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mercredi 30 décembre 2015

Wild Cards volume 1


WILD CARDS
Editions J'ai lu - Collection Nouveaux millénaires
Traducteurs :
Pierre-Paul Durastanti
Henry-Luc Planchat

Autres avis : Lorhkan ;

Wild Cards est une anthologie de nouvelles rassemblées par Georges R. R. Martin sur une idée de lui.

Dans Wild Cards, la Terre est celle que nous connaissons, mais elle contient son lot de divergences pour être considérée comme un univers parallèle. Mars est effectivement habitée par des barsooniens (référence à Burrough). Et suite à un contact avec des extra-terrestres, le monde est frappé par un virus ayant pour effet de faire muter les humains, avec un fort taux de pertes (90%). Les survivants touchés par ce virus sont soit des jokers (monstres), soit des as (personnes disposant d'un pouvoir).

Il y a un côté résolument pulps dans cet univers de super héros apparus juste après la seconde guerre mondiale. Cela rappelle l'époque des années 90  en jeux de rôles où le croisement de deux idées étaient à la source de nouveaux univers (uchronie et supers héros).

En mettant de côté leurs qualités, chaque nouvelle fait progresser l'univers chronologiquement dans ses enjeux divers : la place des personnes changées dans la société, leur exploitation, etc.
D'une certaine façon l'apparition de super pouvoirs renouvelle le visage de la société sans la changer fondamentalement : le pouvoir, s'il modifie les capacités de l'homme, ne modifie par le cadre des limites de son humanité, et ses actions s'annulent par la présence d'une némésis (un autre super héros aux objectifs contraires).

Les pouvoirs des as, souvent en rapport avec leur personnalité, sont d'ailleurs des problèmes qu'il leur faut résoudre avant de changer le monde : une ancienne actrice de muet devenue invisible, un acteur qui absorbe toute la personnalité de ses victimes, une femme d'un politicien (véreux) absorbant la totalité des souvenirs d'une personne (dont son mari)...

Les nouvelles du recueil sont globalement de qualité et bien traduites. Elles nous brossent d'un point de vue chronologie et thématique les conséquences du virus takisien sur la société des Etats-Unis. Ce qui les différencie, plus que le style, est le sujet traité. L'anthologie propose d'ailleurs un éventail de ce qui constitue les univers de super héros dans les comics.

Ci-dessous un compte rendu avec quelques spoilers.

Prologue :
RAS.
Trente minutes sur Broadway ! d'Howard Waldrop


Le dormeur (the sleeper - 1987) par Roger Zelazny :
La première question que pourrait se poser un amateur de l'auteur, serait de savoir si l'on retrouve sa patte derrière tout cela. Comme il se met au service de l’œuvre, le héros zelazny disparaît, à l'exception peut-être du fait que le dormeur se construit dans l'absence du père. Pas mal (AB).

Le témoin par Walter Jon Williams
Où comment le premier groupe de super héros sera brisé par le maccarthisme. Une nouvelle qui fait progresser les données de l'univers et montre des héros brisés dans ce qu'ils symbolisent. (AB).

Rites de dégradation de Melinda Snodgras
Une nouvelle qui fait le lien avec la précédente et nous montre une partie de la vie du professeur Tachyon, également touché par les abus du maccarthisme. Un peu ennuyeux (C).

Interlude 1 par George R. R. Martin
note mettant en relief une partie de l'histoire de ce monde parallèle. RAS.

Capitaine Cathode et l'As clandestin par Michael Cassut
La première nouvelle qui atteint le "Bien". J'ai apprécié l'ambiance particulière de cette nouvelle dans le milieu des séries télé d'après guerre et la description d'un Los Angeles avec sa foule interlope, ses jockers et l'envers du décors de Hollywood. (B).

Powers de David D. Levine
Cette nouvelle louche vers l'histoire d'espionnage et nous raconte comment récupérer le pilote d'un avion espion en URSS avec un as...Sympathique. (AB+)
Partir à points de G.R. Martin
C'est l'histoire d'une rédemption, celle du docteur Tachyon, et l'apparition d'un "super héros" d'un nouveau genre (à l'identité secrète) : la tortue. Nouvelle un chouilla émouvante. (B).

Interlude 2 par George R. R. Martin
RAS


La sombre nuit de Fortunato de Lewis Shiner
Continuant la logique d'adapter l'univers des super héros à un monde alternatif, l'auteur développe l'As aux pouvoirs magiques, à l'instar d'un Docteur Strange (?) dans une time line des années 60 et l'ombre de la guerre du Viet Nam. Une plongée dans un univers glauque avec tueur en série et invocateur. La fin de la nouvelle garde son mystère. L'histoire aurait mérité un bien s'il n'y avait pas eu cette confusion continuelle entre geisha et cow girl de luxe... (B-)

Transfigurations de Victor Milan

L'auteur poursuit les what if de ses prédécesseurs en regardant ce que pourrait donner le mouvement protestataire contre la guerre du Viet Nam aux US avec la présence d'As. Leur modification des rapports de forces (au final qui s'annulent.. Plus ça change et rien ne change). La fin est un peu abrupte. Pas mal pour l'ambiance ..... (B-)

Interlude 3 par George R. R. Martin
Chronique d'une soirée à l'Ace High, un restaurant très sélect, où se retrouvent vedettes et As célèbres. Où comment la jet set récupère les super héros.

Au tréfond
Un exercice de style d'un écrivain (?) vivant quelques temps dans Jocker town, le ghetto des exclus Jockers. (B-)

Interlude 4 par George R. R. Martin
RAS

Ficelles
Il y a de l'émotion dans cette nouvelle qui relate l'avènement des jockers en groupe social et leur lutte pour la reconnaissance de leurs droits. (AB)

Cinquième Interlude de George R. R. Martin
Citations sorties de l'univers de Wilds Cards. RAS


La Fille fantôme à Manhattan de Carrie Vaughn
L'auteur nous emmène dans un bad trip d'une jeune fille venue accompagnée son amie pour un concert. C'est le début du punk. Et l'occasion de recroiser un autre personnage connu. (B)
 

La Venue du chasseur de John J. Miller
Le catalogage systématique de l'univers des super héros dans Wild Cards nous présente enfin cette catégorie de héros, sans pouvoirs, mais sur-entrainés, atteignant par leurs capacités exceptionnelles la qualité de super héros (on pense à batman ou au punisher par ex). Quand David Carradine mute en super archer petit scarabé (B+). Une nouvelle sympathique.

Épilogue : troisième génération de Lewis Shiner
RAS

Science du xénovirus : extraits de la documentation de Victor Milán
L'appendice (qui ressemble à une aide de jeu de jeux de rôle) explique la nature du virus

Post Face de George R. R. Martin
Où l'auteur parle des origines de la création de Wild Cards, effectivement inspiré par un jeu de rôle des années 80

Alors pour qui ? Pour les amateurs de super héros et romans, pour les fans de Martin, afin de découvrir une autre facette de l'auteur, celle d'anthologiste.

jeudi 6 novembre 2014

Oeuvres de Roger Zelazny MAJ 2014 11 06

Table des chroniques des œuvres de Roger Zelazny
Je ferais une mise à jour au fil de l'eau. J'ai encore un certain nombre d'ouvrages non sortis de ma cave ou à trouver...Ainsi si quelqu'un souhaite céder son livre d'or de la Sf qui lui est consacré...

# Romans (dates de parution originales)

- Les culbuteurs de l'enfer (plus tard sous une nouvelle traduction "route 666") - Damnation Alley (1967 pour la novela, 1969 pour le roman) ;
- Bridge to ashes - Un pont de cendres (1976)
- Repères sur la route - Roadmarks (1979) ;
- Terres mouvantes - Changing land - série Dilvish le Damné (1981) ;
-  Le masque de Loki - The mask of loki  avec Thomas T Thomas (1990) ;

# Nouvelles (dates de parution originales)
- Les rois mages -  The Last Inn on the Road avec Dannie Plachta (1967) ; 
- Les furies - The furies (1967) ; 
- L'année du bon grain - The Year of the good seed avec Dannie Plachta (1969) ;

# Autres (dates de parution originales)

- entretiens de Roger Zelazny (1972 et 1981) ;
- Discours de Roger Zelazny (1984 et 1985) ;

# la saga d'Ambre (dates de parution originales)
- 6 nouvelles d'Ambre dans le recueil Mana from heaven (2003) ;
- Texte sur le premier cycle des 9 princes d'Ambre - Corwin (1970 à 1978) ;

Un pont de cendres - roman de Roger Zelazny (1976)




Quatrième de couverture : C'était le plus prodigieux télépathe de tous les temps.
En lui revivaient à la fois Archimède, Léonard de Vinci, Jean-Jacques Rousseau. Il était l'un des Fils de la Terre et tous en lui ne faisaient qu'un. Il s'appelait Dennis Guise ; en apparence, un enfant débile dont les facultés mentales avaient été étouffées et presque dénaturées par l'intrusion constante des pensées des autres.
Et c'était le dernier espoir de la Terre face à un ennemi qui avait créé la race humaine mais pourrait tout aussi bien la détruire si Dennis Archimède Léonard Jean-Jacques Humanité Guise ne parvenait pas à le battre sur son propre terrain
.

[ Attention, spoilers]

Bridge of ashes (1976) - Un pont de cendres (1981) est un roman de Roger Zelazny qui prend l'allure d'une fable écologiste en 4 parties et dont certains passages possèdent une vraie force poétique.

Dennis Guise est un enfant télépathe au seuil de l'adolescence qui est resté toutes ses jeunes années en catatonie en raison de sa trop grande capacité télépathique : il a ainsi absorbé toutes les pensées environnantes, lesquelles l'ont empêché de se développer, de se créer une identité. Mais un jour il se créé un lien télépathique avec une personne dont il copie totalement l'identité... Le travail du thérapeute télépathe va pouvoir commencer.

Ce roman envisage l'impact de la télépathie sur l'identité d'un individu, sur sa formation, sur les moyens de traitements. Un parallèle à faire est tentant entre la pollution mentale dont est l'objet Dennis et la pollution que subit la terre.

Car les questions de l'environnement sont évoquées : la lutte de certains pour protéger le peu qui reste de nature. Le positivisme de d'autres pour qui le progrès technologique permettra forcément de trouver des solutions demain aux problèmes d'aujourd'hui. Ce qui leur permet de se déresponsabiliser. Les réaction désespérées de d'autres tendant vers l'éco-terrorisme est également envisagé.

Ainsi, le pont de cendres, c'est l'histoire de l'humanité, sa fuite en avant dans l'utilisation de ses ressources premières, dans la dégradation de l'environnement qui l'a vu naître...

Mais le pont de cendres, c'est aussi le symbole de la vie de Dennis Guise, de son histoire et de celle de l'humanité dans toute son ambivalence, en évolution, tendant vers quelque chose d'autre dans l'avenir, riche de nombreuses expériences.

samedi 18 octobre 2014

Autodafé - Auto-da-fé - nouvelle de Roger Zelazny (1967)


Autodafé est une nouvelle de Roger Zelazny publiée à l'origine en 1967 dans l'anthologie de Harlan Hellison, Dangerous Visions, puis traduite dans l'anthologie "Derrière le Néant" chez Marabout SF (1973) par un certain Henry-Luc Planchat.
Ce dernier avait travaillé sur un fanzine de SF l'Aube Enclavée puis sur une collection de Marabout aujourd'hui disparue.

Il faut noter que le texte apparaît bien mieux traduit que pour Une rose pour l'ecclésiaste.
La nouvelle, assez courte (une dizaine de pages), reste anecdotique mais possède un beau style, très bien rendu en français. 

L'histoire s'intéresse au destin du torero (mechador) le plus célèbre d'une arène où l'on affronte des voitures (sans doute habitées par des intelligences artificielles).

samedi 11 octobre 2014

Une rose pour l'Ecclésiaste - A Rose for Ecclesiastes (1963) - nouvelle de Roger Zelazny


Une rose pour l'ecclésiaste est sans aucun doute le fleuron de ce recueil. Une nouvelle érudite où en quelques mots sont posés une réflexion sur la foi et la nature de l'homme.

Dans une planète Mars de fiction où ses canaux existent et sont des traces d'une ancienne civilisation (mais cela pourrait se passer ailleurs dans la galaxie), les terriens venus avec une équipe de scientifiques et archéologues cherchent à nouer contact avec la poignée de martiens qui restent. Gallinger, poète imbu de lui même et linguiste de génie, reçoit l'autorisation de fréquenter le temple sacré des martiens. 
Ses découvertes et les contacts qu'il fera le changeront à jamais autant qu'il changera le destin de ce peuple martien.

Une nouvelle à la poésie sombre qui conserve quelques traces de lumières.

dimanche 5 octobre 2014

Les portes de son visage, les lampes de sa bouche (1965)- Nouvelle de Roger Zelazny


The Doors of his Face, the Lamps of his Mouth - Les portes de son visage, les lampes de sa bouche (1965)- Nouvelle de Roger Zelazny

"Il n'existe pas de puissance sur Terre qui se puisse comparer avec celui qui fut créé pour n'en craindre aucune."

Cette nouvelle fait partie des histoires en "grand écran" de Zelazny. Elle s'inspire sans doute de Moby Dick mais évoque aussi une autre nouvelle de Zelazny où un alpiniste tente de conquérir le plus grand sommet de l'univers connu. Ces histoires ont pour point commun de montrer des hommes avec leurs obsessions. Le style est beau et l'histoire reste plaisante.

Ici nous sommes sur une Vénus fantasmée (mais cela pourrait se passer ailleurs) qui attire scientifiques et aventuriers, notamment son océan énorme et la pêche d'un spécimen d'Ichtyform Levianthus, sans doute la créature la plus gigantesque de l'univers.
Le héros est un homme-hameçon qui va participer à la prochaine campagne pour capturer la bête...

The Graveyard Heart - Le coeur funéraire (1964) - nouvelle de Roger Zelazny




Le cœur funéraire a fait partie des nouvelles qui m'ont durablement marqué lors d'une première lecture, il y a longtemps. Elle reste pour moi l'une des plus originales qu'il m'ait été donné de lire.


Le club est sans doute l'organisation la plus sélective du monde. Ses membres font l'objet des pages mondaines des médias du monde entier. Ils sont invités à assister à de grandes fêtes et commémorations. Entre les deux ils dorment en hibernation dans des bunkers. Ils apparaissent donc éternellement jeunes pour ceux qui vivent leur vie en société, puisque le passage du temps n'a pas été le même. Accéder à ce club est sans doute comme atteindre les champs élyséens.

L'histoire suit le parcours d'Alvin Moore qui tombe amoureux de Leota, membre du club. Il décide alors de tout faire pour rentrer dans celui-ci, lequel apparaît enviable de l'extérieur. Mais d'acteur il devient alors sujet d'entertainment et réalise que cette hibernation pourrait bien constituer une fuite en avant, la personne qui en est l'objet devenant un déraciné par rapport à son monde et son temps. Et la récompense espérée par certains, une éventuelle immortalité avec les progrès de la médecine, pourrait bien être vidée de sa substance au bout du voyage...

Les personnages ont de la substance, des motivations, de l'égoïsme, des idéaux. Ils sont ainsi plus zelaznien que dans la première nouvelle.


Ce qui caractérise cette nouvelle est aussi l'inventivité que l'on retrouve par petites touches comme pour cette justice du futur, ou l'angle pris par les personnages pour régler leurs problèmes, etc...


Et le style, lequel reste très zelaznien ajoute une atmosphère poétique et mélancolique...


Extraits (passez votre souris dessus - caractères en blanc) :
"Oui les nations se faisaient la guerre, disait Unger. L'artillerie tonnait. Le sang coulait. Les gens mourraient. Mais nous avons survécu à tout cela. Nous avons traversé mot à mot un Shivat chancelant. Et puis un beau jour, ce fut la paix. Il fallu très longtemps pour que l'on s'en aperçoive. Nous ne savons toujours pas comment nous avons fait."

"Un problème d'éthique se pose au club dit Mary Maud, c'est à dire moi. Malheureusement ce sont les autorités judiciaires qui l'ont posé de sorte que l'on ne peut pas traiter de cette affaire comme on traite la plus part des problèmes éthiques. Elle exige une réponse."

vendredi 3 octobre 2014

The furies - Les furies (1967) - nouvelle de Roger Zelazny


Une rose pour l'ecclésiaste ( "Four for Tomorrow's : A rose for Ecclesiastis") est la traduction par Michel Deutsch d'un recueil de nouvelles de Roger Zelazny, publié en 1967 aux Etats-Unis (et en France en 1980).
Il comporte les textes suivants :
- une préface de Théodore Sturgeon ;
- Les Furies - The Furies (1965) ;
- Le Cœur funéraire - The Graveyard Heart (1964) ;
- Les Portes de son visage, les lampes de sa bouche - The Doors of his Face, the Lamps of his Mouth (1965) (ce texte recevra un Nebula la même année)
- Une rose pour l'Ecclésiaste - A Rose for Ecclesiastes (1963)

Un petit mot sur la traduction réalisée par Michel Deutsch, elle laisse vraiment perplexe: dans une préface de Theodore Sturgeon il utilise les mots de nouvelles pour This immortal (Toi l'immortel) et The dream master (le maître des rêves), lesquels sont des romans (p13 - édition j'ai lu poche)...
Ailleurs, dans la 2e nouvelle "et il m'a traité comme si j'étais son père"... En fait, toute la nouvelle nous donne le sens de la chose et ce serait plutôt "et il m'a traité comme s'il était mon père"...(p100). D'autres exemples existent, mais il me semble que cet ouvrage nécessiterait une nouvelle traduction.

# The furies - Les furies illustre bien le talent de Zelazny dans l'utilisation de la mythologie au service d'une histoire. Si la nouvelle est bonne, elle est sans doute la plus faible du recueil. Ainsi, les personnes sont en retrait et surtout définis par leurs caractéristiques. Seul le "grand méchant" de l'histoire est un peu plus fouillé. On s'éloigne toute fois du manichéisme et les zones de gris sont nombreuses.

Trois personnages (Sandor Sandor, Benedict Benedict et Lynx Links)incarnent (métaphoriquement) les furies* dont le rôle est de punir  Victor Corgo, coupable d'hubris (c'est à dire de rébellion contre les lois divines). La nouvelle devient une parabole inspirée des légendes gréco-romaines et la lecture à en faire nous est donnée clairement vers la fin.

* divinités infernales chargées d'exécuter sur les coupables la sentence des juges.

jeudi 21 août 2014

L'oeil de chat (eye of cat) de Roger Zelazny (1982)



quatrième de couverture: Pour mener à bien une mission périlleuse, William Cheval-Noir Singer, le plus grand chasseur de tous les temps, pactise avec une bête aux étonnants pouvoirs télépathiques qu'après avoir lui-même capturée et arrachée à son monde, il fait évader du zoo interstellaire. Mais dès sa libération, Chat, dont la haine décuple l'intelligence et la ruse, n'aura de cesse de venger le génocide de sa race. S'engage alors une traque à mort où l'ancien chasseur est devenu le gibier d'un être aux pouvoirs diaboliques, dont l'œil unique pourrait évoquer celui de Caïn. Seule chance de salut pour Cheval-Noir : le retour à la foi de ses ancêtres navajos dont il est – lui aussi – l'unique descendant, pour y retrouver l'antique chemin des victoires, victoire sur la peur, victoire sur les ombres, victoire sur soi-même.

Le quatrième de couverture comporte une inexactitude : il n'a pas été opéré un génocide de la planète de Chat, mais celle-ci a disparu après que son soleil soit devenu une hypernova.

Beaucoup d’œuvres de Roger Zelazny comportaient des références mythologiques, jusqu'à créer plusieurs niveaux de lectures. Dans ce roman, les mythes et légendes des Navajos (ou du moins des natifs américains) sont très présentes.

L'auteur dédicace ce livre à "Joe Leaphorn, Jim Chee ", deux personnages Navajos des romans de Tony Hillerman, ainsi qu'à ce dernier. En effet, Zelazny avait été inspiré par l'oeuvre de Hillerman pour écrire sur la vie et la culture des Navajos.

Hillerman lui retournera le compliment en faisant lire une œuvre de Zelazny par un de ses personnages pendant une surveillance (pour des chroniques sur l'oeuvre de Hillerman, ce blogue).

William Cheval Singer, un chasseur à la retraite, autrefois employé pour capturer des créatures sur d'autres planètes destinées à des zoos sur terre (et sans doute à des fins de recherches).
On vient toutefois le solliciter pour empêcher l'assassinat politique d'un représentant extra-terrestre alors qu'un traité doit être signé. Devant la nature particulière de l'assassin (télépathe métamorphe), il décide de faire appel à Chat, un extra-terrestre possédant également ces qualités, dernier représentant de sa planète. Celui-ci accepte en échange de la possibilité de pouvoir exercer sa vengeance sur William, dernier représentant d'une tribu de  Navajo.

Une phrase très significative de ce roman me semble être celle d'un personnage au héros "C'est à toi de le dire. Quand les dieux gardent le silence, quelqu'un doit choisir." William Cheval Singer est un homme qui a vécu  dans une société quasi-néolithique pendant son enfance, avant de recevoir une éducation, de voyager entre les étoiles. En passant à la modernité et recevant l'éducation qui va avec, les esprits qui peuplaient son univers ont disparu petit à petit. L'absence des dieux nécessite de faire des choix dans l'incertitude. Et à l'origine écartelé entre deux mondes, il ne reconnaît même plus ceux-ci. Il lui faudra reconnaître de nouveau son univers, le peupler de la culture qui le constituait pour pouvoir évoluer, se retrouver et peut-être survivre à la créature qui le chasse.

" J'ai peut-être connu une grande injustice, poursuivit-il. Si je l'ai enlevé à sa terre comme le peuple a été emmené à Fort Summer."

Chat, ainsi qu'il se nomme lui-même, est source de culpabilité pour Singer, lequel a commis une faute en l'enlevant de son environnement si cet E.T. est intelligent. C'est un doute qui le taraude alors qu'il doit faire face à ses dernières années.

En conclusion, l'oeil de chat, est un grand roman dont le style épouse l'évolution de l'histoire et du personnage : des paragraphes entrecoupés de contes ou chants de mythologies navajos, des coupures publicitaires et titres de la une qui  évoluent  avec le héros, des passages d'une grande poésie.
Des thématiques sont évoquées : le grand écart entre les cultures, l'effet que peut avoir l'évolution technologique sur ces dernières et la perte d'identité qui en résulte.

Pour qui ? Pour les amateurs du maître, et pour les autres aussi. Par rapport au style zelaznien habituel, on appréciera la touche ethnologique native americaine.

jeudi 5 juillet 2012

Les culbuteurs de l'enfer de Roger Zelazny



Curieuse trajectoire que cette œuvre atypique de Roger Zelazny :

-Dans sa conception et les thèmes mis en jeu :

L’immortalité ne fait pas partie de la thématique de l’auteur, le rythme y est différent. La nouvelle d’origine avait ainsi été rédigée « sous influence » (^o^ ) :

Patrice Duvic: Puisque nous parlons de vos thèmes, il y a un de vos romans qui me semble très différent des autres : Damnation alley. Et tout d’abord aucun personnage d’immortel n’a réussi à s’y insinuer...

Roger Zelazny  : En fait ce n’est pas vraiment un roman. C’était un long récit, que j’ai développé par la suite. Je voulais quelque chose avec beaucoup de mouvement, au rythme très rapide, et je voulais aussi l’écrire très rapidement. Donc je l’ai écrit le soir, en trois semaines (j’étais encore fonctionnaire de l’Etat), et c’était de l’écriture très automatique. J’étais à moitié ivre la plupart du temps. Je n’arrêtais pas de boire de la bière tout en écrivant. C’était très inhabituel, et cette histoire est un peu une anomalie. Je ne me souviens pas d’avoir fait quoi que ce soit de spécial sur le plan des personnages et des idées. Je voulais juste raconter une histoire d’action et j’ai pensé que le mieux pour introduire beaucoup d’action serait de baser ça sur une sorte de voyage. Et c’est ce que j’ai fait.


- Dans son parcours éditorial (longueur du texte, titres et traductions) :

D’abord avec une nouvelle, Damnation Alley, (1967), étendue en roman (1969).

La nouvelle sera traduite en français sous le titre « L’Odyssée de Lucifer » dans la revue Galaxie (n°53).

 Le roman sera ensuite traduit sous le titre « Les culbuteurs de l’enfer » par François Lasquin et publié par les éditions champs libres – collection  chute libre (1974), puis par les éditions Jean-Claude Lattes (1979). Il bénéficiera d’une nouvelle traduction de Thomas Bauduret sous le titre « Route 666 » (2000).

- Dans son parcours cinématographique :

Damnation Alley est le seul texte du maître a avoir bénéficié à ma connaissance d’une adaptation cinématographique (Les survivants de la fin du Monde – Jack Smith). L’auteur, s’il avait apprécié le script original, serait tombé de haut en voyant le résultat, très éloigné de son œuvre. Bien que ne l’ayant pas vu, il semble que cela soit un « film de haute volée », une mission pour ce site. A vérifier à l’occasion.

*****


Le volume que je possède est la première édition du roman – sans doute un incunable (1) – dans la collection « chute libre ». Il me semble que l’un des arguments pour l’édition de 2000 fut la faiblesse de la première traduction. Sans pouvoir comparer avec l’œuvre originale, je ne saurais évaluer « la première version française », mais celle-ci ne m’a pas posé de problème de lecture.

L’illustration est une horreur, vous aurez donc droit à la version américaine*.

Quatrième de couverture : Hell Tanner est un enfoiré de première, un Hell's Angel qui n'a jamais eu le moindre respect pour la vie humaine, la loi et l'ordre. Mais dans un monde broyé par les épidémies, où des rocs tombent du ciel, où les chauve-souris sont de la taille d'un Boeing et les compteurs Geiger dans le rouge, Tanner est la dernière chance de la ville de Boston. À la tête d'un convoi de véhicules blindés, équipés de roquettes et autres canons, il va devoir traverser le pays, de la Californie à la Nouvelle-Angleterre, en suivant la route 666, la route de l'enfer sur terre.

Le quatrième de couverture décrit bien le cadre du roman : nous suivons donc le voyage de Hell Tanner, "affranchi", pour aller livrer des vaccins de l'état de Californie à celui de Boston, victime d'une épidéme, dans une Amérique détruite suite à une guerre nucléaire et une nature devenue folle.

Nous pourrions ajouter que si l’immortalité, et le rythme trépident du livre seront peu familier aux zelazniens, ils retrouveront un «  je ne sais quoi » du style du maître dans le personnage, lequel inscrit  sa légende dans un chemin balisé (la route entre les deux côtes américaines, les hell's angels). On n’est donc pas loin de certains mythes modernes. Un roman très « mad-maxien » avant l’heure dans un monde post-apocalyptique.

A lire pour les fans afin de découvrir une autre facette du maître et pour les autres aussi…


(1) Récupéré chez un bouquiniste avec un bandeau sur l’œil et une jambe de bois, venu à notre taverne, un soir… A ce propos, je suis à la recherche des premières éditions de l’auteur sur toutes ses œuvres, n’hésitez pas à me contacter.

* même si aucune illustration n'apparaît satisfaisante.

Sources :
Entretiens de R. Zelazny ; Wiki ; ma bibliothèque…

L'avis de lutins...de Monsieur Henri...

samedi 30 juin 2012

Quelques entretiens de Roger Zelazny

Quelques entretiens de Roger Zelazny avec des journalistes:

Avec Patrice Duvic (dans un n° de fiction ou galaxie 1972) : 
- où l'on apprend que le maître a également écrit un roman policier.(the dead man's brother);
- où l'on découvre dans quelle condition a été écrit les culbuteurs de l'enfer aka route 666, roman atypique de l'auteur, s'il en est.

Extrait :
Patrice Duvic  : Si nous prenons par exemple le personnage principal de L’île des morts : créer des mondes, cela ressemble assez à la manière dont nous définissons un dieu.
Roger Zelazny  : La science conduit l’homme dans une direction où, grâce à ses moyens technologiques, il fera ce qui, il y a quelques siècles, aurait été considéré comme des miracles. En ce sens, l’homme lui-même devient plus proche de ce que l’homme d’autrefois aurait considéré comme un dieu. C’est une métaphore passionnante que de faire la comparaison entre ce que l’homme peut un jour devenir et ce à quoi il a cru, à un moment donné, que les dieux devaient ressembler ; de comparer la réalité possible à l’ancien idéal et de voir en quoi ils diffèrent et en quoi ils sont similaires. (...)

Dans la revue SF future life (1981)...

dimanche 3 juin 2012

Le temps et le Yan - nouvelle de Roger Zelazny



"Le temps et le Yan", nouvelle issue du numéro 235 de Fiction (juillet 1973) est la traduction par Bruno Martin de "Of Time and the Yan".

Cette brève nouvelle n'est pas désagréable. Elle évoque ainsi quelque peu la rose et l'éclésiaste pour son ambiance martienne et poétique mais elle reste toutefois un peu approximative (est-ce dû à l'auteur ou à la traduction ?).

 

mercredi 23 mai 2012

Qui dérangera mes os ? - nouvelle de Roger Zelazny


"Qui dérangera mes os ?", nouvelle issue du numéro 68 de Galaxie (janvier 1970) est la traduction par Denise Hersant de "He that moves", parue initialement dans "If" en janvier 1968.

L'Homme n'est plus, détruit par sa propre folie il y a bien longtemps. Il ne reste tout au plus qu'une planète et des ossements - qui peuvent revenir à la vie grâce à une technologie avancée. Une planète qui change de propriétaire selon les fortunes de guerres interplanétaires.

Certaines personnes sont réveillées en raison de leurs qualités exceptionnelles, le temps d'une mission pour les extra-terrestres...

Mais certains défunts ne devraient jamais être réveillés... Alors malheur à qui  dérangera ses os...

*****

Le maître dévoile ici certains de ses thèmes de prédilection : le retour à la vie (l'immortalité) de personnes "légendaires" de la terre (le mythe). La nouvelle prend la forme d'un jeu de piste (un puzzle selon le commentaire de l'époque) et ménage le suspens par l'alternance de points de vue.

Et comme toujours Roger Zelazny tisse une histoire dans l'histoire, la littérale et celle qui émerge en filigrane des références "légendaires" mises en avant...avec en prime un clin d’œil à ce vieux Shakespeare...

mardi 17 avril 2012

"Ange noir, ange noir" nouvelle de Roger Zelazny (1967)



La nouvelle "Ange noir, ange noir" de Roger Zelazny issue du numéro 69 de la revue Galaxie (juillet 1969) et traduite par Denise Hersant fut publiée originellement dans la revue Galaxy (1967) sous le titre "Angel, dark angel".


Nous sommes dans un univers où l'homme a colonisé de nombreuses planètes, où le progrès technique a permis de supprimer le labeur grâce à la robotique... Où la stagnation menace et la régulation est opérée par Morguengard au nom de l'amour pour les hommes.

Un agent à la retraite de Morguengard, Stain de la ville d'Iceborg, reprend du service pour aller rencontrer Galatea de la ville de cyborg en tant qu'ange de la mort.

Et le robot simule doué de sensibilité se replace auprès du roi Lear...

Revenons sur les personnages : L'homme s'appelle "Stain" - la tache ? - la femme Galatea - Galatée la néréide, symbole d'un amour non partagé conduisant à une folie  destructrice dans la mythologie grecque, ou Galatée la statue de Pygmalion qui prend vie -. Les noms des personnages ne sont pas innocents. Ils racontent une histoire à la portée mythologique chez Zelazny, laquelle se recoupe avec la trame principale.

Une histoire intéressante à découvrir car le maître se dévoile même si l'intrigue s'achève un peu brutalement après l'exposition du début.

jeudi 12 avril 2012

Les nouvelles issues de l'univers d'Ambre de Roger Zelazny


Il aura fallu attendre quelques années avant d'avoir l'occasion de découvrir enfin les nouvelles issues de l'univers d'Ambre (1), la série à succès de Roger Zelazny, grâce au recueil Manna from Heaven, publié après sa disparition (2003). Nous chroniquerons ces nouvelles ici en un tout avant d'examiner les autres textes séparément.

Difficile de ne pas faire de spoiler, ni de chroniquer ces nouvelles hors de leur contexte "ambrien"  : elles s'adressent avant tout aux connaisseurs de la saga et ne peuvent se lire indépendamment au risque de s'y perdre. Les autres n'y comprendront sans doute rien.

La lecture de ces textes procurera par contre beaucoup de plaisir au fan qui retrouvera ses émotions de primo-lecteur intactes. De la nostalgie aussi et un peu de tristesse comme en ce jour de 1995 où nous apprîmes le décès de l'auteur. Car il n'y aura plus de suite possible.

! Attention : dans la mesure du possible, je traduirais librement les titres de ces nouvelles ci-dessous, non encore disponibles en français à l'heure actuelle. Dans chaque texte, la narration est faite à la première personne.


Le prologue aux atouts de la vengeance (Prologue from the Trumps of Doom) : 
Edité en 1985 pour une version limitée des atouts de la vengeance (cycle de merlin T1), cette courte nouvelle de 2 pages relate la traversée du Logrus par Merlin. Intéressante pour donner un aperçu au lecteur de l'expérience que constitue le passage de l'équivalent de la marelle.Ce texte se distingue des cinq suivants, se passant après le cycle de Merlin.

La légende du commercial (The Salesman's Tale - 1994):
Cette nouvelle raconte la fuite de Luke face à la Marelle, sa rencontre avec Vialle et la découverte d'une antique menace existant bien avant la confrontation entre la marelle et le logrus et mettant en cause les aiguillers (spikards).

Le cheval bleu et les montagnes dansantes (Blue Horse, Dancing Mountains - 1995) :
Nous retrouvons ici Corwin fuyant les courts du Chaos avec une monture intelligente et métamorphe, Shark, après son emprisonnement. Il sera témoin d'une étrange partie d'échecs entre Dworkin et Suhuy et apprend qu'il a un "rendez-vous avec le Hall des miroirs du château d'ambre".

Le shroudling et le Guisel (The shrouding and the Guisel - 1994) :
Une amie d'enfance de Merlin, Rhanda, surgit pour le prévenir d'une menace qui pèse sur lui en tant que prétendant du trône des Courts du Chaos : une bête particulière (résistante aux armes et insensible à la magie) a été envoyée pour le tuer à travers l'univers des miroirs.

A propos d'une corde (Coming to a cord - 1995) : 
La nouvelle décrit ce qui est arrivé à Frakir, le lacet étrangleur de Merlin, après que ce dernier l'ait abandonné au profit d'un aiguiller. Elle relate également une rencontre entre Luke, Flora et un mystérieux sorcier, entrant et sortant par des miroirss, poursuivit par une étrange bête appelée Guisel.

Le hall des miroirs (Hall of Mirrors- 1996) :
Ce texte décrit le retour de Corwin à Ambre et sa confrontation dans le Hall des miroirs avec Luke.

Un mot sur les cinq nouvelles postérieures au cycle de Merlin : elles gardent une certaine cohérence, à l'instar de Dilvish le damné et permettent de deviner en filigrane un tableau d'ensemble que l'auteur préparait pour la suite de son univers. La grande faucheuse le prendra alors qu'il collaborait avec Ed Greenwood sur A secret of Amber 2), la 6e des nouvelles, malheureusement non publiée dans ce recueil.

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    Alors pour qui ? Les fans d'Ambre doivent absolument se procurer ce recueil. C'est un ordre ! Les autres... Passez votre chemin.

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    (1) Elles étaient pour partie éditées dans le fanzine "Amberzine" consacré à l'univers du maître, mais le coût des anciens numéros, dépassant allègrement les 100 $ sur amazon.co, refroidissait les ardeurs en matière de lecture
    (2) Editée dans : Amberzine 12-15, Mai 2005. Ici quelques allusions au sujet.

    vendredi 6 avril 2012

    Monsieur Arnaud sans Nelly et du blabla sans conséquences


    A un certain age on lit encore et toujours les mêmes livres...

    ... Et je me retrouve de nouveau avec Ambre (cycle Corwin) entre les mains.

        Redécouvrir certains passages effacés de la mémoire...

        ... S'approprier de nouveaux angles d'approche de l’œuvre.

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    Deux éléments saillants se dégagent de cette énième traversée d'Ithaque :

    En premier, la psychanalyse serait éventuellement un aspect saillant de l’œuvre du maître à mettre en valeur.
    La seule chronique qui envisage un roman de Roger Zelazny de ce point de vue est celle de Xavier Mauméjan dans le supplément Bifrost consacré à l'auteur. L'ouvrage le maître des rêves, par son thème, s'y prête certainement mais l’œuvre entière de l'auteur étant traversée de références à la psychanalyse, cet aspect n'est sans doute pas anodin (cf les cours du chaos par exemple).
    Malheureusement, je manque de connaissances à ce sujet pour en apprécier la portée.

    En second, les histoires et intrigues au sein d'une famille composée d'êtres aux capacités extraordinaires est représentative de certaines figures de la mythologie : pensez aux Dieux gréco-romains par exemple. Chez Zelazny, cette figure est prégnante dans le cycle des princes d'Ambre...


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    Ma première tentative dans la sangha des blogs de SF pour bientôt, celle du challenge Anne Mc Caffrey. Participer en allant au delà d'une lecture dans son coin, comparer ses impressions en allant voir les articles des autres, s'enrichir...

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    La découverte de manna from heaven se fait les mains tremblantes... Enfin l'on s'imagine tel un apprenti sorcier découvrant un incunable de Abdul Al-Hazred. Quel savoir se cache derrière ces pages ? Pensez vous, enfin à portée de main les nouvelles relatives à Ambre de Roger Zelazny. Je sais bien que tout le monde n'est pas fan et que ces quelques mots n'auront pas la même portée pour tous... Mais imaginez un peu l'auteur que vous préférez et dont vous découvrez quelques inédits. La lecture vous rappelle alors votre première fois littéraire avec cet imaginaire...

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    Des lectures concomitantes dans la liste de blogs suivie (Quoi de neuf - La Bibliothèque d'A) ... Résister à l'envie de lire le livre maintenant...