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vendredi 23 juin 2023

To be or not to be d'ErnsT Lubitch (1942)


 - Où la vie est faite de flashs et brèves chroniques -
 
Profitant de la programmation éclectique du Champo, j'ai pu découvrir il y a quelques semaines "To be or not to be" ("Jeux dangereux") d'Ernest Lubitsch. Les échos suscités par quelques scènes me font me demander si je n'ai pas déjà vu quelques extraits ou bien ... Le remake de Mel Brooks. Et effectivement, il y a une certaine connivence d'humour entre les deux univers.

Saisissante fut l'ambiance dans la salle où les rires des spectateurs fusaient, malgré la distance temporelle du film. Les classiques sont parfois hors du temps...
 
Une troupe de théâtre se voit refuser de  jouer une pièce comique sur Hitler par le pouvoir polonais, de peur de fâcher l’Allemagne à la fin des années 30, mais bientôt les armées allemandes attaquent la Pologne.

Prenant partie de faire une comédie d'un sujet grave, l'occupation de la Pologne par l’Allemagne nazi, Lubitsch, entremêle cinéma et théâtre, et nous embarque dans une sorte de comédie de boulevard avec de nombreux quiproquos où une troupe de théâtre décide de... faire remplacer un agent double qui doit donner des renseignements au commandement allemand par le comédien principal de la troupe, enclin à surjouer ses personnages dans des pièces de shakespearienne.
 
Le spectateur y retiendra quelques répliques iconiques comme : « Ce qu’il faisait à Shakespeare, nous le faisons maintenant à la Pologne »
 

dimanche 26 mars 2023

Cocaïne bear réalisé par Elisabeth Baks (2023)

 

Hommage aux films de genre dans la veine de l'horreur gore et comique des grandes bestioles naturelles  enragées, cocaïne bear est un film généreux et sans prétention, qui aura su susciter des crises de rires dans la salle de cinéma.

En établissant son histoire dans une petite ville américaine des années 80 en forme de clin d’œil, il se place dans la filiation des films d'une époque. et s'inspire de très loin (heureusement) d'un événement réel aux USA, au cours duquel des pains de cocaïne auraient été largués dans un parc naturel et goûtés par un ours. Si l'ingestion de cette substance sera fatale pour la créature dans la vraie vie, le monde merveilleux du cinéma et des effets spéciaux en fera un ours camé et destructeur pour le plus grand plaisir du mangeur de pop-corn.

A noter au casting un Ray Liotta qui déménage...

dimanche 7 novembre 2021

Drôle de drame réalisé par Marcel carné (1937)




Drôle de drame (1937)
Réalisé par Marcel Carmet
Sur l'adaptation de Jacques Prévert (scénario et des dialogues)
du roman His First Offence de l'auteur britannique Joseph Storer Clouston

Début de synopsis : À Londres, l'évêque Soper donne une conférence dénonçant la littérature licencieuse, et particulièrement Le Crime modèle, roman d'un certain Félix Chapel. Dans l'assistance se trouve le cousin de l'évêque, Irwin Molyneux, que l'évêque invite à s'exprimer. Après avoir bredouillé quelques mots, il est interrompu par William Kramps, tueur de bouchers, qui parvient à s'enfuir. La conférence prend fin dans la confusion et l'évêque Soper s'invite à dîner chez Molyneux le soir même pour déguster un canard à l'orange, une spécialité de la cuisinière, Mme Pencil.

Drôle de drame fait partie de ces découvertes de pépites anciennes, dont on a certainement entendu parler pour diverses raisons sans vraiment les connaître.

Ainsi c'est dans cette œuvre que l'on découvrira la réplique :
« — Moi, j’ai dit bizarre… bizarre ? Comme c’est étrange... Pourquoi aurais-je dit bizarre… bizarre…
— Je vous assure, cher cousin, que vous avez dit bizarre.
— Moi, j’ai dit bizarre ? Comme c'est bizarre... »

Réalisé par Marcel Carné, sur l'adaptation et les dialogues de Jacques Prévert , avec lequel il formera un duo sur plusieurs films, Drôle de drame voit apparaître à la distribution Françoise Rosay, Michel Simon, Jean Pierre Aumont, Louis Jouvet et Jean-Louis Barrault.

Carmet et Prévert présentent une délicieuse comédie qui allie plusieurs formes de comiques par strates : un humour français avec d'une part le Vaudeville et celui très personnel de Jacques Prévert, un humour britannique issu du livre dont le film est l'adaptation (His First Offence), un humour américain  issu du burlesque, lequel utilise de nombreux objets (comme les bouteilles de lait).

Eugen Schüfftan, autrefois chef opérateur de Metropolis, apporte de très belles scènes sous l'influence de l'expressionnisme allemand dans la lumière et les décors.

Le DVD  de l'éditeur comporte un livret en 24 pages, le film remasterise en 4k et un supplément très intéressant "Carnet, Prévert : drôle de duo" sur le film (57:12mn).

En conclusion : une belle découverte.



vendredi 3 septembre 2021

Brève chronique de visions anciennes : un peu, beaucoup, aveuglement (2015) réalisé par Clovis Cornillac

Brève chronique d'une ancienne vision : la comédie romantique post-confinement.



La bonne comédie romantique est  sans doute un art culinaire difficile empruntant un chemin étroit constitué de dosages entre quelques originalités, des situations peu courantes aux quelles on a envie de croire, de beaux rôles, qu'ils soient de second ou premier choix, un assaisonnement de sentiments qui ne poussera pas violemment le spectateur vers la surcharge pondérale de pathos à la crème... Et d'autres ingrédients encore.

Un peu beaucoup aveuglément, sans atteindre la perfection d'un repas trois étoiles est une bonne surprise de la comédie romantique française alliant un misanthrope en la personne d'un Clovis Cornillac et Mélanie Bernier une jeune musicienne en quête d'émancipation, qui se rencontrent (sans se voir) par l'intermédiaire d'un mur mitoyen improbable entre deux immeubles différents. Le réalisateur nous offre alors une comédie romantique qui ne manque pas de sel, alliant cohabitation de voisinage et sentiments entre "machin" et "machine".

(L'île de francien qui aura connu la difficulté de la recherche d'appartement à Paris ou petite couronne, regardera peut être cela avec une certaine acidité, la suspension d'incrédulité levée, mais ne boudons pas notre plaisir...)

mercredi 23 novembre 2016

Sing street réalisé par John Carney (2016)



Synopsis (wiki) : Dublin, dans les années 1980, Conor Lalor, un jeune lycéen de 15 ans, est contraint de changer de lycée car ses parents, touchés par la crise économique, n'ont plus d'argent pour payer ses études. Dans ce nouvel établissement, il subit l'ambiance désastreuse du lycée religieux « Synge Street ». Inspiré par les groupes mythiques de l'époque tels que The Cure, Duran Duran ou encore A-ha, le jeune garçon forme un groupe de musique avec l'aide de ses nouveaux camarades et de son grand frère Brendan, pour séduire la belle et mystérieuse mannequin Raphina.
 

Conor Lalor est un jeune lycéen à un tournant dans sa vie : ses parents, dont le couple est en crise, sont obligés de lui faire changer de lycée : parachuté dans un établissement populaire tenu par des religieux, il va devoir se faire une place dans un univers plus rude. 
Mais bientôt il va tomber amoureux de Raphina, apprentie mannequin, qu'il va chercher à séduire en montant un groupe de pop-rock, avec ses nouveaux amis, et sous les conseils de son grand frère Brendan.

Bien rythmé, ce film est ponctué d'une bande sonore agréable, entre musiques d'époques et créations originales pour l'occasion - les thématiques de ces dernières étant connectés avec l'histoire.  Mais l'oeuvre se fait aussi habilement le témoin d'une époque avec la crise économique, la "fuite" des irlandais vers l'Angleterre pour trouver du travail, l'évolution des couples au sein de la société, tout en portant l'idée qu'il faut tenter sa chance...

Alors si vous avez envie de vous changer les idées, Sing street est le "feel good movie" incontournable du mois. Ce film, concentré d'une époque et de ses aspirations, constitue une véritable déclaration d'amour à la musique des années 80, ses vidéos clips omniprésents, son esthétique notamment vestimentaire. Et toujours avec humour, recul et bienveillance.


lundi 8 juin 2015

Queen of the night réalisé par Kim Je-yeong



Queen of the night (Hangul: 밤의 여왕; RR: Bamui Yeowang ) est un film coréen écrit et réalisé par Kim Je-yeong.

Synopsis (traduit du wiki anglais) : Young-soo est un geek, timide, peu intéressé par l'amour et les femmes jusqu'au jour où il rencontre Hee-joo dans une sandwicherie. Après leur rencontre, ils se marient bientôt et le couple vit un heureux mariage. Mais un jour Young-Soo découvre un fait surprenant à propos de Hee-joo et commence à douter de sa femme apparemment parfaite et à creuser dans son passé.


La reine de la nuit nous dépeint un couple parfait qui file dans le bonheur jusqu'au jour où un élément va faire voler en éclat ce quotidien. A partir de ce pitch un scénario peut tendre vers le thriller, le drame, la comédie... Les coréens excellent dans le genre des comédies (un soupçon) mélodramatiques (qui finissent bien) et utilisent ce moyen pour aborder certains thèmes comme l'enfant qui tarde, le manque de communication dans le couple et les zones d'ombres que recouvrent notre passé à tous, avant de rencontrer l'autre moitié...

Ainsi, ce film a sans doute les qualités que l'on retrouve dans d'autres films coréens comme plan man : une image bien léchée avec un casting de "belles gueules" et des couleurs flashy, très années 80, comme un vidéo clip. Mais aussi ses défauts : un pathos un peu trop présent, surtout en 2e moitié de film, un rythme de comédie pas toujours maîtrisé. Et de fait, nous nous trouvons surtout dans un genre un peu différent : la comédie romantique et dramatique où l'émotion doit surpasser le rire.

Au final un film assez mignon, qui nous fait passer un bon moment, mais pêche par ses défauts : manque de folie pour de franches tranches de rires,un peu trop de pathos pour rendre une émotion forte ...

dimanche 22 juin 2014

Rapide digest : how to use guys with secret tips & Love fiction

Poursuivant mon voyage au pays des comédies coréennes totalement barrées, grâce à un ami grand pourvoyeur de ce genre de vice, j'ai découvert avec grand plaisir ces deux films :

# How to use guys with secret tips ( 남자 사용설명서). Le titre littéral serait : Manuel d'instruction sur les mâles (note : si je parle le japonais, je n'y connais rien en coréen). Réalisé et en partie écrit par Lee Won-Suk



Synopsis (adapté de l'anglais, site asian wiki) ; Choi-Bo-Na (actrice Lee Si- Young), assistante d'un réalisateur de publicités d'une agence commerciale, est un peu la femme à tout faire au travail. En raison de sa surcharge de travail, elle ne prend pas soin d'elle et son apparence laisse à désirer. Elle n'est pas non plus sortie avec quelqu'un depuis quelques années.
Un jour, sa société tourne un film sur la plage. Le célèbre accueil Lee Seung- Jae (Oh Jung-se) arrive pour le tournage, mais il commence immédiatement à se plaindre de la taille de la femme avec qui il doit tourner, ce qui ruine tout le concept de la publicité et nécessite son changement complet. Choi Bo-Na se plaint  de l'attitude de Lee Seung-Jae, ce qui rend leurs relations encore plus mauvaise...
Une fois le tournage achevé, Choi Bo-Na se trouve à marcher seule sur la plage : l'équipe est déjà retournée à Séoul. Elle tombe sur la plage devant un stand vendant des manuels d'instruction (en cassettes vidéo VHS) sur toutes situations dans la vie et est convaincue d'acheter celui qui concerne l'utilisation et la persuasion des hommes par divers moyens. Ce manuel viendra bientôt changer la vie de Choi Bo-Na, de différentes façons...

Ce  film est bien joliment barré avec des situations assez cocasses. Il possède une sorte de fantaisie et un léger grattage de la conscience sur la situation des femmes en Corée. A recommander.

L'histoire se passe dans le milieu de l'audio-visuel, lequel est une forme de théâtre avec de nombreuses couleurs acidulées. Le réalisateur joue sur toutes ces couleurs et rend certaines scènes magnifiques de ce point de vue là. L'actrice Lee Si-Young, - s'il fallait faire une analogie - une sorte d'Audrey Tautou toute menue, incarne très bien son rôle. Cette actrice a d'ailleurs du caractère semble-t-il (championne de boxe amateur dans sa catégorie poids plume en Corée).
Oh Jung-se est aussi parfait dans cette incarnation de star égoïste et imbue d'elle même, qui n'a pas besoin de grand chose pour se ridiculiser...



# Love fiction (러브픽션) écrit et réalisé par Jeon Kye-Su



Une comédie romantique pas totalement maîtrisée mais qui mérite un coup d'oeil.

Synopsis (adapté de l'anglais, site asian wiki) : Un écrivain rencontre une belle jeune femme et tombe amoureux au premier regard. Serais-ce la femme de sa vie ?
Ku Joo-Wol (Acteur : Ha Jung-Woo) est un écrivain qui travaille à mi-temps comme barman. Il écrit également sa seconde nouvelle, mais subit un blocage. Aussi, il accompagne le président de sa maison d'édition à Berlin comme traducteur dans un voyage d'affaire. Le dernier jour à Berlin, il participe à une soirée en relation avec l'industrie du cinéma et rencontre dehors He-Jin dont il tombe amoureux. 
De retour à Séoul.
Celle-ci trouve sur son bureau une lettre et un bouquet de fleurs. Trouvant la lettre amusante, elle accepte de le revoir...

Nous avons là une comédie assez barrée (mais les coréens pourraient faire pire) dont le sujet est l'histoire romantique entre un jeune écrivain à la recherche de sa muse, laquelle a des aisselles non rasées (lol, un choc pour les coréens ?). Le film est rigolo, pas toujours bien maîtrisé du point de vue de la réalisation. Ainsi, le découpage est parfois chaotique : les dernières scènes comportent des ellipses qui nuisent légèrement à la compréhension. Cependant l'histoire est parsemée de trouvailles un peu loufoques et d'une des plus extraordinaires déclarations d'amour qu'il m'ai été donné de voir (devant les collègues de la demoiselle) :

- passez la souris sur ce texte pour le voir apparaître -


before you gentlemen here,
To charge that lady
I stand and risk being rude
With here noble charactere,
generous beauty,
humble intelligence and stable humour, she burned my heart
"Charge with the same deadly charm,
that led Werther to death"
(...)
"I even love you'r past thad led you to me"


dimanche 1 juin 2014

Castaway of the moon (2009)



Castaway of the moon est un film coréen réalisé par LEE Hae-Jun que j'ai eu le grand plaisir de voir avec un ami en mai 2014, dans le cadre du "Kineclub" (cycle : à la découverte de la comédie coréenne)  au centre culturel coréen qui dispose d'une petite salle en sous-sol (pas vraiment un cinéma : un grand écran de projection, des chaises de cours, etc) ma fois sympathique.

Synopsis : Seung-Keun voulait en finir quand il s'est jeté du pont surplombant le fleuve Han. Mais au lieu d cela, il se réveille après son plongeon sur une petite île sauvage en plein  milieux du fleuve, et de Séoul. Il décide de rester sur l'île, sous le regard intrigué d'une jeune femme qui suit son existence de son appartement au bord du fleuve.

Histoire : un cadre d'une société coréenne se retrouve licencié, jeté par sa copine et poursuivi par les crédits.  Ne voyant plus de raison de s'en sortir, il décide de sauter du point d'une autoroute, se jetant ainsi directement dans le fleuve. Par chance il se retrouve sur une petite île saisissante, entre plusieurs échangeurs d'autoroutes. Ne sachant pas nager il se retrouve coincé et doit apprendre à s'en sortir comme une sorte de robin Crusoé des temps modernes, bénéficiant de déchets qui dérivent de la ville.
Par un certain hasard, une jeune hikikomori, ne sortant plus de sa chambre, l'aperçoit par son appareil photo...
Un étrange dialogue va alors se nouer entre eux deux.

En regardant ce film on pourrait trouver une petite similarité dans l'histoire avec "L'île de béton" de JG Ballard, mais le propos du réalisateur est différent ici :
Avec un cadre qui peut paraître assez sérieux, cette comédie sociale satirique fait réfléchir et rire en même temps. Elle évoque les exclus d'un système économique tout en essayant de montrer ce que devrait être l'essentiel. Elle possède une touche de poésie et d'innocence, par le regard de l'homme qui découvre la nature sur son île et la jeune femme qui redécouvre le monde.

Une très très belle surprise, avec une image assez belle et une bande son de qualité... Si vous avez l'occasion de le voir, n'hésitez pas...



 (pour une version du trailer avec sous-titre, mais de mauvaise qualité : ici).


mercredi 20 novembre 2013

Finding Mr Right (titre international) AKA Romance entre Beijing et Seattle, réalisé par Xue Xiaolo (2013)



Synopsis : Wen Jiajia, enceinte de son amant, est obligée d’aller accoucher aux États-Unis. Arrivant à Seattle, elle est conduite à la maternité par un chauffeur Frank. Elle se montre d’abord très capricieuse et méprisante. Frank est un homme discret et attentionné. Chirurgien réputé à Pékin, divorcé d’une femme d’affaires ambitieuse, il vit avec sa fille. Peu à peu, Wen et Frank se rapprochent. Mais les circonstances les séparent et ils se perdent de vue. Mais un jour, au sommet de l’Empire State Building, le miracle se produit...





Sans doute influencé par la bande annonce et quelques préjugés, j'avais abordé cette comédie de la Chine continentale avec des idées préconçues. C'est que plusieurs comédies qui nous étaient présentées dans le cadre d'un festival du film chinois semblaient mettre au centre la réussite sociale et monétaire. Un côté matérialiste trop présent pour moi.

Et le début du film dépeint Wen (Tang Wei), une femme qui se déploie dans la frivolité. Mais c'est éventuellement pour tromper son monde (je ne connais pas les habitudes chinoises en matière de comédie). L'héroïne, telle une modèle pour les marques de vêtements et sacs, représente une chinoise qui a réussi et se place dans le clinquant. Elle descend d'avion à la ville de seattle. Si son motif de visite offficiel est le tourisme, elle vient comme d'autres chinoises qui ont les moyens, donner naissance à son enfant. La raison est que pour un enfant hors mariage, la mère ne semble pas pouvoir avoir accès à l'hôpital en Chine et son enfant ne recevrait pas de permis de résidence plus tard, ce qui compliquera sa vie futur... Les femmes font ainsi ce choix d'accoucher à l'étranger quand cela est possible. Le film apporte alors un petit point de gravité et une réflexion sur la société chinoise et le devenir de certains enfants. Le fait n'est pas inintéressant.

Franck (Wu Xiubao), un chinois vivant aux états unis et "faisant le taxi" viendra la chercher pour l'amener à une résidence dont toutes les femmes sont dans la même situation. Choc des caractères : il est simple, gentil, sans orgueil. Tout le contraire de l'héroïne qui se pose en femme d'un certain standing...Mais à l'instar de nuit blanche à Seattle, le film qui a inspiré le réalisateur*, ces deux personnes ne se découvriront pas aussi différentes que l'on ne veut le croire et la magie de la romance pourra prendre racine...

Le personnage de l'actrice principale est extraverti, un peu irritant au début mais c'est sans doute son rôle. Le personnage de l'acteur masculin est un peu moins présent et j'aurais aimé qu'il existe un peu plus mais, bon...

Au final j'ai bien apprécié cette comédie même si elle semble être plus ambiguë et pas aussi non matérialiste que le film laisse ensuite le penser : le héros est en fait un ancien chirurgien, les endroits et objets luxueux sont bien présentés pour apporter du rêve... Comme si une comédie en avait besoin. Mais le message envoyé est sans doute dans la tempérance. Il est aussi intéressant de voir que le héros n'est pas un jeune révolté, par exemple, mais un homme mûr, accompli... Cela représente-t-il un certain idéal dans la société chinoise ? Que de questions pour cette comédie...

jeudi 12 septembre 2013

Un condensé de quelques billevesées en perspectives...



"Les millers, une famille en herbe" (we 're the millers) : une bonne petite comédie, assez classique malgré une situation de départ un peu iconoclaste. on rit des situations absurdes dans lesquelles sont poussées une fausse famille en van après avoir volé des trafiquants d'herbe... Les acteurs sont parfais dans leurs rôles dont Jenifer Aniston et le surprenant Tom Sisley en méchant de service.


Les ailes d'honnéamise : mes souvenirs était un peu plus beau que cette nouvelle "séance". Dans ma mémoire l'aspect religion - péché - n'était pas aussi présent, mais nous avons un beau voyage nippon façon l'étoffe des héros.

Pacific rim... Les diverses chroniques lues à droite et à gauche sur ce film ont toutes raisons sur diverses faiblesses, mais elles n'ont pas entrainé chez moi de déception. Nourri aux fictions américaines et japonaises, j'ai beaucoup aimé le film pour tous ses clichés - parfaits selon moi dans ce genre de film... un petit retour en enfance... 

Jobs... Le film est bien tourné, mais je n'ai pas grand chose à dire dessus. Il est intéressant de voir que l'on réalise une biopic non pas sur un chanteur mais un capitaine d'industrie... Le film passe peut-être un peu trop vite sur la reprise en main d'Apple par Jobs, alors que ce point était vraiment intéressant.


Une chanson qui me transporte en ce moment et me donne un peu de courage : haruyo koi, une chanson de Yummin qui a eu de nombreuses covers (musique classique, version anglaise, ect) :