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lundi 13 juillet 2026

instantané : All you need is kill réalisé par Kenichiro Akimoto (2025)

 


Instantané: 

All you need is kill est une déclinaison du concept du roman éponyme. Ce n'est pas la même histoire mais le même principe : une invasion extra-terrestre. Une héroïne est tuée et se réveille au début de sa journée pour recommencer encore.

Si cela vous dit quelque chose, c'est que le roman japonais d'origine "All you need is kill" de Sakurazaka Hiroshi fut déjà adapté au cinéma sous le titre "Edge of Tommorow" avec Tom Cruise. Excellent film d'ailleurs.

Ce qui distingue cet anime de l'oeuvre originale, c'est que l'invasion prend la forme d'une sorte de plante extra-terrestre aux capacités étranges et inquiétantes.

Quant au style graphique, il est original, tandis que les personnages sont attachants et l'histoire intéressante. 

 

Une adaptation renouvelant l'intérêt du concept de l'histoire. 

mardi 5 mai 2026

Kamen rider zo &J réalisés par Amemiya Keita (1993 et 1994)



Si ma première incursion dans l'univers de kamen rider fut le shin kamen rider de Ano Hideki, que j'avais trouvé pas mal quoique quelque part assez déprimant. 

À contrario,  kamen rider ZO et J ont été une merveilleuse découverte. Les deux films du même réalisateur, Amemiya keita, sont une déclaration d'amour aux effets spéciaux pratiques à l'esthétique extraordinaire et au savoir faire des cascadeurs Japonais.

Que dire de plus ? C'est bon mangez-en.

À propos keita amemiya, fut un character designer du tokusatsu, avant d'être réalisateur, notamment sur la série spielvan...,  


Petite généalogie d'une esthétique probable (où avant le monstre du labyrinthe de pan de Del Toro) :

Il y eu kamen rider zo:

Et aux racines, un artiste, Okamoto Taro :




Les bonus sont composées d'intéressants commentaires audio des deux films et making offs, du court kamen rider World, de la musique de Zo, très réussie.....

samedi 8 février 2025

La vie élégante de Monsieur tout le monde réalisé par Kihachi Okamoto



 江分利満氏の優雅な生活(岡本喜八監督の映画)

Synopsis (MCJP) : Dans un bar, un salarié apathique médite sur le sens de la vie. Son discours attire l’attention d’un autre client, un éditeur, qui lui propose de faire un roman. Il accepte et se lance dans l’écriture de l’Odyssée de l’homme de la haute croissance économique.

Dernier film vu à la MCJP , dans le cadre de la rétrospective sur le réalisateur OKAMOTO Kihachi, "La vie élégante de Monsieur tout le monde" (1963)  relate un moment de la vie de Eburi (si cela sonne japonais, il y a sans doute un jeu de mot avec every, décomposé en katakanas, un syllabaire), joué par Keiju Kobayashi, un homme moyen, d'âge mûr, de la classe moyenne dans le Japon d'après guerre, pendant le miracle économique et avant les révoltes estudiantines de la jeunesse des années 60.

Doué d'un grand sens de l'observation, le personnage principal et narrateur (en voix off) chronique avec acuité et esprit son époque. Et, à l'issue d'une tournée des bars après le travail, Eburi se réveille le lendemain avec des inconnus qui sonnent à sa porte pour lui rappeler sa promesse d'écrire un roman. Il s'agit en effet d'éditeurs qui ont été séduits par son projet d'écriture.

En lecture Sous jacente, on ressent chez le narrateur la culpabilité d'avoir survécu et la colère d'avoir vu autant de vies gâchées.

Inventif dans son montage (je pense notamment à la scène où tout le bureau du personnage principal s'immobilise), le film alterne les moments de rires et d'émotions pour dépeindre les générations d'une époque coincée entre le souvenir de la guerre et ses disparitions d'un côté, et la société d'ultra consommation issue du boom économique.

Il s'agit sans doute de mon film préféré des trois regardés dans le cadre de cette rétrospective. Alors si un jour vous avez l'occasion, n'hésitez pas...

samedi 1 février 2025

Les sentinelles de l'enfer réalisé par Okamoto Kihachi (1959)

独立愚連隊


Les sentinelles de l'enfer (aka la bande des têtes brûlées), film réalisé par Okamoto Kihachi en 1959

Également vu dans le cadre de la rétrospective sur le réalisateur Okamoto Kihachi, les sentinelles de l'enfer (独立愚連隊 - dokuritsu gurentai) est un film de guerre japonais, le premier du genre en ce qui me concerne, qui emprunte notamment au western américain. Avec un scénario emboîté qui distille progressivement des détails de façon habile, il nous entraîne à la suite des recherches d'Araki (ou sergent Okubo), joué par Makoto Satô, un "journaliste de guerre" qui se déplace sur plusieurs théâtres d'opération (base, avants poste)...A la recherche d'une vérité et vengeance à accomplir.

Avec quelques scènes comiques et un côté plutôt "aventurier", le film échappe au mélo excessif tout en gardant un côté sombre. Certains passages tel que ceux avec les contrebandiers Mandchous, évoqueront les scènes des bandits et ou indiens des westerns américains.

À noter l'apparition dans le film de vedettes de l'époque, comme Toshiro Mifune, et la scène d'assaut final qui fait intervenir plus d'une trentaine d'assaillants sur le plateau. 

En conclusion, bien réalisé et avec un scénario à tiroirs, ce film est à voir.

mardi 10 décembre 2024

Like a dragon réalisé par Takashi Miike (2007)




Like a dragon ou ryu ga gotoku est un film de yakuzas réalisé par Takashi Miike (l'adaptateur d'innombrables fictions) et issu d'une série de jeux vidéos sur un héro yakuza dans une modalité comique.

Si l'histoire ne restera pas dans les annales des mémoires, le visionnage était assez plaisant.

Ijou desu comme disent les japonais.

A noter que le DVD japonais en ma possession (sans sous-titres mêmes japonais), comporte un making off et deux interviews ; des bonus assez courants au début de l'époque des DVD.

samedi 2 mars 2024

diverses lectures et visions



Japon, l’Archipel de la Maison
Collectif, Jérémie SOUTEYRAT
Editions Lézard Noir


L'objet est assez beau et curieux pour un sujet sans doute peu fréquent : des maisons individuelles (14 anciennes et 20 contemporaines) conçues par des architectes au Japon, soumis à des influences traditionnelles locales et de leur temps. Plusieurs pages sont donc consacrées aux plans de la maison et photos à l'appui, à l'environnement de l'habitat, à un entretien avec l'architecte et les propriétaires pour les maisons contemporaines.




Otomo : numéro cobra 16
La revue otomo continue son éclectisme dans la pop culture japonaise sous un format plus petit depuis quelques numéros.
La Lecture est toujours agréable entre cobra, garo et autres articles (sur une double page mentionner godzilla et ozu me comble de bonheur 🤔😃).
Je resterais réservé sur le texte dédié à city hunter sans doute un peu trop attaché au "disclaimer" de l'oeuvre ou jugement d'une époque (par exemple : "ressort comique anachronique ") plutôt qu'au contenu du film (Un rendez-vous manqué pour ce point). Mais ce genre de tendance devient courant dans notre monde moderne.


 

Les lundis de Yuka (Only on Mondays, Getsuyoubi no Yuka - 1964) : Superbe film réalisé par Ko Nakahira (le réalisateur de Passion Juvénile/kurutta kajitsu) avec Mariko Kaga en personnage principal : beau noir et blanc, montage très "nouvelle vague japonaise". On y suit le parcours de Yuka, jeune ingénue un peu libérée et un peu libertine, qui cherche à plaire à son entourage. Ses lundis sont dédiés à son "papa katsu", un homme d'affaire qui l'entretient...

vendredi 1 mars 2024

BR8 : fleur d'équinoxe (1958) réalisé par Ozu

 

Ozu en 20 films


Fleur d'équinoxe,  (彼岸花 Higanbana - 1958) - Couleurs :

Avec un humour plus discret, le film centre son propos sur Wataru Hirayama (joué par Shin Saburi), homme d'affaire saisi par ses contradictions : issu d'un monde traditionnel, c'est un homme reconnu, auprès de qui l'on vient prendre conseil, conseil qu'il donne en tentant de se montrer moderne. Mais il se retrouve tiraillé quand il apprend que sa fille a trouvé un homme avec qui elle veut se marier, sans le consulter.

Histoires d'herbes flottantes (ukikusa monogatari) - film noir et blanc muet (1934) :

Ozu réalisera un remake de son propre film "Herbes flottantes", que j'aime beaucoup.  Je n'avais encore jamais vu celui-ci.

A noter : Une scène de pêche qui ressemble beaucoup à celle du film le fils unique.

Une auberge à Tokyo (1935) : film en noir et blanc muet mais avec de la musique (durée de 80mn).

Un ouvrier au chômage avec deux enfants, cherche du travail ...

Encore un film que je n'avais jamais vu et dans lequel Chishu Ryu effectue une apparition en policier. Il est surprenant de redécouvrir un réalisateur sous un autre jour et des sujets au contexte social fort, notamment la pauvreté en période de dépression économique et les expédients que l'on peut être amené à trouver pour survivre.
À noter une scène de jeu imaginaire entre le père et les enfants émouvante.



Suppléments : 
Mers et rivières - encore un montage thématique des films d'Ozu.
Bande annonce - Fleurs d'équinoxe.

vendredi 23 février 2024

BR7 : crépuscule à Tokyo (1957) réalisé par Ozu

 

Ozu en 20 films

BR7 : crépuscule à Tokyo (1957)

Vu pour la première fois, il s'agit sans doute l'un des ozu les plus sombres et porteur de mélancolie. Bref, crépusculaire comme son titre.

Dans ce film : des secrets de famille avec une mère qui s'était enfuie du foyer et a refait sa vie , la 2e fille qui tombe enceinte et dont le copain est louche, un passage au commissariat ...Ozu dévoile un drame en noir et blanc magnifique.

J'ai été diplômé mais...(1929) (Daigaku ii tomo). - film en noir et blanc muet. seules 12 minutes ont été retrouvées de ce film restauré. Le héros traverse des difficultés pour trouver un travail.

Suppléments : 

Chishu Ryu, l'acteur fétiche : documentaire japonais de 1988, tourné avant la destruction des studios de la shochiku à ofuna. Intéressant.

Figures, trains et voitures : il s'agit du montage d'extraits de films d'Ozu dans la thématique des véhicules, sonorisé par les musiques de ses films.

samedi 17 février 2024

BR2 Printemps tardif réalisé par Ozu Yasujiro (1949)

Ozu en 20 films

Blu-ray N°2 du coffret de l'éditeur Carlotta

Printemps tardif (晩春, Banshun - 1949) : 


 

début de synopsis : Noriko, à 27 ans, est la seule fille de la famille Somiya à ne pas être mariée. Elle vit cependant heureuse avec son père mais ce dernier pense qu'il est grand temps pour elle de penser au mariage. Noriko est réticente à l'idée de laisser son père seul...

Les films d'Ozu sont souvent sujets à variations sur le thème de la famille et son évolution. Dans Printemps tardif, tourné en noir et blanc , Noriko (Setsuko Hara) vit seule avec son père (Chishu Ryu). Ce dernier s'inquiète avec sa sœur du mariage de Noriko tandis que celle-ci a du mal à concevoir l'idée de remariage ou de divorce. Ce film sera pour nous l'occasion de (re)découvrir cette grande actrice et la voir passer par des émotions intenses tel que la colère et la tristesse d'envisager le remariage de son père.

Ce père, dans une tirade magnifique,  lui dira en substance que le bonheur est une chose qui s'acquière et se travaille, se découvre exister parfois en prenant le temps.

Où sont les rêves de  jeunesse ? (青春の夢いまいづこ, Seishun no yume ima izuko -  1932) : 

synopsis : Horino, riche étudiant, refuse les mariages arrangés par son père et préfère traîner avec ses amis et Oshige, une jeune serveuse. Un jour, le père meurt et Horino hérite de son entreprise.

Film muet en noir et blanc. Qui gagnera le cœur de la belle, entre le garçon d'un milieu populaire ou le fils de bonne famille? Un Ozu sur un ton léger mais qui évoque les disparités sociales.


Suppléments : 

Amis de combat (1929) - court métrage muet en noir et blanc, sans accompagnement musical. Il s'agit d'un film sur deux amis sincères. que la présence d'une jolie fille troublera mais pas pendant longtemps.

vendredi 2 février 2024

BR4 Le goût du riz au thé vert (1952)



Le goût du riz au thé vert (1952) :
ce film en noir et blanc n'est sans doute pas le plus iconique d'Ozu, mais il possède un je ne sais quoi de particulier.

Teako (Michio Kogure) et Mokichi Satake (Shin Saburi), forment un couple mal assorti, issu d'un mariage arrangé, un omiai. Leurs valeurs différentes, entre un mari issu de la campagne et une femme issue de la bourgeoisie, créent des tensions et difficultés à s'accorder. Le mari est plutôt quelqu'un d'arrangeant, tandis que sa femme reste stricte sur certaines manières. 

Notamment dans une scène où toutes ses manières deviennent pour elle une source d'irritation quand elle est en colère. Cette scène sommes toute banale et réaliste dans le quotidien, a sans doute ravivé des souvenirs personnels.

À noter que Shin Saburi a obtenu un prix d'interprétation pour ce rôle.

Un garçon honnête (1929) : film en noir et blanc muet de 1929 à propos d'un petit garçon espiègle kidnappé par des bandits avec qui il va finalement beaucoup s'amuser.

Récit d'un propriétaire (1947) : film en noir et blanc sonore , il dépeint l'histoire d'un enfant perdu qui est ramassé par une personne d'un quartier populaire. À la suite d'une discussion, il est décidé de le confier à une femme seule d'abord fortement réfractaire à l'accueillir...

mercredi 1 novembre 2023

Fleur pâle réalisé par Masahiro Shinoda (1964)

J'ai laissé passé trop de temps pour pouvoir en faire "une fiche de lecture" plus détaillée, mais voici en résumé :




Fleur pâle (kawaita hana) réalisé par Masahiro Shinoda en 1964 

Encore une belle découverte grâce aux éditions  Carlotta, diffusée en salle (au Champo en 2023) : Fleur Pâle, est un superbe film dans le genre noir japonais, à l'époque de la nouvelle vague nippone.

Tourné en noir et blanc, avec un soin à l'image, (cadrage et montage aux fraises, assez esthétique), le réalisateur Masahiro Shinoda, nous embarque dans l'histoire de Muraki (Ryô Ikebe), un Yakuza sorti de prison pour avoir tué un membre d'un gang ennemi sur demande du boss, qui tombe en fascination devant Saeko (la magnifique Mariko Kaga) une flambeuse atypique des cercles de jeux clandestins, qui lui demande bientôt de lui trouver une table où jouer plus gros.

Le réalisateur nous invite à suivre ces deux personnages, le yakuza qui a vu la mort de près et la fille de bonne famille qui recherche le frisson, bref entre éros et Thanatos, 


dimanche 22 octobre 2023

Le gars des vents froids (karakkaze yaro) réalisé par Yasuzo Masamura (1960)




Le gars des vents froids (karakkaze yaro aka Afraid to die) réalisé par Yasuzo Masamura (1960) pour la Daie

Acheté un peu au hasard au Japon, ce film vaut surtout pour cette curiosité d'avoir l'écrivain Yukio Mishima comme acteur principal dans le rôle d'un yakuza peu sympathique (une crevure en fait) relâché de prison par la police. Pourtant réalisé par l'excellent Yasuzo Masamura, l'un des chefs de file de la nouvelle vague japonaise, cette œuvre sera loin d'égaler Tatouage (1966), par exemple. Mishima n'est pas un très bon acteur pour son premier rôle, qu'il n'arrive pas à incarner suffisamment bien. On sent pourtant les émotions complexes que pourrait générer ce personnage peu recommandable mais avec une lueur de gentillesse (ou de faiblesse), incapable de sortir de son milieu. Ce jeu d'acteur, jure avec le scénario ou les autres acteurs, professionnels.
 
Le scénario est pourtant intéressant dépeignant la trajectoire fatale d'un yakuza de deuxième génération au comportement répréhensible et au cœur faible qui rencontre une femme au cœur pur qui tombe enceinte et souhaite l'extirper de ce monde.
 
A la distribution on retrouvera l'excellente Ayako Wakao, habituée des films de ce réalisateur (également dans Herbes flottantes, d'Ozu).
 
À noter que le réalisateur était un condisciple de la même université que Mishima, dont la présence fut un argument commercial pour la Daie.


Le DVD en ma possession est très simple, sans bonus ni même sous-titres pour malentendants (japonais).

vendredi 22 septembre 2023

Relire sazae san tome 1 (1947)

 

Sazae san tome 1 (première édition 1947) de Machiko Hasegawa


Relire sazae san

Sazae san est un manga Japonais sans doute méconnu des amateurs d'aujourd'hui. Il aurait toutefois tord d'être ignoré des amateurs d'aujourd'hui.

Dans la lignée des yonkoma (4cases), Mafalda ou Peanuts, il raconte le quotidien d'une famille, les Isono, dans une période qui se confond presque avec l'ère showa après guerre (ie de1946 à 1974).

C'est une famille étonnante que l'on dépeint, dont les noms sont en relation avec la mer. Elle est constituée de parents âgés, Namihei et Fune, d'une grande fille adulte, Sazae, et de deux jeunes enfants, Katsuo et Wakame.

Ils seront bientôt rejoints dans le futur par Masuo, le mari de Sazae et leur enfant, Tarao.

Derrière cette famille atypique vivant sous le même toit , il y a sans doute des raisons, dont la guerre. Mais tout ceci est implicite.

Les histoires seront étalées sur près de 30 ans. Et bien plus à la TV, son adaptation devenant un programme au très long cours redécomposant continuellement les segments de ces histoires pour en faire des épisodes (de 1969... à maintenant).

Sazae san en anime sera une vraie institution, diffusée un temps 2 soirs dans la semaine puis uniquement le dimanche. Il donnera naissance à une expression "le syndrome Sazae san", c'est à dire un équivalent de notre blues du dimanche soir (car dès que l'on regardait Sazae san le dimanche, on prenait conscience de la fin du week-end).

Retour au manga: , le premier tome nous raconte la participation aux associations d'entraide aux rapatriés des ex-colonies, le retour inespéré du fils porté disparu pendant la guerre, les demandes de dons pour des organismes caritatifs, le marché noir et le rationnement, l'entraide et vie de quartier, la présence des armées américaines etc... Et tout cela au travers de petites histoires du quotidien.

Dans le premier tome, sera également mentionné un déménagement pour Tokyo qui sera désormais le lieu de vie de vie de la famille Saza, à l'instar de l'auteur Machiko Hasegawa.



jeudi 21 septembre 2023

Le satellite mystérieux réalisé par Koji Shima pour la Daie (1956)




Le satellite mystérieux (1956)
 (宇宙人東京に現る tokyo ni arawaru aka warning from space) 

synopsis (wiki) : Un engin mystérieux survole la ville de Tokyo. Bientôt des gens se retrouvent en présence d'êtres étranges qui les effraient. Ce sont pourtant des aliens pacifiques qui viennent prévenir les humains d'un terrible danger qui les menace...

Réalisé en 1956 par Koji Shima et produit par la Daie, le satellite mystérieux est une des ces magnifiques pépites du cinéma japonais de science fiction des années 50 : extra-terrestres, planète errante risquant de détruire la Terre, scènes de chaos avec une planète qui se réchauffe, mise en avant pour la première fois dans le cinéma (peut-être) d'astronomes en tant que personnages essentiels d'une histoire... 

Ce film a encore tout pour plaire, avec de magnifiques plans larges en couleur incorporant plusieurs personnages, qui m'évoquent je ne sais pourquoi, les coloramas de Kodack...

On y trouve également une scène de cabaret comme dans beaucoup de films de l'époque... (Un jour il faudra faire un recensement des titres qui en possèdent)

Les effets spéciaux sont agréables pour l'époque, l'apparition des E.T. en forme d'étoiles de mers, les Pairans, est saisissante et bien pensée.

Un film à recommander pour les amateurs de genre.








Du français dans le texte... Années  50 : la peur vient du ciel ("watch the sky!")




Cabaret quand tu nous tiens...


La Gare de Tokyo en 1956 (?)... On reconnaît la façade en briques



Le DVD possédé est un simple DVD sans sous-titre japonais (donc encore moins de langue étrangère), ni bonus.


mercredi 9 août 2023

Shin kamen rider réalisé par Hideki Anno


 

Shin kamen rider sur amazon prime. Voilà une nouvelle excitante.

Ignorant tout de Kamen Rider, la découverte fut surprenante et intéressante. Première constatation : on reconnaît bien la patte de hideki Anno, autant dans le ton que dans le style de réalisation.

Derrière une histoire rythmée entre déclarations, explications et actions sous forme d'épisodes, Shin Kamen Rider nous dévoile un héros presque mutique (c'est celui qui parle le moins), un peu déprimé, voir dépressif (reflet de Hideki Anno ?), semblant s'incarner dans un rôle d'abord passif, observateur de son destin.

Il apporte un étrange contrepoint aux autres personnages qui l'entourent (ennemis comme compagnons), "déclamant", quand ils lui font face, "leur professions de foi", des quasi monologues de la raison d'être de leur personnage.

Cela nous donne un film de sentaï qui accompagne un certain spleen contemplatif sur la question éternelle de la recherche du bonheur (pour comprendre il faudra connaître le scénario de l'histoire).

Le néophyte, adhérera facilement au personnage principal, un héros "qui s'interroge", dans la mesure où le spectateur pourra s'interroger aussi sur ce que sous-entend l'univers du sentaï ou du moins celui de Kamen rider.

Concernant la narration et réalisation, les procédés habituels de Hideki Anno fonctionnent ici bien (j'ai été bien plus convaincu que sur Shin Godzilla). Les scènes d'actions mélangent les effets pratiques et digitaux, lesquels sont variés et rendraient hommage aux séries de cette licence.

La distribution d'ensemble est appréciable, en notant pèle-mèle Sosuke Ikematsu (le KR n°1), Minami Hamabe (la fille du scientifique)... Et ce bon vieux Yutaka Takenouchi (dans un rôle d'officiel du gouvernement).

En conclusion un film à découvrir.

 

 

jeudi 29 juin 2023

Brève : la famille Asada réalisé par Ryôta Nakano (2020)

 


Où la vie n'est constituée que de flashs et de chroniques aussi...

 

La famille Asada relate une partie de l'histoire de cet étrange photographe, Masashi Asada, qui a fait poser sa famille dans diverses panoplies (Pompiers, Yakuzas, etc) et s'est spécialisé dans la photographie de famille à thème. J'avais autrefois vu son album dans la librairie japonaise...

Vu bien après Kinotayo ou Hanami, deux festivals du cinéma japonais, la famille Asada est un film disposant d'une image et réalisation assez sages mais efficace pour ce genre d'histoires dramatiques, qui suscitent des émotions chez le spectateur.

Des acteurs un peu meilleurs auraient fait des étincelles dans la transmission du "ton juste" évitant les spectres du pathos d'un côté ou du jeu neurasthénique, mais le résultat était toutefois honorable avec Kazunari Ninomiya, membre du boys band Arashi et acteur (apparu notamment dans Lettres d'Iwojima) et Haru Kuroki.

 


vendredi 23 juin 2023

To be or not to be d'ErnsT Lubitch (1942)


 - Où la vie est faite de flashs et brèves chroniques -
 
Profitant de la programmation éclectique du Champo, j'ai pu découvrir il y a quelques semaines "To be or not to be" ("Jeux dangereux") d'Ernest Lubitsch. Les échos suscités par quelques scènes me font me demander si je n'ai pas déjà vu quelques extraits ou bien ... Le remake de Mel Brooks. Et effectivement, il y a une certaine connivence d'humour entre les deux univers.

Saisissante fut l'ambiance dans la salle où les rires des spectateurs fusaient, malgré la distance temporelle du film. Les classiques sont parfois hors du temps...
 
Une troupe de théâtre se voit refuser de  jouer une pièce comique sur Hitler par le pouvoir polonais, de peur de fâcher l’Allemagne à la fin des années 30, mais bientôt les armées allemandes attaquent la Pologne.

Prenant partie de faire une comédie d'un sujet grave, l'occupation de la Pologne par l’Allemagne nazi, Lubitsch, entremêle cinéma et théâtre, et nous embarque dans une sorte de comédie de boulevard avec de nombreux quiproquos où une troupe de théâtre décide de... faire remplacer un agent double qui doit donner des renseignements au commandement allemand par le comédien principal de la troupe, enclin à surjouer ses personnages dans des pièces de shakespearienne.
 
Le spectateur y retiendra quelques répliques iconiques comme : « Ce qu’il faisait à Shakespeare, nous le faisons maintenant à la Pologne »
 

dimanche 21 mai 2023

Showa Zankyoden : hito kiri karajishi (1969) réalisé par Yamashita Kôsaku

Showa Zankyoden : hito kiri karajishi (1969)



Brève : Toujours grâce aux bons services du copain au Japon, qui repère des gisements de galettes de disques optiques pour mon vice, j'ai découvert un film de Yakuzas produit par la Toei et réalisé par Yamashita Kôsaku avec Takakura Ken en premier rôle...

J'en aurais peu à dire : l'édition est un simple portage au plus simple du film sur DVD, sans sous-titre - même japonais pour les malentendants - . La langue ici est un peu difficile avec cette façon de rouler les rrr des yakuzas de cinéma et de l'argot d'une époque. 

Identifié comme un des opus des "Brutal tales of chivalry" (showa Zankyoden), série de films tournés entre 1965 et 1972, il s'agit d'une suite parmi d'autres d'un "héros yakuza", incarné par le fameux acteur, un peu électron libre au milieu d'une lutte entre clans pour le pouvoir et des protagonistes tourmentés par diverses règles, devoirs et obligations. Cela ne peut que se finir de façon sanglante avec un combat au sabre dans un climax sans concession.

Le spectateur en aura pour ses yeux - de magnifiques décors de studios, de belles couleurs, et ses oreilles, avec chanson à la clef, très Showa.

lundi 8 mai 2023

La Planète des monstres de Jun Fukuda (1967)



La Planète des monstres réalisé par Jun Fukuda  (1967)

Ce film de godzilla possède sans doute l'un des titres français les plus inapproprié, avec "la Planète des monstres", alors qu'en japonais il est nommé (Kaijūtō no kessen : Gojira no musuko), c'est à dire : les combats de l'île aux kaïjus : le fils de Gozilla.

Réalisé par Jun Fukuda, ce film voit apparaître pour la première fois le fils de godzilla : cet élément donne lieu à des scènes un peu enfantines, mais touchantes et weirds : à voir la scène de sieste de godzilla le gros chat tandis que minira s'amuse....

A cette exception, il y avait beaucoup d'éléments pour un scénario de SF-aventure à l'ancienne, avec peut-être un clin d'œil au Docteur Moreau :

Afin de lutter contre la faim dans le monde, le professeur Kusumi et son équipe testent sur une île un système de contrôle de la météorologie, bientôt gênés par un journaliste enquêteur. Durant l'un des tests, l'un des éléments radioactifs va être perturbé par des interférences (un oeuf de godzilla appelant à l'aide télépathiquement), provoquant après une "tempête de fin du monde", la mutation de créatures endémiques à l'île, comme une sorte de mante religieuse de taille humaine, à un gigantisme de kaijus ("Kamakuras")...

L'activité des kamakuras finira par réveiller un kaiju araignée, Kumonga et il faudra toute la sagesse de Godzilla - non je rigole - son german souplexe pour mettre tout le monde au pas.

Il y a beaucoup d'éléments sympathiques dans ce film : une ambiance un peu délétère dans cette base environnée de jungle et de créatures dangereuses, avec un membre de l'équipe qui perd un peu les pédales, une attaque de fièvre, la base qui risque de s'écrouler avec le remue ménage des monstres, la fille d'un ancien professeur d'archéologie (sur les traces des anciennes civilisations "merveilleuses"?), l'utilisation d'un procédé pour venir en aide à godzilla, etc...

Concernant les effets spéciaux, les kaijus, représentés par des marionnettes, maniées par une vingtaine de personnes (2 ou 3 rien que pour Kumonga) avec des effets de perspectives, donnent un rendu vraiment chouette.


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Blu-ray tiré du coffret de l'éditeur américain "The Criterion Collection" : 
"Godzilla : The showa Era Films, 1954-197

jeudi 6 avril 2023

Blue Giant mangas de Shinichi Ishizuka

 


Retour sur les quelques ouvrages accueillis à l'occasion d'un voyage au Japon...

Par un alignement des planètes, la bande annonce de l'adaptation animée du manga Blue Giant était régulièrement diffusée sur les chaînes de TV pendant mon passage à Tokyo.  Sur des compositions de la pianiste Uehara Hiromi, un trailer efficace nous offrait quelques extraits énergiques avec sax ténor, piano, batterie, m'incitant à aller voir à Maruzen de quoi il retournait.


Blue Giant c'est un manga seinen pour adultes, qui raconte la passion de Daï, un adolescent, pour le jazz après avoir assisté à un concert dans un des nombreux clubs de Tokyo.

Le mangaka avait estimé, à l'occasion d'un entretien à Angoulême en 2019 (1), que les jeunes japonais d'aujourd'hui évoluaient dans un environnement où il était difficile de trouver leur passion, poussant Shinichi Ishizuka à vouloir dessiner un personnage à la poursuite de la sienne.

Sur une structure bien rodée du manga shonen, l'auteur nous entraîne sur le parcours de ce saxophoniste ténor en herbe entre ingénuité, talent, travail et épreuves, parsemant l'oeuvre de passages didactiques.

Pour la petite anecdote, un ami , musicien professionnel, familier du jazz, m'avait expliqué ne pas être rentré dans cette histoire pour son côté un peu trop "cool", "kakkoi"... Peut être issu de cette structure narrative en question.

Quant à moi, en tant que simple amateur, je dois avouer avoir été séduit par l'histoire, jusqu'à me précipiter pour acheter la suite.

A lire...En écoutant du jazz, bien sûr.

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Blue Giant (10 tomes) est suivi de deux séries, Blue Giant supreme (11 tomes) et Blue Giant Explorer (7 tomes - en cours -).

(1) https://youtu.be/bduEKdqlDfY