Affichage des articles dont le libellé est Mechas. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mechas. Afficher tous les articles

samedi 1 juin 2019

Knights of Sidonia anime réalisée par Hiroyuki Seshita (S1 et S2)



Knights of Sidonia est un anime adapté d'un manga  de Tsutomu Nihei, l'auteur de Blame, avec ce style unique croisant le cyberpunk, l'aspect techno-organique de Gigger, le style d'un Enki Bilal et le genre du manga.

Pour l'instant deux saisons existent et couvrent une partie du manga mais elles forment un tout que l'on pourrait qualifier d'arc.

La première chose qui saute aux yeux est le style particulier de Tsutomu - évoqué ci-dessus - mis en animation avec talent par le studio Polygones Pictures sous la réalisation de Hiroyuki Seshita.

Ensuite la mise en valeur de l'univers, du background par ce style graphique très détaillé et particulier. Pour les scènes de l'intérieur du vaisseau monde "Sidonia", nous prenons plaisir à nous attarder sur le nombre de détails visuels que nous offrent les dessins, notamment les écrans s'insérant au milieu d'un épisode. Ainsi le côté "sale, usé" et en réparation constante du vaisseau...

Cette qualité graphique sert un background d'une certaine richesse dépeignant un des vaisseaux générationnels (le dernier ?), en fuite face aux Gaunas, une race extra-terrestre, à l'aspect d'organismes géants, qui a exterminé la planète Terre il y a longtemps.

A situation dramatique et contraintes, la société de Sidonia y a répondu par la mise en place d'un régime autocratique et par quelques évolutions biologiques, pour certaines forcées.

Nous suivons des groupes aux agendas politiques différents, et le parcours de NAGATE Tanikaze parmi d'autres personnages entre mystères et manœuvres de groupuscules, assauts des Gaunas, scénettes de vies sur le Sidonia.

Sans doute un parcours obligé d'un certain nombre de mangas, mais celui-ci a son lot de filles tournant autour du héros cliché (gentil et empoté) et de choses assez weirds (non genrés, mutants à tentacules...).

Quant à l'animation, elle est de qualité et bien rythmée.

Alors pour qui ? Pour ceux qui pourraient apprécier le côté battlestar galactica, humanité désespérée,  et combats avec méchas, tout en passant au dessus du côté fan boys.

vendredi 19 juin 2015

Aldnoah.zero réalisé par Ei AOKI


J'ai longtemps cherché un animé de Mécha qui soit du niveau de Macross (au moins les premières séries), autant pour le character design des véhicules que par les thématiques ou le background avant de trouver ce fameux Aldnoah.Zero, réalisé par Ei AOKI au sein des studios A-1 Pictures et TROYCA, sur un scénario de Gen UROBUCHI et Katsuhiko TAKAYAMA. Aldnoah.Zero est constitué de 2 saisons de 12 épisodes chacune.


Synopsis (wiki - contient des spoilers)  : Dans un présent alternatif, les Humains se sont séparés à la suite de la découverte sur la Lune d'un portail menant vers Mars par Apollo 17. Ceux qui ont quitté la Terre forment l'Empire de Vers, une société très avancée technologiquement grâce à la découverte d'une nouvelle forme d'énergie (l'Aldnoah) mais proche de la guerre civile. En effet, la planète rouge manque de toutes les ressources vitales et les inégalités se creusent entre la classe dominante et la classe ouvrière. Une courte guerre en 1999 entre la Terre et Mars éclate, conduisant à la destruction d'une grande partie de la Lune, ces débris causant de très importants dégâts à la surface de la Terre.
De plus, l'Empereur est extrêmement affaibli par la vieillesse et délaisse toute la gestion de la planète. Profitant de sa faiblesse, les Chevaliers Orbitaux nouent des alliances et attendent la moindre occasion pour attaquer la Terre, riche en ressources.
En 2014, la jeune princesse héritière, Asseylum Vers Allusia, est malgré tout déterminée à apaiser les relations entre les deux planètes. Ignorante des alliances qui se jouent autour d'elle, elle sollicite le Comte Cruhteo pour se rendre sur la planète bleue. Malheureusement, dans un climat de haute tension, un attentat est commis durant la visite diplomatique de la jeune fille. Il n'en fallait pas moins pour attiser la colère des Chevaliers Orbitaux qui annoncent l'entrée en guerre de Mars contre la Terre...

Commençons d'abord par ce qui fâche :
si j'ai mis un an avant de me mettre à cette série, c'est avant tout par le character design des personnages mignon (genre plus poétique, avec un look "soshokudanshi" pour les jeunes garçons) sans doute plus adéquat dans un dessin animé contemporain et un peu poétique (ou tendant vers le Moe) mais moins dans un genre plus SF et dramatique tel que le mecha.

N'est il pas mignon le héros (lol) 

Vous remarquerez sur l'image ci-dessus, le 2e point qui m'a irrité au début et concerne le character design : l'espèce de cercle au bol que l'on retrouve sur tous les cheveux de tous les personnages...

Le côté mignon est accentué par quelques petits clins d’œils qui irriteront certains ou seront appréciés par d'autres comme la jeune recrue incorporée qui préfère porter sa marinière que l'uniforme (saison 2), etc... Cela a le mérite de rendre un peu plus léger un propos grave... ou d'en amoindrir la portée ?

Laissons un peu le côté esthétique pour le point négatif de l'histoire : les péripéties que surmontent les héros. Le sort de la Terre semble ne tenir qu'à un fil, celui du génie d'Inaho... Ce qui rend les choses parfois un peu artificielles.

Le dernier reproche sera sans doute tourné vers le fait que certains personnages ne sont sans doute pas assez développés. Malgré tout cela, cette série possède pourtant de nombreuses qualités pour lesquelles il serait dommage de passer à côté

Un univers très intéressant :
Les auteurs placent Aldnoah dans une uchronie (divergence historique) d'un univers parallèle (traces d'aliens disparus sur la lune et Mars) : à la suite de la découverte sur la Lune d'un portail extra terrestre menant vers Mars par Apollo 17, les humains se sont séparés en deux branches, une terrienne et une martienne. 

On ne sait comment, un homme a trouvé le moyen, par sa séquence génétique, d'allumer les sources d'énergie Aldnoah. Et depuis il est devenu empereur, transmettant ce pouvoir à sa guise à ses barons. Mars, rebaptisée Vers (du nom que donnaient les anciens martiens à leur planète), est devenue une féodalité, élément de l'histoire permettant aux auteurs d'opérer une analyse -certes simplifiée - du pouvoir et des systèmes, des limites de la liberté dans une société.

Le caractère fascinant du héros :
Si les badass, anti héros, etc, sont toujours intéressants, l'archétype du héros rationnel et savant, concentré sur son objectif en professionnel, est assez rare et réjouissant. Le jeune Inaho est tout cela à la fois, une sorte d'autiste léger de génie, entièrement tendu vers la survie, avec toutes ses capacités d'analyses. 

Par rapport à un héros classique, soumis à ses passions, le calme apparent dont fait preuve le héros dans chaque affrontement, rajoute une touche particulière, un contrepoint qui met en lumière ses adversaires, des antihéros par excellence, qui ont plus subi leur système que des hommes et femmes libres.

La psychologie de certains personnages est tout sauf archétypale :
Bien que tous les personnages ne gagnent pas en profondeur et que la deuxième saison se concentre plus sur certains personnages, les créateurs de la série nous ont donné quelques beaux caractères, tel que le très ambigu Slaine Troyard ou le personnage tragique de la demi sœur de la princesse.

Un design, une animation et des scènes d'actions réussies :
Le mecha design est sans doute une grande réussite de la série, distinguant fortement les méchas de la Terre (très "anguleux", inspirés des véhicules de notre époque) et les méchas de Mars (plus dans les arrondis, organiques). Cette distinction rappellera la première série Macross.




Alliance terrienne 
Mécha martien

Ce design est au service de scènes d'actions très cinématiques, dont les combats méchas sont les plus tactiques qui m'ont été permis de voir. C'est que les terriens sont surclassés technologiquement et donc, seule une connaissance de l'adversaire et l'exploitation des défauts des méchas martiens permet de les vaincre.

Au-delà, cette série semble porter au rang de parabole l'idée que la raison se doit de dépasser les passions, les guider et non se laisser mener par elles. Mais l'Homme nouveau, capable d'empêcher une guerre, se laisse attendre.

Alors pour qui ? Pour les fans de séries de méchas, certainement. Pour les fans de séries SF en animation japonaise avec plusieurs niveaux de lecture, sans aucun doute. Et pour les autres ? Laissez vous tenter.

A noter une excellente bande son pops composée par Hiroyuki SAWANO.

OPENING ALDNOAH - SAISON 1 (excellente cover) :



ENDING - SAISON 1 (Live) :


Breathless :

jeudi 14 août 2014

Macross zéro (2002)

Macross Zéro est un OAV (Original Animation Video), en 5 épisodes, réalisé par Shoji Kawamori en 2002 pour le 20e anniversaire de l'univers Macross.

Cette histoire est une préquelle à la série originelle et dont l'action se déroule en 2008, dans la ligne  de temps (time line) de l'univers Macross. Elle se situe 9 ans après le premier contact (c'est à dire le crash du vaisseau gigantesque qui deviendra plus tard le SDF-1) et 1 an avant l'attaque des zentradiens.

Nous sommes donc pendant les derniers soubressauts de la guerre mondiale qui va voir l'avènement de l'union de l'humanité. Les personnages sont des militaires, durs, souvent traumatisés par ce qu'ils ont vécus. Ils aspirent à la paix autant qu'à la vengeance.



Un pilote de F-14, Shin Kudo, est attaqué par un étrange avion ennemi qui peut se transformer en robot humanoïde.
Son avion s'écrase vers l'île de Mayan, dans laquelle il découvrira ses habitants et le grand secrêt qui les lient à une intelligence extra-terrestre.
Ce lieu idyllique deviendra bientôt le siège d'une bataille pour la possession de ce qui pourrait être une arme biotechnologique alien. 

Du côté des péripéties amoureuses, les triangles amoureux, marque de fabrique de la franchise, sont abandonnés. Plusieurs histoires d'amour sont relatées sans avoir forcément d'heureux dénouement.

 L'animation est sans doute plus harmonieuse que dans Macross F (avec ses scènes en 3D parfois moins bien intégrées). Les dessins et le design sont plaisants. L'aspect de la créature n'est pas sans évoquer Okamoto Tarô.



La bande son est aussi de qualité. Elle met en relief l'oeuvre et ses thématiques.
Mention à la chanson Arkan dont les paroles sont en français.

Au final, les fans de la série prendront plaisir à revoir un personnage, le lieutenant Focker. Ils retrouveront les thématiques fortes de la première série comme le refus de la guerre, la nécessité de défendre sa vie, une réflexion sur les chocs des cultures, les échanges Nord-Sud et la technologie.


 
Paradoxalement, malgré la qualité de cette oeuvre et son aspect préquelle, il serait préférable de la voir après avoir vu la série originale.


Un mot sur ce tour de l'univers Macross :
J'ai laissé de côté Macross II, considéré comme une "histoire parallèle" par les créateurs de la série du studio Nue (ils n'avaient pas participé à sa réalisation), et dont la qualité est en dessous de la moyenne.  
Nous nous empresserons d'oublier également Macross 7, d'une qualité plus que douteuse.
Pour toute personne intéressée par la série, je lui conseillerais de voir les séries de Macross dans l'ordre suivant (sans doute avec quelques pauses) :
- Macross ;
- Macross Plus ;
- Macross  Zero ;
- Macross Frontier.

lundi 21 juillet 2014

Macross F(rontier) - マクロスF (フロンティア), animé réalisé par (2008) Yasuhito Kikuchi



Macross F(rontier) - マクロスF (フロンティア) est un animé issu d'un manga éponyme basé sur l'univers de Macross, célébrant les 25 ans de la licence. Réalisée par Yasuhito Kikuchi (que les fans de St Seya doivent connaître, je suppose), cette œuvre, se déroulant en 2059 de la timeline de la série, relate l'histoire et le destin de la colonie spatiale Frontier, envoyée pour coloniser une autre planète. Elle devra faire face aux Vajra, une race extra-terrestre hostile.

La star de la chanson Sheryl Nome arrive à bord d'un vaisseau intergalactique pour donner un concert sur Frontier. L'artiste est très attendue de la population, dont Ranka une de ses fans. Lucas, Alto et Michael sont des pilotes embauchés pour animer ce fameux concert, lequel se déroule sans soucis jusqu'à l'attaque de l'ennemi qui enfonce la première ligne de défense de la colonie. L'histoire va-t-elle se répéter ?

Du point de vue de l'image et de l'animation , la série bénéficie des progrès réalisés à cette époque. Le design s'est inspiré de Macross plus pour la technologie. L'action est vraiment dynamique.

Quant à l'histoire, celle-ci fait intervenir diverses factions politiques, brouillant un peu les pistes jusqu'au final. Certaines coupes sont faites et on a parfois l'impression que le manga en disait sans doute plus que l'animé, et que le réalisateur a sans doute effectué quelques choix. Il faudrait lire cette oeuvre pour savoir. Mais cela reste très intéressant. 


Quelque part l'animé s'adresse vraiment aux fan boys (ou girls) de la série pour les nombreux clins d'oeils à Macross et Macross plus : dans le design des vaisseaux, dans le nouveau triangle amoureux, dans l'importance que prend la musique, dans la scène de sauvetage de Ranka, etc...Ces clins d'oeils sont très nombreux. Ils n'empêchent pas de suivre la série, mais les fans auront un niveau textuel supplémentaire. On est d'ailleurs admiratif de la capacité à s'inspirer de plein d'éléments des originaux pour en refaire autre chose assez harmonieux. Une sorte de reboot réussi sans en être un.

Ce qui m'a beaucoup plus c'est l'aspect graphique, la mise en image de vaisseaux de colonisations spatiaux, cette vision déjà amorcée dans 7 et que ne renierait pas un artiste de la NASA.

La musique, confiée de nouveau (après les errements de Macross 7, et heureusement on n'en fait référence qu'une fois dans la série) à Kanno Yoko sonorise très bien ce nouvel opus (on est toutefois plus dans de la pop commerciale).




Un mot sur la musique : très présente dans les oeuvres de Macross, elle recouvre toujours un aspect particulier. Dans Macross c'est l'impact sur la culture qui fait la force de la musique. Dans Macross plus, elle devient un moyen de contrôle des masses. Dans le navrant seven, elle prend un aspect chamanique. Dans Macross F, elle devient un moyen de communication entre les espèces.

samedi 7 juin 2014

Macross 7 (1994-1995)


Macross 7 est un dessin animé plus moderne que Macross, la série d'origine. Il est censé se dérouler 5,6 ans après Macross Plus. Le design subit une légère kawaïsation  qui nuit à ce qu'était l'univers de Macross et Macros plus. Le design des méchas fait plus jouets, ce qui est également dommage. Les comportements des personnages sont un peu infantilisés...

Le héros "Basara"....Leader de son groupe de rock et pilote (sic) de son mécha (trouvé on ne sait où.. .). Il balance des rockets-speakers qui se logent dans les méchas ennemis et continue à jouer de la guitare en pilotant (double sic)  dans des batailles spatiales (triple sic)... Car il veut leur faire entendre sa musique (quadruple ?). 

La série apporte des méchants qui absorbent la "spiritia", l'énergie vitale des humains : on est un peu dans la magie et le chamanisme là... Ainsi la série change vraiment de créneau, ce qui a provoqué en moins une tristesse devant ce gâchis. Il faudra 49 épisodes (sans parler des OAV, etc) pour en arriver à bout.

La musique, très présente dans 7 aussi, tire sur le rock commercial japonais des années 90...

Le premier intérêt de cette série est peut-être (parce que tout n'est pas raté), la vision d'artiste assez grandiose des grandes arches de colonisation de l'humanité (des sortes d'archéologies spatiales) :


La coupelle au-dessus reproduit un ciel avec son soleil ou sa lune...


Au final, une série que je ne recommande pas, elle ne fera pas partie de "mon canon de l'univers de Macross"...

jeudi 29 mai 2014

Mospeada (1983-1984)

Il y a longtemps, dans une lointaine galaxie, de l'an 1982 à 1984, il était une fois une société de production japonaise appelée Big West qui demanda à des studios différents de travailler chacun sur une série animée,  avec un cahier des charges commun : des méchas (gros robots transformables avec un pilote), un caractere designer similaire et la lutte contre un ennemi extra-terrestre*... La série des "choujiku" (超時空, traduit en anglais par "super dimensions, une échelle hors norme) était née et ces trois dessins animés furent diffusés sur le réseau TBS. 
Il était une fois en l'an 1985 et dans une autre et néanmoins lointaine galaxie américaine, un producteur, Carl Macek, voulut diffuser Macross, l'un de ces dessins animés, sur les télévisions locales. Mais celles-ci exigeaient un format minimum de 65 épisodes alors que Macross n'en contenait que 35... Il fut donc décider de réassembler ces dessins animés en leurs rajoutant quelques scènes raccord liant les "3 générations" de ce qui devint pour les pays occidentaux, la série Robotech. Celle ci fut ensuite diffusée quelques années plus tard en France en 1987. 
Si Robotech est accessible en français, les séries originelles indépendantes n'ont jamais été diffusées en tant que telles. Grace à un ami j'ai cependant eu la chance de les voir en japonais.


Kikō Sōseiki Mospeada, Titre international: Genesis Climber Mospeada. Cette série correspond à la "3e génération" de Robotech.

Synopsis (wikipédia) : En 2050, la Terre est envahie par des extraterrestres, les Inbids. Les humains, basés sur Mars, essayent de reprendre le contrôle de la planète bleue. En 2083, au cours d'un raid qui tourne mal, le soldat Scott Bernard s'écrase sur sa planète d'origine, qu'il ne connaît pas. Il se joint à une bande de résistants et essaye de mener le combat sur Terre, en partant à la recherche de "Point Réflexe", la base des Invids...

Mospeada est une série de 26 épisodes de 1983-1984 (sous l'égide de Tatsunoko productions, la même production que Macross), qui sera sans doute appréciée par les fans de post-apocalyptique : nous découvrons la terre par l'intermédiaire du soldat (stick Bernard dans la version originale) Scott Bernard, lequel a toujours vécu sur la planète Mars. Il s'agit d'une planète ravagée où des poches de présences humaines subsistent (ceux qui n'ont pas pu être évacués avec le reste de la population sur Mars), où les comportements régressent. Ainsi certains thèmes récurrents sont évoqués : la lâcheté de l'homme (certains livrent des militaires aux inbits (dans la VO), ces derniers ne valent pas forcément mieux ), la régression de la civilisation (que ce soit dans un environnement rappelant parfois le far west jusqu'à la rencontre avec une tribu sauvage.)

La tension dramatique est bien présente. Et l'épisode d'exposition donne le ton : la nécessité de continuer sa mission malgré le fiasco apparent de la deuxième flotte de combat....

Le design des mechas, dont celui des Inbits  semi-organiques, est excellent.


Une certaine nostalgie est présente dans la série, accentué par une bande son de qualité de .... Hisaishi Joe... Les titre de chaque épisode font référence à une musique. La musique joue d'ailleurs un rôle, celui de relater un passé qui n'est plus.

Version complète du générique d'ouverture :



Version complète de la chanson du générique de fin :




Dans l'expressivité de certaines scènes un peu enfantines et de personnages pas toujours assez profonds, on pourrait regarder aussi cette série avec une certaine condescendance, mais le background et les thématiques qu'elle comporte sont très adultes.

Une très bonne série au final. Et l'on peut regretter que l'on n'ai pas poursuivi un peu plus cet univers.

lundi 24 mars 2014

Macross Plus






L'histoire se déroule en 2040, plus de trente ans après la première guerre spatiale entre humains et zentradis... Les survivants des deux peuples se sont fondus en un seul et ont commencé à coloniser d'autres planètes tout en restant vigilants face à d'éventuelles menaces.
Ainsi, le gouvernement des Nations Unis (UN Government) a décidé de remplacer le VF-11 Thunderbolt par un modèle amélioré qui doit notamment pouvoir effectuer de lui même un saut fold (hyperespace). Dans le cadre du projet super nova, les deux appareils concurrents YF-19 et YF-21sont testés sur la planète Eden et mis en concurrence pour trouver l'unique successeur du précédent modèle.

La concurrence entre les deux projets se double d'une concurrence entre les deux pilotes, anciens amis d'enfances : Isamu Dyson, tête brûlée, et Guld Goa Bowman (métis zentradien humain). L'histoire se compliquera avec le retour sur leur planète natale Eden, de Myung, leur premier amour, manager de l'idole Sharon, une IA. Un triangle amoureux est planté, mais cette fois ci inversé par rapport à Macross (une femme deux hommes VS deux femmes/un homme).


L'histoire a un charme particulier avec cette saveur des pionniers des débuts (cf l'hommage en début de série).

Les thématique SF des années 90 sont bien présentes : commande par la pensée d'un appareil technologique, IA éventuellement déficientes, automatisation des armes (chasseurs pilotés par IA - qui a dit drone ?)...


L'animation est une réussite de fluidité. Elle résiste au passage du temps. Les scènes de paysages et de dogfight sont très bien réalisées. Il faut dire que pour ces dernières, les auteurs de la série avaient visité la base Edwards américaine et eu un baptême de l'air en chasseurs. Cette expérience a dû renforcer leur créativité.

La musique, aussi bien de son époque, est bien rythmée, notamment par des rythmes électro ou des tambours. Un clin d'oeil à Minmay est réalisé à un moment, lorsque certains des héros vont dans un karaoké.



Mention spéciale à la superbe chanson Voices :




Au final, Macross plus est une grande réussite, la meilleure séquelle après la colossale série Macross...


Note : l'oeuvre a fait l'objet de deux versions, d'abord un OAV sortie en 1994 en 4 épisodes, puis elle a été rééditée en un film (avec quelques scènes supprimées et inédites).




samedi 15 février 2014

Macross Flasback 2012 (1987)



Macross Flashback 2012 est un OAV réalisé par Shoji Kawamori (et le studio Nue/Artland/Tatsunoko Productions) en 1987 pour commémorer le cinquième anniversaire de la série Macross... 
Il consiste en un vidéo clip animé d'une trentaine de minutes, composé d'images de la série Macross, du film au cinéma (do yo remember love) et de nouvelles images créées pour l'occasion. 
Il est censé représenter un concert en forme d'adieu de Minmay, la grande chanteuse ayant décidé de monter à bord du vaisseau de colonisation SDF-2 (voir plus bas).
Les chansons sont chantées par Iijima Mari, la voix de Lynn Minmay.

Si le principal intérêt est  les nouvelles scènes expliquant un peu le futur de Hayase Misa et Ichijoji Hikaru*, c'est un vrai plaisir de revoir les personnages qui nous ont accompagnés le temps d'une grande série. Certaines chansons sont également agréables...




*Ils se marieront. Hayase prendra le commandement du SDF-2 Megaroad. Wikipédia nous apprend que le vaisseau cessera le contact 4 ans  après son départ...


lundi 10 février 2014

Macross, dessin animé japonais réalisé par Shôji Kawamori (1982)


Il y a longtemps, dans une lointaine galaxie, de l'an 1982 à 1984, il était une fois une société de production japonaise appelée Big West qui demanda à des studios différents de travailler chacun sur une série animée,  avec un cahier des charges commun : des méchas (gros robots transformables avec un pilote), un caractere designer similaire et la lutte contre un ennemi extra-terrestre*... La série des "choujiku" (超時空, traduit en anglais par "super dimensions, une échelle hors norme) était née et ces trois dessins animés furent diffusés sur le réseau TBS.

Il était une fois en l'an 1985 et dans une autre et néanmoins lointaine galaxie américaine, un producteur, Carl Macek, voulut diffuser Macross, l'un de ces dessins animés, sur les télévisions locales. Mais celles-ci exigeaient un format minimum de 65 épisodes alors que Macross n'en contenait que 35... Il fut donc décider de réassembler ces dessins animés en leurs rajoutant quelques scènes raccord liant les "3 générations" de ce qui devint pour les pays occidentaux, la série Robotech. Celle ci fut ensuite diffusée quelques années plus tard en France en 1987.

Si Robotech est accessible en français, les séries originelles indépendantes n'ont jamais été diffusées en tant que telles. Grace à un ami j'ai cependant eu la chance de les voir en japonais.
# Macross (超時空要塞マクロス, Chōjikū Yōsai Macross , Super Dimension Fortress Macross)

Macross est une série créé par le studio Nue et réalisée par Shôji Kawamori en 1982.

Situation de départ :

Un vaisseau extraterrestre de plus d'un kilomètre de long s'abat sur la terre en 1999 dans une île de l'Atalia du Sud (?), Macross. Construit pour des créatures de 5 fois la taille d'un humain, sa conception militaire effraie : Les Hommes ne sont plus seuls et une guerre se déroule probablement quelque part dans la galaxie.

 A l'issue de l'exploration et de l'analyse du vaisseau, la technologie fait un bon en avant, mais la présence de cet engin incite certaines nations à unifier la terre pour se défendre contre un agresseur extérieur éventuel. Une nouvelle guerre éclate - ironie du sort - et ne s'achèvera que par l'union forcée des pays de la Terre sous l'United Nations Government.

En 2007, alors que l'inauguration du SDF-1 (le vaisseau reconstruit) sur l'île de Macross bat son plein, les senseurs du vaisseau détectent l'apparition d'une flotte et bientôt des engins bipodes sont largués sur l'île pour reprendre le vaisseau.... La série Macross commence...

Pour éloigner les combats de la terre, le commandant Bruno Global du vaisseau, ordonne son décollage, mais la première tentative avec les systèmes anti-gravité extra-terrestres se solde par un échec. Le vaisseau démarre alors en propulsion normal. Puis le commandant ordonne un fold, c'est à dire un vol hyper-spatial, qui, en raison d'un dysfonctionnement, va entraîner l'île de Macross (et tous ses habitants) sur l'orbite de Pluton. Alors que les 56 000 civils sont rapatriés dans le SDF1 (contenant déjà 20 000 militaires) , le vaisseau tente de regagner la terre, son voyage ponctué d'attaque des extra-terrestres bientôt nommés zentradiens (zentradis) . La vie s'organise à bord et dans la ville reconstituée avec notamment une chaîne de télévision qui présente le concours de miss Macross, remporté par Lynn Minmay.

*****
Les personnages :

Nous ne détaillerons pas tous les personnages, mais ceux-ci sont bien fouillés, on croit à leur profondeur et ils évoluent.

Hikaru  Ichijô est un jeune pilote d'acrobaties aériennes qui vient rendre visite à son ami le lieutenant Roy Focker, toujours dans l'armée et affecté au SDF-1. De nature pacifiste au départ,  il sera entraîné dans une guerre qui le dépasse et amené à relativiser ses jugements et murir une longue réflexion autour de son engagement.

Le pourquoi de la guerre et de l'engagement des militaires est une question qui traverse cette série bien plus intelligente que son thème ne pourrait le laisser penser. Cette question traverse également la jeune femme officier Hayase Misa devant l'absurdité des combats.





Linn Mynmey est une jeune chinoise originaire d'un Chinatown au Japon, elle pense d'abord qu'à une carrière de vedette avant de mûrir et aller au-delà de son égoïsme....

Par exemple, l'épisode 13 nous montre ainsi une évolution entre les relations de minmay et Hikaru : deux mondes différents, celui du civil (et des paillettes) et du militaire (dont le devoir est de  protéger les civils contre un ennemi implacable au risque de sa vie).

******
L'évolution de la série  :

Trois parties pourraient être décelées dans cette série de 36 : du début de l'attaque au retour sur terre, du retour sur terre à la grande bataille contre le chef de guerre zentradien ,et de cette bataille à deux ans après.

Chaque partie montre un visage différent : 
La première partie met en place les personnages, nous fait découvrir l'ennemi peu à peu (1).
La deuxième partie met l'humanité face à elle (2).
La troisième partie envisage les conséquences des destructions et de l'alliance entre certains zentradiens et les terriens (3).

1 : une société de clones créés pour la guerre, fonctionnait toujours avec les règles de leurs créateurs et contre lesquels ils se sont retournés, une société sans culture.
2 : L'humanité et son pouvoir politique  (qui refuse de reloger les civils de Macross) possède aussi ses propres manquements. Difficile alors de juger une société E.T. qui n'a connu que la guerre.
3 : La difficile intégration des zentradiens et la nécessité de préserver sa culture des guerres spatiales qui menacent..

*****
Le design et l'ambiance sonore :

Le design, de son temps, évoque les projections futuristes des années 80 et a assez bien vieilli. Le design des vaisseaux distingue bien les formes anguleuses des véhicules terriens et celles plus arrondies des véhicules zentradiens.




La série est sonorisée par de nombreuses chansons de l"idole Minmay (de Mari Ijima, sa voix en fait).  Si celles du début sont joyeuses, d'autres sont plus nostalgiques et les paroles parfois très belles*. Elles sont bien intégrée dans l'histoire et dans leur genre sont agréables... J'ai inséré deux vidéos d'un OAV musical sur Macross (mais nous en reparlerons plus tard).




******
En conclusion :

L'une des choses qui détruira la "civilisation zentradienne" sera son contact avec l'humanité et sa culture : la musique, le délassement, les relations entre les hommes et les femmes...toutes  ces choses qui mettent du sel dans la vie et méritent d'être protégées contre la barbarie.

Malgré le thème en apparence simpliste, Macross fut une série qui fut assez intelligente et mériterait un regard pour les amateurs de SF (first contact).




Je voudrais les mêmes mugs !

samedi 25 janvier 2014

Southern Cross, dessin animé japonais réalisé par Yasuo HASEGAWA





Il y a longtemps, dans une lointaine galaxie, de l'an 1982 à 1984, il était une fois une société de production japonaise appelée Big West qui demanda à des studios différents de travailler chacun sur une série animée,  avec un cahier des charges commun : des méchas (gros robots transformables avec un pilote), un caractere designer similaire et la lutte contre un ennemi extra-terrestre*... La série des "choujiku" (超時空, traduit en anglais par "super dimensions, une échelle hors norme) était née et ces trois dessins animés furent diffusés sur le réseau TBS.

Il était une fois en l'an 1985 et dans une autre et néanmoins lointaine galaxie américaine, un producteur, Carl Macek, voulut diffuser Macross, l'un de ces dessins animés, sur les télévisions locales. Mais celles-ci exigeaient un format minimum de 65 épisodes alors que Macross n'en contenait que 35... Il fut donc décider de réassembler ces dessins animés en leurs rajoutant quelques scènes raccord liant les "3 générations" de ce qui devint pour les pays occidentaux, la série Robotech. Celle ci fut ensuite diffusée quelques années plus tard en France en 1987.

Si Robotech est accessible en français, les séries originelles indépendantes n'ont jamais été diffusées en tant que telles. Grace à un ami j'ai cependant eu la chance de les voir en japonais.

Southern Cross (超時空騎団サザンクロス-ちょうじくうきだんサザンクロス- Super Dimensional Cavalry: Southern Cross)


Réalisée par Yasuo Hasegawa // Studio d’animation : Tatsunoko Production

Univers : après avoir rendu la terre inhabitable à la suite de guerres et pollution , les humains ont établi des bases à Mars et Jupiter avant de coloniser une planète nommée "Liberté" (en français dans le texte original) du côté de Proxima du centaure et ensuite "Glorié" dans le système Epsilon eridani. A l'issu d'un programme de terraformation, Glorié est habitable et devenue autosuffisante, malgré son isolement loin du centre qu'est devenue Liberté. En 2120, sur la planète Glorié, un vaisseau de taille colossal (la "super dimension" en question ici) attaque la planète. Réussira-t-elle à survivre par ses propres moyens, et repousser les extra terrestres bientôt nommés "Zor" (zorujin)?

Le personnage principal est "Jeanne Française" (en français dans le texte, pas mal de personnages semblent d'origine française), la chef frondeuse d'une unité de "cavalerie", méchas d'artillerie, qui va souvent désobéir aux ordres de ses supérieurs...Et ce pour le bien de la colonie.  D'autres personnages gravitent autour, et une certaine émulation est mise en exergue entre elle et deux autres femmes militaires. Les clichés sont ainsi renversés : le héros est féminin (une héroïne, donc), ses faire-valoirs/compagnons sont des hommes, le méchant est un beau ténébreux.



Dans son équipe, il  y a notamment : Louis, le petit génie ; "boy Emerson" le sensible et fils du supérieur de Jeanne,  par lequel les humains vont entrer en communication avec les Zors.

L'animation est d'époque mais dynamique et claire pour ce genre (notamment les scènes de combat). Le design est assez réussi : de l'aspect anguleux de la technologie humaine à celui tout en courbe de la biotechnologie des Zors.

Le background (ou "la toile de fond") de la série est intéressant : l'histoire des humains se répond en miroir à celle de ces extra terrestres qui avaient décidé d'évacuer leur planète pendant une longue période suite à un cataclysme, mais lorsqu'ils retournèrent sur celle-ci, elle avait été colonisée par les humains. L'ironie se dispute à la tragédie et une réflexion est faite par les maîtres Zor : nous ne sommes pas revenus ici pour nous battre.

Les personnages ne sont sans doute pas assez fouillés ou un peu infantilisés (ie : jeanne est malgré ses talents de militaires, une fille obsédée par la mode, le maquillage et le fait de se marier un jour), mais la série s'adressait à des jeunes. Un début de réflexion est amorcée sur l'éthique des combats, si nos ennemis nous ressembles.

A l'origine 39 épisodes étaient prévus, mais devant l'audience plus faible, seuls 24 seront produits. Ce qui ne permettra pas de développer l'origine des Zor...

Au final si cette série présente un certain nombre de défauts, elle mérite un regard global pour les amateurs du genre.


Modernité de l'appartement de Jeanne. A gauche, le système de douche.


On mange toujours des parfaits dans le futur...



Les extra-terrestres ressemblent à des humains. Le lien se fera par la musique.