Affichage des articles dont le libellé est dorama. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est dorama. Afficher tous les articles

mercredi 27 juillet 2022

Quelques grammes de séries coréennes

Si quelques films coréens m'ont laissé une impression favorable, je n'avais encore jamais réussi à accrocher à une série, un drama, dudit pays.
Plutôt familier des dramas japonais et de leurs codes, ceux du pays du matin calme ont plutôt eu tendance à me déstabiliser ou ennuyer.

Deux trois remarques de points communs ou différences : si le pathos est présent partout et les scénarios peuvent en faire trop, le drama coréen est souvent bien plus long que le japonais (16 épisodes vs 10~12), ce qui a pour conséquence d'étendre la narration (notamment en abusant des péripéties inutiles), ou de meubler avec de nombreux flash backs des personnages principaux (résumant certains éléments déjà vus dans la fiction). Ce qui a toujours fini par m'ennuyer rapidement .
 
Mais ces derniers temps, suite à un changement d'attitude ou bien à la rencontre de séries plus concises, j'ai découvert quelques titres qui méritent le regard.
 
D'abord deux comédies romantiques, qui se ressemblent beaucoup au niveau du scénario : Business proposal et my secret romance.
 

L'héroïne est souvent une jeune femme  d'un milieu populaire, un peu naïve, jolie, mais introvertie, parfois en raison d'un traumatisme de son passé.
Par un événement impromptu, elle va faire une rencontre avec le jeune héritier capable d'une grande entreprise, version moderne du prince charmant. Celui-ci n'a plus de parents ou ceux-ci sont divorcés, est élevé par son père ou grand-père qui veut désespérément marier son rejeton à un bon parti.
Mais l'héritier va tomber sous le charme de cendrillon, qui - par un coup du sort - travaille dans son entreprise, et après le lot de qui-propos, événements en tout genre, leur relation sera approuvée.

Un élément complémentaire est la présence de personnages secondaires importants qui vont se former

Le prince charmant est souvent très autoritaire, directif, dans ces fictions coréeenes.

En points communs supplémentaires, la Corée est une "usine" à "belles gueules" de jeunes acteurs et actrices (issus de boys/girls band), qui semble suivre des codes : la caméra sera très sage pour souligner la beauté de l'héroïne (à part une mise en valeur dans une robe de soirée à un moment ou un autre ?), mais il y aura toujours un moment gratuit pour "fan girls" où le premier rôle masculin montrera son torse.... Autre pays autres moeurs....

Les dramas font souvent intervenir au moins une scène de binge drinking dans un lieu populaire où des vérités sont dites ou échappent aux personnages. Le rapport à la boisson et la nourriture est évidemment différent. La nourriture occupe ainsi une place importante dans ces fictions.

 
Business proposal :

si cette série a attiré mon regard dans un moment où j'avais besoin d'une histoire légère, c'est que le nombre d'épisodes étant limité à 14, me faisait espérer un kdrama un peu plus concis que d'habitude. Ce qui sera finalement une bonne pioche.

Pour faire plaisir à son grand père, Kang Tae Mo, le héros decide d'assister à une rencontre arrangée avec une femme de bonne famille Or , celle ci ne supportant pas non plus ce genre de rencontre, demande à son amie Shin Hari (l'héroïne) de se faire passer pour elle et dégoûter ce prétendant. De là, de quiproquo en quiproquo, des situations improbables vont se passer, avec des tentatives de dissimulation des identités, l'héroïne travaillant en fait pour l'entreprise du prince charmant en tant que conceptrice de nouveaux produits surgelés.

Très drôle et bien rythmée, cette comédie romantique mérite d'être vue, notamment pour le côté charmeur de l'actrice dans ce rôle.




My secret romance :

Continuant sur ma lancée après la première série, j'ai regardé my secret romance, avec plus d'épisodes (en partie du fait d'un remplissage éhonté : hors le résumé du début, le fait de recommencer l'épisode avec la fin de l'épisode précédent, le réalisateur abuse des souvenirs flashback des personnages pour recycler à nouveau les mêmes images).

Lee Yomi-shi, l'héroine, est une jeune femme un peu introvertie, car portant le poids d'avoir subi du harcèlement scolaire plus jeune en raison d'une mère actrice de charme. Elle vit à l'étage d'une ancienne maison traditionnelle je suppose, et au rez de chaussé, son meilleur ami (qui a un crush pour elle, mais elle ne le sait pas).

Au cours du remariage de sa mère, elle va vivre l'aventure d'un soir avec un jeune homme Cha Jin wook, avant de s'enfuir au matin... Or il se trouve qu'il s'agit du fils d'un chef d'entreprise dans laquelle elle travaillera .... 3 ans plus tard.



mercredi 5 mars 2014

Nazo no tenkousei, le mystérieux étudiant transféré




Il m'arrive souvent de regretter que certaines oeuvres en japonais ne soient pas traduites ou sous-titrées. Nazo no tenkôsei fait partie de celles-là.  La nécessité d'en faire une chronique est une question qui me traverse toujours, devant la probabilité d'une traduction, mais cette fiction est un véritable coup de coeur. Elle dévoilera quelques spoilers... Les japonisants, attention !
Le mystérieux étudiant transféré est avant tout un roman de YA de Mayumura Taku (1934-) édité en 1972, puis une adaptation au cinéma (1998) avant de devenir une série télévisé sur TV Tokyo.


Synopsis : Iwata Koïchi (Nakamura Aoi) et Kagawa Midori (Sakurai Minami) sont des lycéens en première au lycée Tozaiyama. Un jour, alors qu'ils rentraient de l'école, ils découvre une étoile filante traversant le ciel. Le jour suivant, Midori voit un visage lumineux à l'école et tout le monde commence à parler de fantôme. A ce moment, un mystérieux étudiant, appelé Yamazawa Norio (Hongo Kanata) est transféré dans leur lycée et semble habiter juste à côté de l'appartement de Koichi. des choses étranges commencent à se passer autour de Koichi quand Norio apparaît. La raison et le but de l'arrivée de Norio dans ce monde est graduellement révélée.

Texte source : wikidorama

Si le premier épisode semble banal avec ses scènes d'exposition, à part une éventuelle arrivée sur terre d'ET, la série se révèle par touches graduelles : l'étrange étudiant serait il un alien ou autre chose ?
Bientôt, le deuxième épisode commence à poser le  cadre avant les enjeux : n'y aurait-il pas des terres parallèles ?
Nous découvrons bientôt que Norio (mais qui est-il) vient d'un monde parallèle qu'il nomme D8 et celui où nous nous trouvons est le D12. Quelques remarques suscitent un malaise : ici personne n'a entendu parler de Chopin et Asimov a été uniquement un écrivain de science fiction. Sur quel Terre sommes nous ?

Si le monde d'où vient Norio possède une avancée technologique non négligeable, il n'est pas pour autant accueillant, rendu pratiquement inhabitable à la suite d'une guerre (post-apocalyptique pourrait-on dire). Cela est très bien représenté par la traversée des voyageurs qui en arrivent, à la suite de Norio,  vêtus d'une gangue de boue et s'émerveillent avec beaucoup de tristesse des étoiles, de la pluie ou du vent. Ils doivent aussi se prémunir contre les UV de ce monde, bien loin de leur terre crépusculaire.
Les agissements de Norio, venu chercher certaines choses sur ce monde, progresseront progressivement jusqu'à ce que se dévoilent également des adversaires.
Koichi et Midori en apprendront petit à petit sur leur mystérieux camarade, jusqu'au dénouement final.

Le casting est bon : les acteurs sont à leur place dans leur rôle, sans surjeu car la banalité de la vie met bien mieux en valeur le mystère des situations qui viennent dérégler le quotidien. En un sens la progression du scénario emprunte un peu au fantastique. Le réalisateur réussit à susciter une atmosphère un peu stressante dans laquelle un je ne sais quoi de tristesse se mêle. L'image est belle et les effets spéciaux, peu nombreux et issus de l'informatique appuient, sans en imposer, l'histoire.

Une réussite.








 La publicité pré-diffusion. Le monde présenté ici est il le D8 ou le D12. Que risque ce dernier ?

mercredi 15 janvier 2014

Pan to soup to neko biyori, série réalisée par Kana Matsumoto (2013)



*****
Petit cadrage : Ceux qui auront vu le film Kamome shokudo (à ma connaissance sorti uniquement en anglais à l'étranger), réalisé par Naoko Ogigami, sentiront une certaine familiarité avec la série "Pan to soup to neko biyori" (ie un jour parfait pour une soupe, du pain et un chat) ou la série "Suika" (ie pastèque). Les trois œuvres ont en commun de prendre pour actrice principale Satomi Kobayashi, laquelle représente une certaine douceur de vivre. Et souvent, les rôles qui lui sont proposés évoquent cela.


Kobayashi Satomi

D'autres actrices dégageant le même genre d'atmosphères sont souvent utilisées par les réalisateurs avec elle. Elles forment une "équipe". Comme :


Mikako Ichikawa


 Masako Motai


Hairi Katagiri

A l'exception de Michiko, aucune n'a de "physique remarquable" et elles sont toutes sélectionnées pour ce qu'elles dégagent.


*****

Mais revenons à Soup to pan to neko biyori, réalisé par Kana Matsumoto sur une histoire de l'écrivain Yoko Mure*. Cette série de format court (4 épisodes seulement de 50 mn environ) est une petite pause de bien être dans un océan de tumultes. L'intrigue n'est pas centrale : ce qui importe ce sont les relations que nouent les gens entre eux. Il y a un petit côté contemplatif et cela m'évoque parfois café lumière de Hou Hsiao Hsien. Au côté de Satomi Kobayashi, on retrouve Masako Motai comme patronne et cuisinière d'un "kissaten" voisin et observe Mikako Ichikawa comme cliente dans certaines scènes. On notera aussi la présence de deux acteurs connus de la TV japonaise, mais comme le montre l'affiche, il s'agit d'un monde surtout féminin, celles-ci au Japon ont plus d'occasions pour apprendre à vivre leur vie.

Synopsis :Lorsque sa mère décède de façon inattendue Aki (Satomi Kobayashi) décide de quitter son travail dans une maison d'édition et de prendre en charge le restaurant de sa mère (dont elle changera le concept et la clientèle cible). Elle se demandera graduellement ce qu'est le sens de la vie et comment la vivre selon ses propres principes.


Après le décès de sa mère (elle n'a pas connu son père), Aki, qui aime faire la cuisine, décide de se lancer en reprenant son restaurant après quelques travaux. Elle choisit de proposer une soupe avec deux sortes de sandwichs dans son restaurant, un lieu calme où les gens pourront se reposer en même temps que se restaurer. Des liens se créeront avec les clients et les gens du quartier, des petites histoires minuscules, mais des histoires de la vie





Concernant l'image une attention particulière a été portée au décors avec de beaux objets  et meubles designs qui respirent cette sérénité. La lumière respire aussi la sérénité.

Au final, une série japonaise comme je les aime : si vous tombez dessus, n'hésitez pas !



* auteur non traduite en français, il me semble. Il faut également noter que Kamome shokudo est adapté d'une oeuvre du même auteur.

mercredi 8 janvier 2014

going my home (2012) série réalisée par Kore Eda Hirokazu


Résumé :
Le personnage principal, Tsuboi Ryota (Abe Hiroshi), est un employé souvent critiqué pour être très grand mais avec peu de sentiments. Il est désolé de ne pouvoir allier la façon dont on le voit en famille et au travail, lequel consiste à concevoir des publicités pour des produits alimentaires (avec des jingles un peu drôles et absurdes). Sa fille fantasque semble avoir quelques soucis à l'école.
Et un jour, son père dont il n'est pas très proche, tombe malade... Sa vie bien rangée va alors changer.

Il rencontrera une beauté mystérieuse au chevet de son père, un homme qui déclare connaître celui-ci depuis longtemps et son père qui agissait étrangement depuis quelques temps : en fait son père cherchait dans son  village natal les "petits êtres", appelés Kuna (prononcer kouna), lorsqu'il eu une attaque.

Bien qu'il ne croie pas en l'existence de ces êtres folkoriques, il finit par rencontrer des personnes différentes pour résoudre ce mystère. Ainsi ses sentiments envers lui vont petit à petit changer..

Peut-être qu'ils n'existent pas... ou bien...?
"Le monde n'est pas fait uniquement de choses visibles pour les yeux."
A la recherche de ces Kuna, ne serait-ce pas pour Ryota, sa famille et lui-même qu'il va trouver ?

****



Si Kore Eda hirokazu est connu en Occident pour ses films, il a aussi réalisé quelques séries au Japon dont le très beau Going my home*. Pour cette histoire qui s'étale sur 10 épisodes, le réalisateur a repris pour acteurs Abe Hiroshi et YOU en tant que frère et sœur, à l'identique de Still Walking. 

Un certain cousinage peut d'ailleurs se ressentir entre ces deux œuvres. Mais le format de la série, bien que sans doute plein de contrainte pour le réalisateur, permet de développer les personnages. On prend plaisir à retrouver le monde de Kore Eda, bien présent dans Going my home. Et le casting qu'il a sélectionné comme Yamaguchi Tomoko qui joue sa femme, cuisinière consultante pour la TV. Sa présence permet de montrer de nombreux plats japonais. 


Le bento de leur fille (une jeune actrice bien douée) un peu perturbée






J'adore la cuisine




En conclusion, la série plaira à ceux qui ont apprécié Still Walking. L'auteur examine encore une famille avec une certaine douceur à l'occasion de la maladie d'un de leur membre. 


Note : à ma connaissance la série n'est pas encore traduite (je l'ai vue en japonais). Avis aux éditeurs ?


* Il en est également le scénariste

jeudi 10 octobre 2013

Minnah ha esper dayo - nous sommes tous des espers ! télésérie japonaise réalisée par Sono Sion




Issu d'un manga, Minna ha esper da yo est un dorama* en 12 épisodes à propos de personnes qui se découvrent un pouvoir PSI (esper) tel que la télépathie, la télékinésie, la téléportation, la lecture de l'avenir à travers des objets, etc.. Tous ces pouvoirs censés améliorer l'homme, sont en fait par leur nature là pour combler un manque : tel que la télépathie à ceux qui ont du mal à communiquer. D'autre par, il faut savoir que tous les Espers présents semblent recevoir leurs pouvoirs de leurs virginité** et frustrations, ce qui va créer des situations cocasses au moins au début...


Le réalisateur Sono Sion opère dans un registre comique (dans environ la moitié des épisodes) où je l'attendais moins après Land of Hope : A la différence de Chronicle, les pouvoirs obtenus serviront des objectifs massivement influencés par les hormones de leurs possesseurs(la plus part sont des adolescents ou adolescents attardés mais avec un bon fond) : la téléportation servant à piquer les sous-vêtements des filles, etc... Avant de gagner un certain sens de la responsabilité et des adversaires? .. D'autre part, arriveront -ils à perdre leur virginité?


La série a un côté déjanté qui évoque un peu American Pie ou Niki Larson au moins sur le début. Derrière le rire se trouve ensuite la tristesse de la solitude. Un dorama peut-être pas aussi con qu'il en a l'air, enfin un peu moins, mais qui  reste légèrement chaotique*** et manque de rythme sur la fin. La chute est sans doute abrupte et semble résoudre en peu de temps énormément de choses... Cependant nous avons un dorama qui mérite globalement d'être vu en tant que divertissement.

* ie une série TV japonaise au format découpé en épisodes - de 8 à 12 en général par saisons
** Il y a une incohérence quand même. Une personne semble développer un pouvoir tout en n'étant plus vierge.
*** Le manga l'est-il autant ?



Galileo



Galileo est une télésérie japonaise issue des romans de Higashino Keigo, un auteur de polars qui commence à connaître un certain succès* en France suite à quelques traductions.

La série, qui comporte deux saisons, a pour sujet des  décès étranges, que la science ne semble pouvoir expliquer. L'inspectrice en charge de l'enquête** , dépassée par des faits inexplicables, fait appel à un scientifique de génie, "Yukawa Manabu"*** pour trouver une explication scientifique, celle ci permettant de démasquer le coupable, s'il existe.

Les scénarios, très intéressants, sont rehaussés par le couple improbable et opposé de cette inspectrice, connaissant la nature humaine et du scientifique, un peu autiste du point de vue social, passionné par les problèmes qu'elle lui présente.

Une série à découvrir, si l'on est amateur de Polars.





* L'auteur a gagné le prix du Polar international de Cognac en 2010 pour "La maison où je suis mort autrefois", édité par Actes Sud.
** Les actrices Shibasaki Kō - "Utsumi Kaoru"- pour la saison 1 et Yoshitaka Yuriko -"Kishitani Misa" - pour la saison 2. De belles actrices qui jouent correctement. Je préfère sans doute la deuxième.
*** joué par Fukuyama Masaharu, excellent dans son rôle avec son petit côté naturellement auguste ou légèrement hautain.Il faut savoir qu'au Japon c'est avant tout une star du rock mainstream.