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jeudi 22 octobre 2015

quelques chroniques de cinémas remontées du passé...


Jupiter Ascending - So much money in a such  WTF movie...
Jupiter Ascending apparaît comme un patchwork de nombreuses bonnes idées de background mélangées de façon dis-harmonieuses. Alors visuellement, c'est réussi et un peu baroque. Mais, les auteurs auraient dû élaguer et rendre plus cohérent leurs univers pour que cela devienne bon. Ou réaliser plusieurs films dans plusieurs univers différents. Quant au scénario et à la parabole trop simpliste sur la société de consommation, on ne peut que trouver cela regrettable...

Avis : Anudar, Lorhkan,


Terminator Genisys - Une famille dysfonctionnelle à travers le temps
Je n'ai pas vu le précédent opus, juste les 3 premiers. Je n'en attendais rien, mais je me suis vraiment bien amusé avec ce film qui avait pour cœur de cible les fans boys. On trouve donc plein de clins d’œils aux précédents films. Il poursuit l'idée du déplacement chronologique du jugement dernier suite aux diverses remontées du temps.

Il y a aussi ce côté jouissif de la scène à l'époque actuelle des retrouvailles de Kyle, Sarah, John et Schwarzie, comme la photo d'une famille dysfonctionnelle à travers le temps.
C'est que Sarah Connor  a été élevée par un papa terminator, dont la relation avec Kyle Reese doit donner John Connor, le sauveur de l'humanité. Ce dernier ayant en quelque sorte élevé son père dans le futur pour le renvoyer dans le passé. Ici (gros spoiler) on apprend que finalement c'est John qui est le papa de Skynet. Tout cela se déchire un peu, mais comme toute famille...

Tout au plus l'acteur Jason Clarke apparaît un peu poussif pour incarner John Connor.
Et le nouvel acteur pour Kyle Reese, Jai Courtney, est vraiment trop musclé pour un futur apocalyptique où l'homme est en guerre contre les machines (le premier était vraiment mieux casté).

lundi 28 septembre 2015

Quelques chroniques de BD



Niourk de Stefan Wul - adaptation en BD d'Olivier Vatine (3 Tomes)

Synopsis : Sur une Terre post-apocalyptique où l'Humanité a régressé au stade primitif après une catastrophe nucléaire ayant asséché les océans et donné naissance à des chimères mutantes, quelques tribus survivent à l'état sauvage. Parmi elles, la horde de Thoz, où vit l'enfant noir, rejeté par les siens. Lorsque le vieux sorcier de la tribu le condamne à mort, l'enfant noir se met en marche pour Niourk, la ville des dieux, où ne subsistent que ruines et étranges mécanismes, vestiges de la civilisation du XXe siècle.
Poulpes mutants, mégalopole fantôme et androïdes vénusiens : redécouvrez le plus grand succès de l auteur culte Stefan Wul, un classique de la science-fiction remis à neuf par un maître du genre : Olivier Vatine.


Stefan Wul occupe une place particulière dans la SF : pour être arrivé dans la littérature de genre par la bande (chirurgien dentiste se mettant à écrire suite à une réflexion de sa femme), comme un défi ; pour avoir eu une activité littéraire concentrée pendant une unique décennie (les années 50), à l'exception d'un dernier ouvrage dans les années 70 (Noô, en 77) ; pour avoir eu deux de ses romans adaptés en dessins animés par René Laloux (Oms en Série devenant La planète sauvage sous les traits de Roland Topor, l'orphelin de Perdide devenant Les maîtres du temps sous les traits de Moebius)...

Certains  de ses romans, que j'ai dû lire il y a plus de 20 ans, avaient une certaine puissance évocatrice.
C'est donc avec un grand intérêt que j'ai renoué avec cette adaptation en bande dessinée de Niourk par Olivier Vatine* chez Ankama Edition, dont le trait est parfaitement adapté au roman de 1957.



Alors pour qui ? Pour ceux qui avaient apprécié le roman, pour ceux qui voudraient découvrir Wul par la BD, pour les amateurs de bonnes BD de SF...

Voir aussi l'avis de : Anudar


* Olivier Vatine est pour les anciens comme moi, le dessinateur des quatre premiers tomes d'Aqua Blue au début des années 2000.



Biomega, manga de Tsutomu NIHEI, publié au Japon entre 2004 et 2009 (6 tomes)

Synopsis : En l'an 3005, après sept siècles d'interruption, une mission de recherche est envoyée sur Mars. Arrivés sur les ruines d'une ancienne colonie laissée à l'abandon, les membres d'équipage y rencontrent une femme.
Mais, alors qu'ils reviennent sur Terre, leur appareil s'abîme en mer et le corps de l'un d'eux est retrouvé flottant dans l'espace et atteint d'un étrange virus (le N5S), dont il répand des spores à la surface de la planète.
Six mois plus tard, sur Terre, l'agent Zoichi Kanoe est envoyé par la Toa Industries sur l'île artificielle de 9J0. Il y découvre une population ravagée par le virus. Ce dernier aura d'ailleurs infecté toute la planète d'ici une quinzaine d'heures.

Les amateurs de Manga le connaissent sans doute plus pour sa série Blame ! dont le dessin est proche. Celui-ci, un peu différent par rapport aux mangas traditionnels,  évoque autant les comics américains, que les auteurs européens tel que Moebus ou Druillet.


Le découpage ne rend pas toujours l'action bien lisible, mais le dessin est dynamique et sert une histoire qui commence comme une apocalypse zombie assez gore (pour les deux premiers tomes), et change totalement d'optique ensuite en ce qu'elle se déplace en une sorte de voyage initiatique  dans un milieu qui emprunte à l'heroic fantasy (dans les tomes suivants).
Ainsi, si l'on souffre avec les personnages dans la première partie, une distance se fait dans la seconde partie et le lecteur devient un simple spectateur d'un étrange voyage.

Au final, malgré un potentiel certain, l'histoire n'est pas toujours bien maitrisée par l'auteur qui semble avoir choisi de changer de direction en cours de route. Ce côté hybride rend malaisée la recommandation de cette oeuvre, mais pourquoi pas ?

dimanche 7 juillet 2013

Fight club de Chuck Palahniuk



Quatrième de couverture = Laisse-moi te parler de Tyler. Tyler dit : les choses que tu possèdes finissent toujours par te posséder. C’est seulement après avoir tout perdu que tu es libre de faire ce dont tu as envie. Le fight club t’offre cette liberté. Première règle du fight club : Tu ne parles pas du fight club. Deuxième règle du fight club : Tu ne parles pas du fight club. Tyler dit que chercher à s'améliorer, c’est rien que de la branlette. Tyler dit que l’autodestruction est sans doute la réponse.» Métaphore acide et jubilatoire d’un monde au bord du chaos, perdu faute de révolution, Fight Club a été porté à l’écran en 1999 par David Fincher, le réalisateur de Seven et Alien 3. Le DVD du film est édité par Fox Pathé Europa.

Fight Club est sans doute un incontournable de la fin des années 90- début 2000. Sans avoir lu le livre à cette époque, le film fut réellement surprenant et original... Il me faudra attendre des années avant de me mettre à lire l'auteur.  

Bien que certaines différences existent entre le roman et le film, elles ne sont pas de nature à dénaturer l'essence de l'oeuvre. Ce qui suit va sans doute spoiler un max si vous n'avez pas encore ni lu le livre ni vu le film, vous êtes prévenus.

Fight club est l'histoire d'une révolte des "gens moyens" étouffés par la société de consommation qui uniformise, une révolution principalement masculine dans une société dite féminisée où la figure du père, modèle, a disparu. La seule solution entrevue est l'autodestruction (une remise à zéro ?).

Le livre est excellent et le style percutant. Les extraits qui suivent parlent pour eux même...



"On achète des meubles. On se dit : ce sera le dernier canapé dont j'aurais besoin de toute mon existence. On achète le canapé, et pendant quelques années on se satisfait du fait que, quoi qui puisse arriver, au moins on a réglé le problème du canapé . Et ensuite le bon service de table. Ensuite le lit parfait. Les rideaux. Le tapis. Ensuite on se trouve pris au piège de son adorable nid d'amour, et les choses qu'on possédait, ce sont elles qui vous possèdent maintenant."

"Délivre moi du mobilier suédois.
(...)
Puis-je n'être jamais complet.
Puis-je n'être jamais satisfait.
Puis-je n'être jamais parfait.
Délivre-moi, Tyler, de n'être jamais parfait et complet."

"Peut-être que l'amélioration de soi n'est pas la réponse. Tyler n'a jamais connu son père. Peut-être que la réponse c'est l'autodestruction."

"Peut-être n'avions nous pas besoin de père pour nous parachever"



" Ce que tu finis par faire (...), c'est que tu passes ta vie à te chercher un père et à chercher Dieu. "
" tyler avait sa théorie là-dessus, à savoir attirer l'attention de Dieu en étant mauvais valait mieux que de ne pas attirer son attention du tout (...). Nous sommes les enfants intermédiaires de Dieu selon Tyler Durden, sans place particulière dans l'histoire et sans attention particulière à nous consacrer."



jeudi 14 février 2013

Sortie des derniers épisodes de la web série The Coat

Sortie des derniers épisodes de la web série The Coat, et c'est ICI. Série de grande qualité, elle plaira sans doute aux amateurs de Science fiction post-apocalyptique.

jeudi 5 juillet 2012

Les culbuteurs de l'enfer de Roger Zelazny



Curieuse trajectoire que cette œuvre atypique de Roger Zelazny :

-Dans sa conception et les thèmes mis en jeu :

L’immortalité ne fait pas partie de la thématique de l’auteur, le rythme y est différent. La nouvelle d’origine avait ainsi été rédigée « sous influence » (^o^ ) :

Patrice Duvic: Puisque nous parlons de vos thèmes, il y a un de vos romans qui me semble très différent des autres : Damnation alley. Et tout d’abord aucun personnage d’immortel n’a réussi à s’y insinuer...

Roger Zelazny  : En fait ce n’est pas vraiment un roman. C’était un long récit, que j’ai développé par la suite. Je voulais quelque chose avec beaucoup de mouvement, au rythme très rapide, et je voulais aussi l’écrire très rapidement. Donc je l’ai écrit le soir, en trois semaines (j’étais encore fonctionnaire de l’Etat), et c’était de l’écriture très automatique. J’étais à moitié ivre la plupart du temps. Je n’arrêtais pas de boire de la bière tout en écrivant. C’était très inhabituel, et cette histoire est un peu une anomalie. Je ne me souviens pas d’avoir fait quoi que ce soit de spécial sur le plan des personnages et des idées. Je voulais juste raconter une histoire d’action et j’ai pensé que le mieux pour introduire beaucoup d’action serait de baser ça sur une sorte de voyage. Et c’est ce que j’ai fait.


- Dans son parcours éditorial (longueur du texte, titres et traductions) :

D’abord avec une nouvelle, Damnation Alley, (1967), étendue en roman (1969).

La nouvelle sera traduite en français sous le titre « L’Odyssée de Lucifer » dans la revue Galaxie (n°53).

 Le roman sera ensuite traduit sous le titre « Les culbuteurs de l’enfer » par François Lasquin et publié par les éditions champs libres – collection  chute libre (1974), puis par les éditions Jean-Claude Lattes (1979). Il bénéficiera d’une nouvelle traduction de Thomas Bauduret sous le titre « Route 666 » (2000).

- Dans son parcours cinématographique :

Damnation Alley est le seul texte du maître a avoir bénéficié à ma connaissance d’une adaptation cinématographique (Les survivants de la fin du Monde – Jack Smith). L’auteur, s’il avait apprécié le script original, serait tombé de haut en voyant le résultat, très éloigné de son œuvre. Bien que ne l’ayant pas vu, il semble que cela soit un « film de haute volée », une mission pour ce site. A vérifier à l’occasion.

*****


Le volume que je possède est la première édition du roman – sans doute un incunable (1) – dans la collection « chute libre ». Il me semble que l’un des arguments pour l’édition de 2000 fut la faiblesse de la première traduction. Sans pouvoir comparer avec l’œuvre originale, je ne saurais évaluer « la première version française », mais celle-ci ne m’a pas posé de problème de lecture.

L’illustration est une horreur, vous aurez donc droit à la version américaine*.

Quatrième de couverture : Hell Tanner est un enfoiré de première, un Hell's Angel qui n'a jamais eu le moindre respect pour la vie humaine, la loi et l'ordre. Mais dans un monde broyé par les épidémies, où des rocs tombent du ciel, où les chauve-souris sont de la taille d'un Boeing et les compteurs Geiger dans le rouge, Tanner est la dernière chance de la ville de Boston. À la tête d'un convoi de véhicules blindés, équipés de roquettes et autres canons, il va devoir traverser le pays, de la Californie à la Nouvelle-Angleterre, en suivant la route 666, la route de l'enfer sur terre.

Le quatrième de couverture décrit bien le cadre du roman : nous suivons donc le voyage de Hell Tanner, "affranchi", pour aller livrer des vaccins de l'état de Californie à celui de Boston, victime d'une épidéme, dans une Amérique détruite suite à une guerre nucléaire et une nature devenue folle.

Nous pourrions ajouter que si l’immortalité, et le rythme trépident du livre seront peu familier aux zelazniens, ils retrouveront un «  je ne sais quoi » du style du maître dans le personnage, lequel inscrit  sa légende dans un chemin balisé (la route entre les deux côtes américaines, les hell's angels). On n’est donc pas loin de certains mythes modernes. Un roman très « mad-maxien » avant l’heure dans un monde post-apocalyptique.

A lire pour les fans afin de découvrir une autre facette du maître et pour les autres aussi…


(1) Récupéré chez un bouquiniste avec un bandeau sur l’œil et une jambe de bois, venu à notre taverne, un soir… A ce propos, je suis à la recherche des premières éditions de l’auteur sur toutes ses œuvres, n’hésitez pas à me contacter.

* même si aucune illustration n'apparaît satisfaisante.

Sources :
Entretiens de R. Zelazny ; Wiki ; ma bibliothèque…

L'avis de lutins...de Monsieur Henri...