Petit point d'étape :
# des
obligations professionnelles entrainant une concentration nécessaire
pour quelques études m'éloignent un peu des livres jusqu'à septembre
inclus. Je ne m'interdis pas pour autant la lecture de quelques blogs familiers (merci google reader) et la
rétro-lecture de certains après leur découverte, notamment celui de Cachou, le chat lecteur. Encore des idées pour ma pal virtuelle...
# Vu the dark knight rise - j'aurais du mal à en parler dans une "vrai" chronique, aussi je glisserais quelques commentaires décousus ici :
Après une certaine déception avec le premier opus de Nolan, je n'avais pas poursuivi l'expérience avec la suite mais le pitch de la chute du Batman et son éventuelle renaissance me ramena dans une salle obscure, tandis que me venait à l'esprit des images du comic de Franck Miller et son combat épique avec un personnage qui ressemblait à Bane.
Il me faudra finalement 2 films du sieur Nolan pour comprendre ce qui m'avait un peu gêné naguère, le parti pris du réalisateur de rendre réaliste - dans une certaine mesure - la vie de ce super héros (ainsi exit l'immortalité avérée de Ras al gul de l'univers Batman). Cela rend les personnages plus proches mais tend à retirer le "merveilleux" inhérent à l'univers. Nous sommes presque ainsi dans un cadre de "désenchantement du monde".
D'où cette furieuse pensée parasite pendant la séance de "The dark knight rises" d'un air de famille avec le film Troy. Je pensais ainsi que cela ne serait donc pas avec Nolan que l'on risquait de voir Superman se fritter avec Batman, personnage "hautement magique".
Lu ensuite quelques chroniques, dont celle de Cachou. C'est intéressant et évoque les questionnements du Journal Le monde (Le Batman de Christopher Nolan est-il de gauche ou de droite ? par Anna Benjamin. A lire aussi Frank Miller, Batman et le choc des civilisations par Soren Seelow et quelques autres textes pour le contexte).
Au final, j'ai pas mal apprécié le film et les références ne m'ont pas gêné car j'ai la conviction que les super-héros ("américains" serait un pléonasme) sont déjà d'essence libérale (société et économie).
Ainsi, depuis le début de l'univers Batman, Bruce Wayne n'est pas un révolutionnaire : il reste un milliardaire, ne fait pas don de son argent (il valide le système) mais est un philanthrope et se fait justice lui même (et le moralise). Il occupe ainsi une place traditionnelle de héros américain garant de la société civile et de l'initiative privée pour lequel le système fonctionne tant que les valeurs sont respectées.
Du point de vue technique, la VO permettra de mettre en valeur la prestation de Tom Hardy, impressionnant et excellent ennemi de Batman. La vrai déception se trouve dans le twist final, inutile du point de vue scénaristique et diminuant selon moi le parcours du méchant justement... (Inutile aussi ce personnage incarnant le twist).
# Alors que les passionnés poursuivent le challenge Anne Mc Caffrey, il est difficile pour moi de m'y remettre. En dehors de mon contexte personnel, si j'ai apprécié les deux premiers volumes, la passion incitant à poursuivre l'expérience n'était pas présente. J'essaierais quand même de me motiver pour lire quelques volumes supplémentaires.
# la lecture de Jim Harrisson - les jeux de la nuit est en stand by à la 3e nouvelle. Intéressant recueil. Un jour il faudra développer cet intérêt pour les auteurs du middle west...
# Aujourd'hui, en route vers le bureau : sur un banc public, reposait un livre de de Khalil Gibran - le prophète. Sans doute abandonné par son lecteur pour un hardi preneur...
# A cette occasion me revenait en mémoire une autre rencontre autour du livre, voir un étrange fétichisme littéraire : un parisienne assise à une terrasse, caressant presque inconsciemment son sac de cuir tandis qu'elle poursuivait une lecture...
# mon obsession littéraire, elle, se nourrit des lectures du maitre et je m'aperçois ne pas avoir encore fait un tour exhaustif de ses œuvres. Un pont de cendres de Roger Zelazny est à découvrir...