortel etc...

On prend quand même plaisir au retour de Tom Cavanagh dans la seconde saison...


* un superman adolescent, un stre-mon à poutrer, un peu d'amourette et l'épisode est fini.
** si un cliffhanger ou une fin ouverte est acceptable, achever le dernier épisode par la vraie scène de fin (qui se retrouver sur l'épisode de la saison deux) est assez décevant.
*** SPOILER : le sacrifice de Eddie Thawne supprime l'anti flash... qui donc n'existe plus. Alors, il n'aurait pas du remonter le temps, non ? What the hell !

vendredi 30 octobre 2015

Blood blockade battlefront - animé réalisé par Rie Matsumoto


Synopsis  : La cité jadis connue sous le nom de New-York n’existe plus depuis qu’une faille entre la Terre et les Enfers y est apparue. A présent, on désigne cet endroit sous le nom de Hellsalem's Lot. Couverte par une épaisse brume, nul ne devine que les phénomènes surnaturels et les créatures que l’on pensait imaginaires jusqu’à présent font maintenant partie du décor. Dans cet univers chaotique, la société secrète Libra recrute des individus possédant des pouvoirs surnaturels, afin de pouvoir maintenir un semblant de paix. Un jeune photographe, Leonardo Watch, fait partie de ses membres. Une mystérieuse entité lui a octroyé des “Yeux Divins”...

Blood Blockade Battlefront (血界戦線, Kekkai Sensen) est un anime adapté d'un manga écrit et dessiné par Yasuhiro Nightow (également auteur de Trigun) en 10 tomes (2009-2015). l'anime est réalisé par Rie Matsumoto au sein du studio Bones.

Cette série suit le destin de Leonardo Watch,  jeune homme tout à fait banal - si ce n'est qu'une entité mystérieuse lui a octroyé un pouvoir : les yeux divins - dans un monde qui ne l'est pas : une ville de New-York qui s'est "encastrée" il y a trois ans avec une autre réalité, composée de créatures surnaturelles.
Depuis cet événement mystérieux, des barrières mystiques endiguent cette nouvelle réalité pour protéger la terre, et les new-yorkais (anciens comme "nouveaux") ont appris à s'accommoder de cette ville étrange rebaptisée Hellsalem's Lot.
A la suite d'un événement particulier, le héros entre en contact avec la société secrète Libra, luttant pour maintenir le statut quo dans cette ville. Leonardo rencontrera ainsi plein de personnages hauts en couleurs et pas mal badass, avec chacun leur technique de combat.
 
Blood blockade battlefront est un bon animé pour un moment de détente qui saura surprendre par un univers assez original, une dose suffisante d'action et une musique assez jazzy.

A noter un personnage inspiré de l'acteur ABE Hiroshi et un générique de début utilisant le morceau Hello World ! du fameux groupe japonais Bump of Chicken.

mercredi 14 octobre 2015

grimm série TV (2011~)


Synopsis : Lorsqu'il découvre qu'il est l'un des derniers descendants des Grimm, une lignée de chasseurs dont les célèbres récits ne sont pas des contes mais des faits réels, l'inspecteur Nick Burckhardt se met en quête de ces créatures surnaturelles susceptibles de faire du mal aux humains. Pour Nick, c'est un monde nouveau dont il ignore les règles qu’il lui faut affronter. Il est heureusement aidé par Eddy Monroe, un ancien loup-garou féroce qui reste dans le droit chemin grâce à un savant mélange de médicaments, un régime et des séances de fitness...
Série en 4 saisons (renouvelée pour une 5e saison) créé par David Greewalt et Jim Kouf. Première diffusion en 2011.

À Portland, l'inspecteur Nick Burkhardt a des visions et voit des gens se transformer parfois, l'espace d'un instant, en "garous" de plusieurs espèces animales.  Il découvre bientôt qu'il est l'un des derniers descendants des Grimms, humains normaux pouvant voir ces garous qui se nomment Wesen.

Son pouvoir lui permet de voir ce qui se cache sous la réalité de notre monde banal, notamment dans les affaires dont il s'occupe et ce qu'elles sous-entendent.

Les criminels ou victimes avec qui il a affaire sont des Wesesn de natures différentes, auxquelles sont associés des comportements et caractères différents, justifiés par la nature ou tradition.

 Ainsi, la série pose quelques questionnements par ce biais : peut -on agir contre sa nature ? Est-ce notre nature qui nous pousse ou la tradition ? peut-on arriver à se détourner des traditions quand elles sont barbares ? 

Le thème de la transmission dans cette série appuie ces questionnements, notamment avec la présence de savoirs écrits (les documents présent dans la caravane) ou oraux (les renseignements fournis par son ami  Blutbat), lesquels imposent une nécessaire interprétation.




Dans ce "monde caché", les grimms ont longtemps été des chasseurs de "monstres" du point de vue des Wesens. Face à ce retournement de situation,  le héros se doit donc de faire mentir les préjugés à son encontre.

Les affaires dont il s'occupe mettent d'ailleurs en présence des confrontations entre wesen et non un face à face avec le grimm : le wesen est un loup pour le wesen. Dans certains épisodes, l'élément fantastique pourrait même faire défaut. La bête est en nous.

Avec de nouvelles affaires criminelles à chaque épisode, coexiste un fil rouge classique dans ce genre de série, qui "nous amène" en Hollande, Allemagne et France. Cela permet d'entendre parler français et allemand dans une série américaine, un peu moins nombriliste que d'autres. Cela fait du bien.

Les acteurs sont adéquats pour leurs rôles et les scénarios bien menés : la série n'est pas manichéenne et les personnages - même le héros - sont tous dans la zone grise. Les actions des personnages ne sont d'ailleurs pas sans effets dans le monde réel et il arrive au héros de maquiller une scène de crime quand il est impliqué.

Au final, une excellente série de fantastique moderne.



Autres avis : Monsieur Henri, il a aimé.

PS :  3e saison en cours.

mardi 15 septembre 2015

Dark Matter - série de space opéra (2015)



Dark Matter - série de 13 épisodes de 43 mn
Une 2e saison est actuellement en production

Synopsis : Six personnes se réveillent à bord d'un vaisseau livré à lui-même. Elles n'ont aucun souvenir de leur passé, ni de leur identité. Aidés par un Androïde, ces nouveaux membres d'équipage vont tenter de survivre à travers l'espace et de comprendre pourquoi ils sont là et surtout, connaître qui ils sont.




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Dark Matter est à l'origine une série de 4 comics publiés entre janvier et avril 2012, dessinée par Garry Brown et scénarisée par Joseph Mallozzi et Paul Mullie.  Cette oeuvre avait été écrite par les deux auteurs pour une série TV, mais elle fut publiée en comics par Dark Horse...

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Pour être enfin adaptée en série, conformément aux intentions de leurs auteurs, et diffusée à partir de juin 2015.


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Six personnes se réveillent d'hibernation dans un vaisseau spatial et découvrent qu'elles ont perdu leurs souvenirs, passé, identité, alors que des alertes d'avaries hurlent dans les coursives. Elles vont tenter de réparer le vaisseau et le relancer sur sa destination finale pour comprendre ce qui se passe.

Chaque épisode distille des informations sur le passé des personnages, qu'eux même découvrent en même temps que le spectateur. Nul héros à exhumer, ce sont des mercenaires, anti-héros, qui pourraient avoir une bonne raison pour se cacher  d'ennemis encore inconnus ou même d'en vouloir à leur camarade...Ainsi, une des grandes réussites de cette série est cette ambiance particulière de défiance et camaraderie forcée.

Les personnages sont d'ailleurs des individualités bien distinctes, très loin d'un manichéisme américain. Le fait d'être une série canadienne explique peut-être cela.

Classique, le cadre de space opera est un autre point fort  de cette série : écrans de vaisseaux, hyper propulsion ("FTL"), corporations au pouvoir, mercenaires engagés par eux, stations orbitales - lieux de tous les commerces -, manipulations des souvenirs, clones, androïdes, etc...
Les inspirations sont nombreuses et les clins d’œils fréquents (comme la diffusion dans le cinéma d'une station "le star wars 23" un classique du genre.. ).


Le vaisseau de dark matter... Parfois un je ne sais quoi du Nostromo

La réalisation ou les décors comportent une signature très années 80-90 qui fera sourire les anciens (ou les irriter c'est selon), comme cette scène de combat dans une usine, la pluie qui se met à tomber, ce peuple "japonisant" avec ses combats au sabre (le coup du "je tourne à 360° et mon adversaire attend sans m'embrocher, pour frapper enfin"). Pour ma part, j'ai bien vite oublié ce fait pour plonger à fond dans l'histoire.

Alors pour qui ? Pour les amoureux du space opera, assurément.

jeudi 3 septembre 2015

Elementary - Saison 1



Chronique de saison  :  Elementary - Saison 1, créée par Robert DOHERTY pour CBS
3 saisons actuellement (72 épisodes de 42 mn environ) - une 4e est prévue


En regardant la série américaine Elementary, l'on ne peut s'empêcher de la comparer avec le Sherlock Holmes de la BBC de Mark Gatiss et Steven Moffat. Deux variations modernes de cet archétype du détective créé par Arthur Conan Doyle. Si la BBC transposait à l'époque actuelle son héros britannique, elle respectait à la lettre et avec un certain classicisme, le canon holmésien (notez je n'ai vu que la saison 1 de la série de la BBC).

Les auteurs d'Elementary ont choisi par contre de s'inspirer pour l'essentiel de l’œuvre de l'auteur mais aussi d'adapter leur héros au monde moderne et de le placer dans un environnement familier mais étranger (aux USA) : Sherlock Holmes, fils d'un riche homme d'affaire, s'installe à New York et reçoit l'assistant d'un coach de désintoxication engagé par son père, la docteur Joan Watson, ancienne chirurgienne. Doué d'un talent d'observation extraordinaire, il est consultant (gratuit) pour la police de New York.

On prend plaisir à le voir évoluer dans ce nouvel environnement et à retrouver - parfois - certains personnages de l'univers original, mis dans un autre contexte. Tout au plus un soupçon de déception pour la fin de la saison 1 où certaines réponses sont déjà apportées.

La VO de la série met en relief l'accent britannique de Jonny Lee Miller, excellent Sherlock moderne, au milieu d'un anglais américain usuel. Elle oppose à ce Holmes tatoué, génie quelque peu asocial, une Docteur Watson toute en douceur, jouée par la formidable Lucy Liu.
La grande intelligence de la série est sans doute d'avoir su présenter un héros abstinent, ancien drogué, dont la lutte contre ses démons humanise plus que le "Sherlock" historique, dont la drogue est un palliatif à l'ennui.
Il émeut, avec son amour (un amour au delà du platonique de l'original) tragique pour Irène Adler. [spoiler -passez la souris] Et la fusion du personnage d'Irène avec Moriarty en fait une relation des plus toxiques, rendant le destin de Sherlock Holmes parfois pathétique.... 

Un léger bémol : la touche finale de la série, qui voit l'affrontement entre Holmes et Moriarty se produire, a quand même un côté quelque peu WTF et en dessous de la qualité du reste de la fiction.

Une série à voir pour les amateurs de séries de détectives et de Sherlock Holmes.

dimanche 19 octobre 2014

Farscape - saison 2 -MAJ


Attention spoilers

La première saison de Farscape s'était achevée sur une situation désespérée pour plusieurs personnages en perdition. La deuxième saison commencera sans transition : l'équipage de Moya, le vaisseau vivant, est sain et sauf et ses membres participent à une nouvelle aventure. Avec originalité, les auteurs de la série utiliseront le procédé de divers flashbacks au cours des épisodes suivants pour expliquer ce qui s'est passé.

La deuxième saison permet aussi de développer le passé de chaque personnage ainsi que les liens qu'ils tissent entre tous. La série gagne en profondeur avec des épisodes en nuances de gris (les bons ne le sont pas totalement et les méchants ont des nuances de gris. A l'exception de Scorpuis peut-être, qui apparaît plus comme un monstre, une force de la nature inéluctable). La thématique des épisodes est ainsi très adulte. On sent que l'on pourrait difficilement tourner cela aux états unis... Le parti pris est celui d'éviter la violence (le plus souvent) mais sans angélisme.

Avec cette nouvelle saison, le spectateur s'est habitué à l'univers graphique, totalement cohérent avec la tonalité de la série, ce qui valide l'importance accordée aux maquillages, costumes et marionnettistes par rapport à un "tout effets spéciaux".

Si Crais apparaissait comme un croque mitaine ridicule, son indépendance avec Talin, le vaisseau vivant enfant de Moya, le rend moins manichéen.
Bien plus intéressant et effrayant est Scorpius, ce mi-sébacéen (humain)- mi scarran* (E.T. ressemblant à des lézards), scientifique de génie capable de tout pour arriver à ses fins et découvrir les connaissances que possède Crighton sur le Vortex. Il utilise sa prudence et son intelligence pour faire avancer ses plans. L'acteur qui le joue, Wayne Pigram, est tout simplement génial.

La deuxième saison s'achève encore sur un grand danger. Scorpuis n'a jamais été si prêt d'attraper Crichton...

En conclusion ce deuxième chapitre confirme l'originalité, l'intelligence et parfois le côté politiquement non correct de la série.



* L'empire des Scarrans se dévoile petit à petit par l'intermédiaire de ses agents secrets et émissaires. Leur empire constitue une force qui laisse planer une menace d'invasion dans la sphère d'influence des Sébacéens. Une réflexion de Scorpuis à ce sujet dans la troisième saison sera signifiante sur le rapport de force entre les deux puissances.