Affichage des articles dont le libellé est Animation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Animation. Afficher tous les articles

lundi 13 juillet 2026

instantané : All you need is kill réalisé par Kenichiro Akimoto (2025)

 


Instantané: 

All you need is kill est une déclinaison du concept du roman éponyme. Ce n'est pas la même histoire mais le même principe : une invasion extra-terrestre. Une héroïne est tuée et se réveille au début de sa journée pour recommencer encore.

Si cela vous dit quelque chose, c'est que le roman japonais d'origine "All you need is kill" de Sakurazaka Hiroshi fut déjà adapté au cinéma sous le titre "Edge of Tommorow" avec Tom Cruise. Excellent film d'ailleurs.

Ce qui distingue cet anime de l'oeuvre originale, c'est que l'invasion prend la forme d'une sorte de plante extra-terrestre aux capacités étranges et inquiétantes.

Quant au style graphique, il est original, tandis que les personnages sont attachants et l'histoire intéressante. 

 

Une adaptation renouvelant l'intérêt du concept de l'histoire. 

mardi 14 octobre 2025

Un temps pour vivre, un temps pour mourir de Hou Hsiao-Hsien (1985)

S'il se retrouve avec Edward Yang dans ses chroniques de Taïwan à travers ses films, Hou Hsiao-Hsien était un cinéaste de l'intime notamment avec une économie de dialogues, portés sur l'essentiel et avec un regard qui rappelle parfois Ozu.

Un temps pour vivre, un temps pour mourir (1985) raconte la vie d'une famille taïwanaise d'après guerre dans un lieu loin de Taipei avec un ton doux et parfois amer. Témoignage d'une époque, cette famille vit dans une maison japonaise trace du passé de Taïwan.

Un beau film que l'on retrouve dans le coffret 6 oeuvre de jeunesse édité par Carlotta.

En bonus, nous découvrons une "préface" présentée par Jean-Michel Frodon, professeur à SP Paris qui remet cette oeuvre dans son contexte :
3 e des 4 films "autobiographiques" du réalisateur mais tirant sa source de la vie du scénariste Wu Nien Jen (acteur principal su dernier film d'Edward Yang). 





mardi 26 décembre 2023

Bref commentaire : Mars express film d'animation réalisé par Jérémie Périn (2023)

 

Derrière la beauté formelle de mars express quant à ses décors et son mecha design , ses tropes de la SF cyber punk (androïdes, téléchargements de personnalités, IA organiques, corporations puissantes, privé alcoolique avec partenaire robotique etc), la voix relativement monocorde de Léa Drucker peinera à impliquer émotionnellement le spectateur dans le destin de l'héroïne, et ce, malgré une distribution vocale au final assez sympathique (notamment le robot...).
Le charadesign des personnages sera également en deçà des décors.
 
 
Malgré un développement en nuances de certains de ces tropes, le dénouement de l'histoire et le destin des personnages principaux tendent vers un classicisme qui déçoit. Cela fera toujours une bonne inspiration pour des rôlistes en herbe dans un univers SF.
 
Il en reste une une œuvre SF française bien sympathique, donc à ne pas bouder...

dimanche 27 juin 2021

Godzilla : singularity point


Synopsis (allocine) : L'histoire nous entraîne dans le quotidien de Mei Kamino, une chercheuse, et de Yun Arikawa, un ingénieur, alors qu'ils font face à une menace sans précédent avec leurs compagnons

Nouvel anime de Godzilla diffusé sur Netflix et sans rapport avec les précédents, Godzilla : singularity point (godzilla : l'origine de l'invasion en français, un titre sans doute bien moins bon) est tout simplement une réussite pour les fans de Godzilla, s'inspirant intelligemment de tous ses prédécesseurs (notons les clins d'oeils à l'oxygen destroyer, les cycles de croissance de shin godzilla ou la présence de kaïjus classiques du mythe) tout en lui apportant la modernité nécessaire : elle évoque un peu la "science étrange" à la façon de la série Fringe et se situe dans la droite ligne du "scientifique merveilleux" des films de SF des années 50.  Mais ne sont pas oubliées des thématiques comme celles des IA.

Avec un script écrit par un auteur de SF , Toh Enjoe (円城塔) nous avons un scénario solide, qui tiendra le spectateur en haleine et laissera espérer une suite avec sa scène en épilogue.

Godzilla Singularity point a su conserver l'ADN de l'univers en commençant doucement par présenter les personnages, leurs vies puis en les mettant face au mystère et à l'apparition des kaïjus (un bon kaïju eiga alterne savamment les scènes à échelle humaine et gigantesques). Le scénario intègre dans un tout l'apparition des kaïjus, pour donner une cohérence à cet univers.

Aux manettes du chara design, Eiji Yamamori, un ancien des studios Ghibli.

La musique de Kan Sawada plongera le fan dans un délice certain avec des thèmes en hommage aux films de l'ère Showa, dont un arrangement personnel du thème d'Akira Ifukube *.


En conclusion, une réussite pour les fans.



* "The Godzilla Singular Point soundtrack is an homage to my favorite Showa tokusatsu and fantasy films," said composer Kan Sawada. "The Jet Jaguar theme at the factory, the mysterious song that solves the secret of the singularity, the song of cute Pelops 2, the theme of various monsters... We hope you enjoy the music that colors the story." Sawada's music also includes his arrangement of Akira Ifukube's famous Godzilla theme. (source : godzilla-movies.com)


lundi 24 mai 2021

brève de séances - réouverture des cinémas - le retour


Ongaku - notre rock d'Iwaisawa Kenji (2019 au JP... maintenant 2021 en FR): 

Synopsis : Une bande de lycéens marginaux menée par Kenji décide de créer un groupe de musique, sans savoir jouer. Le groupe Kobujutsu est né.

Avec un style simple, atypique et un montage habile, ce dessin animé est une déclaration d'amour au folk et au rock d'une certaine période du Japon (fin showa et début heisei - 80-90), où un lycéen assez taiseux et bagarreur, décide sur un coup de tête d'embarquer sa bande dans la création d'un groupe de rock. On rit beaucoup avec les dialogues en japonais (peut-être faut il une certaine connaissance de la langue nippone pour en avoir tout le sel), lesquels possèdent un sens de l'absurde. On sourit aux clins d'œil, dont celui à Abbey road. Un très bon moment à passer avec une œuvre où souffle un esprit de liberté.


Le dernier voyage de Romain Quirot (2020 en festival... maintenant 2021) : 

Début de synopsis : Dans un futur proche, une étrange lune rouge est surexploitée pour son énergie. Alors que sa trajectoire change et qu'elle fonce droit vers la Terre, Paul W.R., seul astronaute capable de la détruire, refuse d'accepter cette mission et se cache des autorités.

Ce premier film de Romain Quirot nous propose une oeuvre de SF rétrofuturiste fortement inspirée de  la BD française des années 80 (L'incal, Valérian, Moebius, etc). Il en ressort un résultat inégal : 

Ainsi une œuvre intéressante par son esthétisme, ses images, sa photographie et effets spéciaux ; frappante par sa bande son (également rétro) collant parfois à un vidéo clip hommage à ces années 80 ; surprenante avec un bon casting d'acteurs et actrices (notamment la jeune Lya Oussadit-Lessert)...

Mais aussi une œuvre qui pèche par une histoire et un rythme décevant  : après un début prenant, l'histoire se perd en envoyant le héros dans une "boucle initiatique" pour revenir sur place et repartir. De nombreux personnages apparaissent sans être totalement démarqués.

Au final une expérience originale pour son esthétisme, qui vaut la peine de se faire au cinéma et l'espoir de voir un jour d'autres projets de SF à french touch...

(Mais pourquoi la fin m'évoque I'm Aquarius de Metronomy....)

lundi 22 juin 2020

Chroniques flash de visions anciennes : de mars à mai



Blend S (2017) : une série animée d'humour assez légère en temps de lock-down qui utilise des personnages aux caractères très stéréotypés pour s'en amuser :
le café "Stile" est géré par un italien beau gosse, mais passionné de mangas et idéalisant la société japonaise (stéréotype de l'otaku étranger), aidé en cuisine par un associal japonais (autre stéréotype) avec en serveuses "maids", la gameuse lycéene bien pourvue, l'étudiante de petite taille, la fille de grande famille japonaise traditionnelle naturelle et premier degré, etc...
Chacune ayant à "jouer" le rôle d'un stéréotype pour leur café (de la sadique à la petite soeur en passant par la "tsundere"). Certaines personnes peu familières du Japon pourraient trouver cela étrange, mais cela peut faire partie du service, comme une représentation théâtrale, un costume que l'on endosse. Une bonne partie de l'humour est servie par ce gouffre entre les personnages stéréotypés et leurs rôles endossés aussi stéréotypés, et le reste par les love interests que l'on peut trouver dans les relations qui se nouent.




My roommate is a cat (dôkyonin ha hiza, tokidoki atama no ue) : cette  série de mangas écrite par Minatsuki et dessinée par Asu Futatsuya a fait l'objet d'une première adaptation en 2019 par le studio Zéro-G .

Derrière quelques personnages archétypaux et le pathos inclus "dans le package standard", l’œuvre propose une histoire attachante où un jeune écrivain un peu misanthrope  va pouvoir effectuer son deuil et s'ouvrir à son entourage en développant une relation avec la chatte qu'il a recueilli. Le traitement de l'histoire apporte une certaine fraîcheur en mettant en parallèle le point de vue de l'humain et de l'amie à quatre pattes. 






Film d'animation Starship Troopers : Traitor of Mars. Dernière oeuvre dérivée de l'adaptation en film en 1997 de Paul Verhoeven, d'un livre de Robert Heinlein. Réalisé par Shinji Aramaki et sorti en 2017, cet animé consiste en un bon petit guilty pleasure : des space marines Vs des Aliens insectoïdes géants. La réalisation est assez nerveuse. Les personnages sont caricaturaux à souhait (et pour notre plaisir dans ce genre de films). C'est tout. Et c'est déjà pas mal.




Paris-Manhattan (2012) - film de Sophie Lellouche : un film français relativement charmant, avec une femme passionnée des films de Woody Allen, avec lequel elle a des conversations imaginaires. Sur le papier, un excellent scénario qui manque dans la réalisation de plus de folie. Il en reste : de bons acteurs, la présence en guest Star de Woody himself et une histoire sympathique malgré une réalisation vraiment trop sage et une distanciation qui se fait avec l'héroïne, ayant du mal à s'identifier à une famille de grande bourgeoisie parisienne.




kung-fu panda 1 et 2 : films d'animations des studios dreamworks grands publics et feel good movie. Pour passer agréablement ce temps de confiné.


mardi 4 février 2020

Animé Holmes of Kyoto (2018)

Holmes of Kyoto
(京都寺町三条のホームズ, Kyōto Teramachi Sanjō no Hōmuzu)
Série animée de 12 épisodes (2018)
Adapté de Lights Novels de Mai Mochizuki

Holmes of Kyoto, inspirée par le célèbre détective Sherlock Holmes, sera une bonne surprise pour un amateur des detective Novels de Conan Doyle.

Pour certaines raisons Aoi Mashiro, jeune lycéenne, hésite à vendre des rouleaux d'estampes apparemment  antiques de son grand-père et rentre dans le magasin d'antiquités "Kura" à Kyoto pour les faire évaluer. Elle sera accueillie par un jeune commissaire priseur, Kiyotaka Yagashira , petit fils du propriétaire de ce magasin, lequel est connu dans ce quartier de Kyoto, autant pour ses compétences sur les antiquités que pour ses qualités dans l'analyse déductive chère au célèbre détective de 21 Baker Street.

Le talent de l'auteur du matériel originel Mai Mochizuki, est d'avoir su établir le déroulement de ses intrigues dans la ville de tradition nippone par excellence, et de les faire tourner (le plus souvent) autour de l'analyse d’œuvres et de leur sens, de la question de leur authenticité. 

Tout cela en prenant comme moteur la passion japonaise pour le kottôhin  (こっとうひん - 骨董品), traduction littérale pour antiquités. Le Japon a en effet un rapport particulier avec les choses anciennes, et - s'il fait moins cas de la conservation des immeubles (qui avec les tremblements de terre sont traditionnellement moins protégés), apporte un soin particulier aux objets (ie biens mobiliers corporels anciens) et à leur transmission.

Avec une légère digression supplémentaire, le Japon a développé ainsi une technique particulière de réparation de porcelaines ou céramiques le Kintsugi (金継ぎ).


 
Cette transmission suscite certaines passions comme une émission japonaise Kaiun ! nandemo  kantei dan (開運!なんでも鑑定団 -かいうん!なんでもかんていだん) qui fascine les téléspectateurs, et où des gens peuvent venir faire expertiser leurs objets de valeurs par des spécialistes reconnus, ou comme la dépense par certaines personnes de l'argent de leur retraite pour certains de ces objets (avec des ambitions de posséder du beau et de se constituer un patrimoine)... Qui peuvent se révéler être faux ou des reproductions (parfois anciennes) mais de moins bonne qualité que celle affirmée lors de la vente. Il y aurait en effet pas mal d'escroqueries autour.

Cette parenthèse mise de côté, l'oeuvre réussit à dépeindre un "Holmes" pétrit des bonnes manières de Kyoto, utilisant une méthode analytique des faits, interprétés par ses connaissances, mais se laissant parfois aller à une analyse psychologique d'antagonistes que ne renierait pas Hercule Poirot, peut-être.


Les intrigues présentées s'insèrent ainsi parfaitement dans l'ancienne capitale japonaise et ses traditions anciennes, amenant à concevoir cette ville comme un personnage à part entière. Dépassant le cadre des spécialistes d'objets anciens, l'auteur amènera, dans une forme d'hommage ou clin d'oeil, son héros à faire une incursion dans le detective novel le plus classique.


Bien touchante et délicate est aussi l'évolution de la relation entre les deux héros, pour finir par un "tsuki ga kirei yo" ("La lune est belle"... Pour ceux qui se demandent le sens que peuvent cacher ces paroles...Une petite recherche sur internet...)


Toute aussi passionnante sera l'opposition récurrente entre deux forts caractères, notre Holmes Kyotoïte et son Moriarty local, en la personne d'Enshô, ancien moine Bouddhiste et copiste de génie.


dimanche 20 octobre 2019

Chroniques flashs de visions anciennes - octobre



City hunter - Shinjuku private eyes  (2019) : 

Avec l'envie de me nettoyer les mirettes du film de Philippe Lacheau, je profitais d'un voyage au Japon en mars 2019 pour aller regarder le film d'animation toujours à l'affiche à Tokyo. Et ce fut une séance agréable, même jouissive, avec tout ce qu'il faut au minimum pour moderniser l'œuvre par rapport à l'époque actuelle, et une histoire en prise directe avec le monde actuel.

Sinon ce film avait tous les défauts et qualités de l'œuvre originale avec ses petits côtes irréalistes... Mais quelque part, ryo saeba est un super héros intemporel qui, malgré ses frasques apparentes, reste une sorte de chevalier servant dans une jungle urbaine.

Tout au plus pourra-t-on trouver superflue l'insertion des cat's eyes (une autre oeuvre du mangaka Tsukasa Hôjô), surtout destinée à satisfaire les fans sans pour autant servir le scénario.




flavor of youth (2018) : 

Projet assez original, flavor of youth est une coproduction sino-japonaise, un animé omnibus, donc composé de 3 segments réalisés par des auteurs différents et dont les histoires se déroulent dans trois villes chinoises différentes. Ces histoires se rassemblent toutefois par leur thématique commune, les héros effectuant une sorte de retour dans leur passé, riche en interrogations sur leur présent et devenir. Dans tous les cas ces oeuvres, toucheront le spectateur par une tonalité douce amère des sentiments familiaux ou amoureux. Un bel animé.





The Dark Cristal de Jim Hensen (Le Muppet Show) et Franck Oz (Aka Mister Yoda) (1982) : 

la sortie d'une série prélude au film m'a poussé à un nouveau visionnage du film originel. Film atypique entièrement animé avec des marionnettes , dont le tournage aura mobilisé de nombreuses personnes pendant un an et demi, The Dark Cristal dépeint un monde de fantasy baroque et original qui deviendra culte avec le temps, malgré des réserves sur le scénario à sa sortie. C'est que malgré un scénario en apparence simpliste, l’œuvre tire sa force et sa richesse du colossal background qui apparaît à l'écran, et où chaque élément du décors, chaque créature, racontent une histoire. Ainsi mon émerveillement était resté intact, après un instant d'adaptation aux marionnettes, face à la vision du voyage initiatique de Jen le Galfling. Rien que cette scène, qui nous plonge dans un monde étrange et merveilleux, justifie à mon sens la qualité de chef d’œuvre à ce film.





My Hero academia S1, S2 et S3 (2016~) : 

Conseillé par un membre de ma famille, je me suis finalement laissé tenter par le visionnage de cette série, adaptée d'un manga, malgré une appétence moindre pour les super héros de comics. Bien m'en a pris. D'une part les scènes d'actions sont dynamiques. D'autre part, l'univers - qui évoque un peu la fantasy "Xanth"* de Piers Anthony -  où 80% de la population mondiale possède un pouvoir particulier (nommé alter) et de puissance variable selon les individus, est suffisamment détaillé et réfléchi pour intéresser. Et seules les personnes dotées d'un alter puissant peuvent devenir un super-héros luttant contre les super villains (après avoir passé un diplôme et en travaillant dans une agence). 

La force de cette histoire est justement de tenter d'envisager comme un whatif quelles seraient les conséquences sociétales de la présence de super héros, d'en envisager divers côtés "réalistes", mais passés au prisme du shonen nekketsu (un héro has-been qui finira par se dépasser et surmonter toutes ses épreuves).

A noter le début de la saison 4 sur ADN. [mise à jour : j'avais commencé la S4, mais j'ai peiné à continuer par lassitude. Je retenterai la suite une autre fois]




The promise neverland (2019) - S1 : 

Animé adapté d'un manga de Kaiu Shirai, The promise neverland est sans doute la dernière petite claque de mes visionnages, en développant avec une réalisation privilégiant le "show don't tell" et en maintenant un rythme et une tension particulière, assez souvent intériorisée, une histoire de fantastique contemporain. Nous découvrons l'horizon de cet univers avec les héros de l'histoire et souffrons avec eux...

Une saison 2 est prévue...



* Dans ce roman, presque tout le monde possède un pouvoir magique unique, du plus puissant au plus futile, même le plus incongru. Les rares personnes non dotées d'un pouvoir magique sont exilées de Xanth.

mardi 6 août 2019

Bleach la série anime



Encore une série animée de shônen Nekettsu (découverte sur le tard) dont j'ai laissé passer le temps de prendre des notes. Elle fait partie de ces séries fleuves, avec Fairy Tail, qui m'ont tenu en haleine assez longtemps pour avoir envie de les suivre au long court : Après les premières saisons sur Netflix (Shinigami remplaçant et Soul society), lesquelles constituent en quelque sorte un arc cohérent, direction sur la plateforme ADN pour découvrir la suite (jusqu'à la fin de la bataille de Karakura. Il existe encore un arc en anime et un ou deux en mangas, non adaptés à ce jour) .
Quelques éventuels légers spoilers seront glissés ici...

*****

Dans l'univers de Bleach, les shinigamis (anges de la mort) sont chargés de l'équilibre de l'univers et protègent les humains et âmes errantes des hollows, forme bestiale des âmes perdues, à l'appétit insatiable.

(Ceux qui auront vu l'exposition Enfers et fantômes d'Asie auront quelques clés pour comprendre l'influence de la spiritualité et mythologie asiatique sur cet univers).

Ils utilisent des Zanpakuto (armes spirituelles) pour combattre ces hollows et procéder à la cérémonie de purification qui permettra aux âmes errantes ou aux hollows de trouver leur chemin soit vers la Soul society (le paradis), soit - dans le cas où ils ont péchés - vers l'Enfer. Il existe aussi le Hueco Mundo, une sorte de purgatoire sauvage où résident les hollows, uniquement soumis par la loi du plus fort.

En 2001, dans la ville de Karakura, Ichigo Kurosaki est un lycéen de 15 ans qui arrive à voir et interagir avec les âmes des morts depuis qu'il est tout petit. Un soir il rencontre Rukia Kuchiki qui affronte un hollow venu dévorer les âmes de la famille Kurosaki. En mauvaise posture, elle transfère ses pouvoirs à Ichigo afin qu'il les sauve.

Commence alors un récit de shonen nekketsu inspiré de mythologie, spiritualité et philosophie politique asiatique.

Il est difficile pour une série au long cours de ne pas avoir au moins quelques faiblesses, et celle-ci en comportera quelques grosses comme :
- les arcs filaires assez nombreux (de plus en plus faibles), conçus pour faire attendre le spectateur, le temps que l'auteur du manga rattrape son retard ;
- et une structure de scénario répétitive sur le fond (même si pas in-intéressante) : une histoire présentant des antagonistes évidents puis une éventuelle résolution dans la confrontation (schéma classique du nekketsu), laquelle ne se déroulera pas comme prévue, l'auteur aimant ménager quelques surprises, induire le spectateur en erreur et dévoiler les vrais ennemis sur la fin.

Cette structure narrative de "l'arc Shinigami remplaçant et soul society" , dont la première qualité est une certaine innovation, se répète jusqu'à plus soif ensuite pour provoquer sur le long terme de la lassitude.

Malgré tout cela cette série aura tenu ses promesses avec son lot de surprises en petits détails scénaristiques, en scènes d'actions dynamiques, et graphismes originaux, notamment les écrans intermédiaires donnant le numéro de l'épisode (avec une recherche graphique de typo différente à chaque fois).

Là où Bleach tire sans doute son épingle du jeu est l'univers en toile de fond développé avec cette influence de la spiritualité asiatique et l'analyse en sous texte que l'on pourrait en faire, notamment sur le poids des péchés et le cycle de répétition dans lequel ceux ci nous enferment, sauf si les liens que nous tissons permettent de développer notre empathie et d'ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure.



samedi 1 juin 2019

Knights of Sidonia anime réalisée par Hiroyuki Seshita (S1 et S2)



Knights of Sidonia est un anime adapté d'un manga  de Tsutomu Nihei, l'auteur de Blame, avec ce style unique croisant le cyberpunk, l'aspect techno-organique de Gigger, le style d'un Enki Bilal et le genre du manga.

Pour l'instant deux saisons existent et couvrent une partie du manga mais elles forment un tout que l'on pourrait qualifier d'arc.

La première chose qui saute aux yeux est le style particulier de Tsutomu - évoqué ci-dessus - mis en animation avec talent par le studio Polygones Pictures sous la réalisation de Hiroyuki Seshita.

Ensuite la mise en valeur de l'univers, du background par ce style graphique très détaillé et particulier. Pour les scènes de l'intérieur du vaisseau monde "Sidonia", nous prenons plaisir à nous attarder sur le nombre de détails visuels que nous offrent les dessins, notamment les écrans s'insérant au milieu d'un épisode. Ainsi le côté "sale, usé" et en réparation constante du vaisseau...

Cette qualité graphique sert un background d'une certaine richesse dépeignant un des vaisseaux générationnels (le dernier ?), en fuite face aux Gaunas, une race extra-terrestre, à l'aspect d'organismes géants, qui a exterminé la planète Terre il y a longtemps.

A situation dramatique et contraintes, la société de Sidonia y a répondu par la mise en place d'un régime autocratique et par quelques évolutions biologiques, pour certaines forcées.

Nous suivons des groupes aux agendas politiques différents, et le parcours de NAGATE Tanikaze parmi d'autres personnages entre mystères et manœuvres de groupuscules, assauts des Gaunas, scénettes de vies sur le Sidonia.

Sans doute un parcours obligé d'un certain nombre de mangas, mais celui-ci a son lot de filles tournant autour du héros cliché (gentil et empoté) et de choses assez weirds (non genrés, mutants à tentacules...).

Quant à l'animation, elle est de qualité et bien rythmée.

Alors pour qui ? Pour ceux qui pourraient apprécier le côté battlestar galactica, humanité désespérée,  et combats avec méchas, tout en passant au dessus du côté fan boys.

dimanche 28 avril 2019

Ultraman série d'animation réalisée par Kenji Kamiyama et Shinji Aramaki (2019)



Dans sa démarche de production, Netflix a un certain nombre de bonnes idées dont l'adaptation en animation du manga d'Eiichi Shimizu et Tomohiro Shimoguchi, variation de l'univers de ce personnage apparu en série live en 1966, dans le genre du Tokusatsu et kaiju, devenu plus tard une icone de la pop culture japonaise, au même titre que Godzilla.

Pour préciser le propos, revenons à la série originale : créée en 1966 par Eiji Tsuburaya (créateur d'effets spéciaux célèbre au Japon et également co-créateur du fameux monstre godzilla), la série durera 39 épisodes et mettra en scène un robot géant défendant la Terre face à des Kaijus venus la détruire...

Synopsis (série live de 1966) : Au Japon, la Patrouille scientifique est une unité militaire composée de cinq membres et qui a pour mission d'étudier et de contrer l'action de monstres souvent extraterrestres qui menacent la Terre. Hayata, héros humain de la série et membre de la Patrouille scientifique, fait la rencontre d'un géant extraterrestre appelé Ultraman au cours d'une mission ; celui-ci lui remet la capsule Beta, qui lui permet de permuter avec Ultraman lorsque les monstres attaquent le Japon. Cependant l'énergie vitale d'Ultraman diminue rapidement et il n'a que quelques minutes pour venir à bout du monstre.

La série originale rencontrera un beau succès et sera suivie d'une trentaine de séries dérivées de cet univers, sans compter les films ou jeux vidéos sur le sujet.

Cependant, il faudra attendre 2011 pour voir arriver l'adaptation en manga, scénarisée par Eiichi Shimizu et dessinée par Tomohiro Shimoguchi, oeuvre rencontrant semble-t-il, des avis contrastés de fans connaissant bien l'univers.

N'ayant lu que les premiers tomes, je ne saurais me faire une idée de la fidélité de l'adaptation en question, mais la saison une de l'anime aura su me convaincre : 

Après la lutte d'Ultraman contre les kaijus en tout genre envoyés par des extra terrestres, la Terre a retrouvé un semblant de paix et vit dans le souvenir entretenu par un musée, du passage d'Ultraman... Hayata s'est mariés, a pris de l'âge et a maintenant un fils adolescent. Mais bientôt des êtres venus d'ailleurs menacent à nouveau la Terre. Shinjiro Hayata, son fils, prend la relève en endossant le rôle de son père pour devenir un protecteur de la Terre.

Je craignais au départ que la série soit conçue comme une histoire de passage de succession entre père et fils, avant de reprendre les schémas narratifs habituels réactualisés (on "prend les mêmes mais on recommence à l'époque moderne"), mais l'oeuvre s'en écarte rapidement pour élargir les problématiques, acteurs et enjeux de l'ultramanverse.

Sans trop dévoiler l'histoire, disons que l'humanité n'est plus toute seule, et à l'instar des films à la MIB, se pose la question de sa "maturité" pour accéder à un univers infiniment plus grand, technologiquement plus avancé, beaucoup plus dangereux, avec des forces qui ont elles mêmes leur propre agenda... Le seul espoir pour la Terre ? La lumière d'Ultraman, qui tel un faisceau, protège, inspire et rétablit un certain équilibre.

Concernant l'animation, nous sommes dans une 3D actuelle et usuelle, qui manque parfois d'âme dans le mouvement des personnages et me rappelle les personnages de jeux vidéos... Toutefois rien de si mauvais. Les scènes d'actions sont dynamiques et servent l'histoire, tout en s'inspirant autant des supers héros à la iron man que des animes et tokusatsu japonais.

Au final, une excellente saison 1 qui ouvre l'univers et suscite des attentes à confirmer. La promesse d'une bonne série sera-t-elle tenue ou pas ?


mardi 1 janvier 2019

Danmachi Sword Oratoria réalisé par Yôhei Suzuki (2017)...


Danmachi Sword Oratoria réalisé par Yôhei Suzuki (2017)...et petit retour sur la S1 de la série principale.

L'abonné de Netflix aura eu la surprise de découvre une série dérivée de Danmachi (ICI) également appelée Sword Oratoria.

Concernant les points communs avec sa série soeur, Sword Oratoria est composée des mêmes caractéristiques esthétiques, tel qu'une animation dynamique insufflant un souffle épique des combats d'une fantasy classique, un côté très otaku et un univers fascinant en ce qu'il intègre les mécanismes d'un jeu de rôle en tant qu'élément du monde.

Par exemple, le rôle des aventuriers est de lutter contre les monstres qui risquent de sortir d'une tour (donjon géant), les dieux présents physiquement sur le monde, révèlent par leur magie, les progressions des héros en niveaux etc...

Cette imbrication est sans doute unique dans le paysage du dessin animé japonais.

Toutefois Sword Oratoria s'éloigne de l'autre série en ce qu'elle suit le parcours de Aizu Wallenstein, la "princesse de l'épée" dans une time line parallèle. Après quelques premiers épisodes conventionnels, cette série apportera une profondeur supplémentaire en développant l'histoire, ébauchant une intrigue et des enjeux qui manquaient quelque peu dans la première série de Danmachi.

Les fans de la première série auront donc tord de s'en priver.

Cette série aura eu pour mérite de me pousser à lire ces fameuses lights novels et visionner de nouveau la S1 Danmachi pour découvrir quelques qualités supplémentaires, tel que le graphisme de certains lieux qui ne manquent pas de poésie, comme l'église à moitié enfouie qui tient lieu de maison à la Familia d'Hestia, ou la qualité et le lyrisme épique de certaines récitations en japonais lorsque des sorts sont lancés ou le fameux monologue de feu le grand père du héros*.

A noter qu'une saison 2 à la première serait prévue pour être diffusée en 2019


* pour les japonophones :

moshi eiyuu to yobareru shikaku ga aru to suru naraba
ken wo totta mono denaku
tate wo kazashita mono mo naku
iyashi wo motarashita mono demo nai

onore wo tooshita mono eiyuu to yobareru to nara
nakama wo mamore, onna wo sukue, onore wo kakeru

oretemo kamawan, kujitemo yoi, ooi nake,
shoushou ha tsume ni aisha no naka ni iru

negai wo tsuranuki, omi wo sakebu no da

sa sureba, sore ga... ichiban...kakkou no ii oono ko da

shoukei wo moyase, negai wo hoerou!

samedi 3 novembre 2018

Overlord S1 - brève chronique



Synopsis wiki : L'histoire débute dans Yggdrasil, un jeu de rôle virtuel en ligne connaissant un véritable succès mais sur le point de se fermer après douze ans d'existence. Le protagoniste principal dénommé Momonga a néanmoins du mal à l'accepter, il n'a aucune famille ni amis, ni de petite amie, et ne trouve plus de sens à vivre dans la « réalité ». Il est le chef de l'une des dix meilleurs guildes du jeu, la guilde Ainz Ooal Gown, composée exclusivement de « non humains » dont le quartier général est la « Grande Tombe de Nazarick ». Sur les 41 membres de la guilde, seuls subsistent désormais le chef de la guilde et les PNJ, des personnages créés par les membres afin d'assurer la protection de la guilde. Momonga décide de rester immergé dans le jeu jusqu'à la déconnexion forcée. À sa grande stupeur, à l'heure annoncée de l'arrêt des serveurs, au lieu de revenir dans le monde réel il est envoyé avec sa guilde dans un nouveau monde. Il s'aperçoit très vite que les PNJ semblent acquérir leur propre volonté et surtout qu'ils sont devenus réellement vivants, dotés d'odeurs corporelles ou d'un pouls et surtout de sentiments. Il tente de découvrir ce monde et s'efforcera de se faire connaître sous le nom de Ainz Ooal Gown, nom porté auparavant par un sceptre orné, symbole de la guilde et l'un des plus puissants items créés dans Yggdrasil. Dans ce monde nouveau et inconnu, où la magie qu'il employait à Yggdrasil fonctionne toujours et où la plupart des monstres de l'ancien jeu sont devenus réels, il a choisi son nouveau nom dans l'espoir de trouver d'autres joueurs qui comme lui se seraient retrouvés envoyés dans ce nouveau monde.

Overlord S1 - série vue sur Netflix  : encore un anime basé sur des lights novels japonaises et dans le thème de joueur de jeu plongé dans une réalité virtuelle qui "devient réelle, prend forme".

Là encore, comme dans log horizon, le héros, un seul (semble-t-il) se retrouve dans un nouvel univers suite à une mise à jour sans comprendre ce qui se passe. Il découvre bientôt que les PNJ qui forment les servants de sa guilde, ainsi que tous les PNJ du monde, ont pris "corps".

L'originalité - ou innovation - est que l'univers semble plus se rapprocher d'une sorte de world of warcraft assez sombre et que le héros est déjà au sommet d'une puissance colossale par rapport à ses vis à vis, faisant perdre un éventuel attachement que l'on pourrait avoir envers ce personnage (et sa nature de nécromant n'aide pas).

Un certain intérêt réside toutefois dans la découverte du monde et l'usage que fera de sa puissance le protagoniste principal. Le dessin animé a une touche beaucoup plus gore que les autres. Et sauf exception (avec des sorts, potions, etc qui ont un coût), pas de résurrection ni de "respawn".

Bien que moins intéressant que les prédécesseurs que j'ai déjà chroniqué, cette saison 1 se laisse regarder et plaira aux amateurs de gros bills.

lundi 6 août 2018

happyness road de Hsin-Yin Sung (2018)



Happyness Road (synopsis): Tchi vit aux USA où elle s’est installée, à la poursuite du « rêve américain », après ses études à Taiwan. Sa grand-mère adorée vient à mourir et la voilà de retour dans sa ville natale, où elle retrouve sa famille, ses souvenirs d’enfants et son quartier Happiness Road. Tout se bouscule dans son esprit : ses souvenirs d’enfants, la petite et la grande histoire, l’amertume de l’exil, ses espoirs de carrriere, son fiancé américian et sa famille aux traditions un peu ringardes… Et si finalement le rêve américain n’en était pas un  ? Tchi finira-t-elle par se retrouver  alors qu’elle ignorait s’être perdue ?
Petite note préliminaire : J'ai eu quelques difficultés à mettre en texte, cet anime qui m'a marqué. Voici, cette chronique, avec spoilers, très imparfaite pour traduire mon sentiment à ce sujet.

L'animé Happiness road est une curiosité par son origine taïwanaise, son côté tranche de vie (autobiographique ?), son histoire ancrée dans le parcours d'une femme née en 1975, et son style de dessin original qui n'est pas sans rappeler un peu Isao Takahata (ex : Mes voisins les Yamadas), mais encore par sa morale ambivalente.

L'héroïne, qui vit aux états-unis, revient à Taïwan pour l'enterrement de sa grand-mère, et commence à se remémorer sa vie qui l'a ramenée jusqu'ici. Le film nous transporte d'abord dans une fantaisie où l'enfant enchante, par son imagination, son quotidien, celle d'une famille ouvrière qui s'installe à "happiness road", une rue d'un quartier populaire.

Puis nous suivons son parcours entre flash backs et histoire présente, celle d'une femme au milieu du gué de la vie, totalement perdue entre ce qui l'a amené au gré des flots à sa vie actuelle et l'éloignement par rapport aux espoirs de son enfance, de ceux de ses amis. Elle trouvera un certain réconfort auprès de sa famille et de la rencontre fortuite d'amis d'enfances.

Ancrée dans l'histoire récente de la société de Taïwan, happiness Road nous apprend beaucoup de choses, entre l'évolution vers une démocratie, le développement économique, l'obligation de parler mandarin (plutôt que le dialecte local taïwanais, semble-t-il) à l'école et l'existence d'autochtones... Et nous donne envie d'en savoir plus sur cette île.

Profondément touché par ce parcours  si humain - et y ressentir une certaine analogie avec ma vie privée n'y est pas étranger - j'ai trouvé que l'auteur avait mis toute son honnêteté dans cette oeuvre douce-amer, où la famille reste un soutien.

Cependant cette animation m'a placé dans une zone d'inconfort certaine avec quelques détails :

* après nous avoir présenté une femme, imprégnée du caractère libre de sa grand-mère (une autochtone de Taïwan) qui a toujours fait des choix indépendants d'études, de métier, de vie à l'étranger, la réalisatrice nous la place, de retour au pays, dans une culture de poids de la dette dont on ne peut se défaire.
Ainsi de son sentiment de culpabilité très fort, à mesure que les souvenirs reviennent, en regardant comment ses parents vivent à présent (notamment la scène où elle ouvre le frigo et découvre des produits en partie périmés : " Est-ce de ma faute?").

* Une série de stéréotypes graphiques (bien que les occidentaux et les japonais aient leurs parts dans leurs oeuvres aussi) avec les métis systématiquement représentés en blonds aux yeux bleus (😲).

* Ou cette représentation du mari américain (toujours un blond) assez peu esquissé car élément somme toute déjà extérieur à l'héroïne(1)  : nous ne saurons peu de choses de lui, sauf qu'il n'aime pas sa cuisine (seul trait semblant nous indiquer qu'il n'arrive pas à se faire à sa culture), ne veut pas d'enfant et l'invite à participer à des séances de psy conjugal où elle n'y comprend pas grand chose (révélant une part d'égoïsme de la part du conjoint).


* Enfin, un générique où se place en entête des remerciements de la réalisatrice : "A ma famille à ma patrie" (en sous titre)...

Ainsi, j'ai ressenti un message sous-jacent  de cet anime , très beau et très juste dans les sentiments de l'héroïne par ailleurs : l'absence d'échanges interculturels possibles et la présence réconfortante des piliers que représentent la famille, culture et patrie, seuls à même d'opérer des liens, de la communication.

Ce n'est pas le sujet me diront certains, ou bien, le film ne peut pas tout montrer... Mais le choix de ces simplifications est justement porteuse de sens. Comme par exemple , le choix de cette femme de ne pas informer son mari qu'elle est enceinte (du moins "devant la caméra").

Au final, une animation belle et juste dans le parcours doux et amer d'une quarantenaire de notre temps, à la morale ambiguë (une famille soutien, mais récipiendaire d'une mise en valeur de la patrie, et de tout ce que cela véhicule)..


(1) (en un sens une vraie caricature. La seule "étrangère" avec qui certaines inter-actions sont présentées est Betty)

lundi 23 juillet 2018

Lastman série anime française (2016) réalisée par Jérémie Périn

J'avais mis distraitement Lastman dans ma liste netflix de séries à regarder, comme une curiosité (animé adapté d'un manga français), mais ce fut une chronique de Captain Popcorn sur Youtube qui m'a fait sauter le pas, et bien m'en a pris.




Synopsis (wiki) : À Paxtown, ville rongée par la violence et la corruption, le jeune Richard Aldana, boxeur amateur, vivote entre la recherche d'un emploi et le club de boxe de son ami et mentor Dave McKenzie. Ce dernier est un jour enlevé sous les yeux de Richard, impuissant face à « l'Ordre du Lion » et leur chef Rizel. Richard va peu de temps après apprendre l'existence de Siri, fille cachée de Dave qui cherchait à la protéger de l'Ordre. Richard va se retrouver à devoir la protéger des sombres ambitions de Rizel.


Série percutante de 26 épisodes de 11 minutes, elle constitue une préquelle au manga et raconte la genèse du héros et son combat contre... 

Afin d'éviter les spoilers et de gâcher le plaisir de la découverte,  je me contenterais d'ajouter à la brève description du synopsis, que les auteurs ont réalisé un travail magnifiquement inspiré par le meilleur des films et séries de nos années 80-90, à l'instar de Richard qui conserve un petit côté John McClain pour arriver à une oeuvre pleine de punch, un véritable "page turner" ou "clique sur la suite bordel !"...

Au-delà du scénario et de l'écriture des dialogues, les voix des personnages sont soignées et la réalisation de l'animation est percutante et sert le propos. 

En conclusion, une réussite assez burnée SF/Fantastique...Par des frenchies... Alors n'hésitez pas. 





vendredi 13 juillet 2018

Log horizon



Avec l'ami Netflix je découvre les deux premières saisons de l'anime Log Horizon (2 x 25 épisodes, diffusées entre 2013 et 2015), adaptés de lights novels de Mamare Tonô. Malgré l'immense succès commercial de cette série, celle-ci semble avoir connu une longue pause, empêchant l'adaptation d'une saison 3... La condamnation pour fraude fiscale de son auteur au Japon pourrait ne pas avoir été étrangère à cette pause (sic), mais une reprise s'amorcerait... Les amateurs de l'anime, pourront toujours patienter avec l'adaptation en manga ou les lights novels correspondantes.

Synopsis (wiki) : À la sortie de son douzième pack d'extension, le jeu de rôle en ligne massivement multijoueur, Elder Tale, est sans conteste devenu le MMORPG le plus joué dans le monde avec une base d'utilisateurs de plusieurs millions de joueurs. Cependant, à la suite de la sortie de sa douzième extension, Novasphere Pioneers, 30 000 joueurs japonais et plusieurs milliers d'autres à travers le monde connectés au moment de la mise à jour se retrouvent piégés dans le jeu sans possibilité de se déconnecter. Parmi ces joueurs, Shiroe, un jeune adulte peu sociable et ses amis Naotsugu et Akatsuki. Dans le but de surmonter les obstacles et les dangers de ce monde maintenant devenu leur réalité, ils décident alors de faire équipe.À la sortie de son douzième pack d'extension, le jeu de rôle en ligne massivement multijoueur, Elder Tale, est sans conteste devenu le MMORPG le plus joué dans le monde avec une base d'utilisateurs de plusieurs millions de joueurs. Cependant, à la suite de la sortie de sa douzième extension, Novasphere Pioneers, 30 000 joueurs japonais et plusieurs milliers d'autres à travers le monde connectés au moment de la mise à jour se retrouvent piégés dans le jeu sans possibilité de se déconnecter. Parmi ces joueurs, Shiroe, un jeune adulte peu sociable et ses amis Naotsugu et Akatsuki. Dans le but de surmonter les obstacles et les dangers de ce monde maintenant devenu leur réalité, ils décident alors de faire équipe.


Au même titre que grimgar et SAO, Log Horizon commence sur un pitch de départ semblable : des joueurs (aventuriers - "bokensha") se retrouvent dans le MMORPG en réalité virtuelle sans pouvoir se délogger, et ce, probablement à la suite d'une mise à jour de l'univers ("l'apocalypse"), laquelle aurait apporté son lot de nouveautés.

Ce qui change et commence comme un contre pied face au premier arc de SAO et de grimgar, c'est que les aventuriers peuvent resssuciter et qu'ils ont conscience de leur état de joueurs emprisonnés dans un monde... dont les règles de l'univers ont été modifiées.

Le deuxième point est qu'ils découvrent une plus grande efficacité en arrêtant de passer par le menu du jeu pour crafter ou effectuer diverses tactiques ou attaques, mais en les pensant, vivant, exécutant : cad agir sur le monde sans interface.

Le développement et l'évolution de diverses technologies est alors possible.

De plus, les joueurs réalisent que les villageois (PNJ), ont acquis (ou possédaient déjà ?) "une individualité" et qu'ils peuvent agir en toute liberté.

La série prend alors l'apparence d'une expérience sociale et politique où les aventuriers seraient des éléments étrangers devant trouver leur place dans un écosystème complexe : progrès économiques et technologiques à mettre en place, commerce, politique avec les villageois (PNJ), etc...

Et derrière tout cela, le mystère de l'apocalypse...

[spoilers] Après quelques péripéties, nous apprenons toutefois que le fait de ressusciter n'est pas sans conséquences : à l'instar d'une perte de xp en pénalité dans un jeu, les jours perdent une légère partie de leurs souvenirs... Jusqu'à ne plus se souvenirs d'où ils venaient ? La mort n'est donc pas sans risque dans cet univers et pourrait mener à la perte de sa propre identité d'origine.

Mais ce n'est pas tout, la phase intermédiaire avant le retour à la vie dans un sanctuaire ressemble un peu à un cycle de renaissance (à l'instar du bouddhisme) où des souvenirs amènent les héros à réfléchir sur leur passé et leur comportement...

Certains joueurs souhaitant par dessus tout rentrer dans le monde réel, pensent que seule la mort numérique (où apparaissent des souvenirs de leur vie d'avant) pourrait leur permettre de se délogger et rentrer dans le monde réel, ils adoptent alors un comportement nihiliste.

Beaucoup de questionnements sont posés sur le sens de la réalité et quelle réponse y apporter.

Que peut bien cacher le mystère final de Log Horizon ?

La saison 2 apporte de la profondeur à l'univers de la série, et on se prend à se demander si même les joueurs ne seraient pas des copies numériques de l'identité humaine de leurs originaux, si les serveurs du jeu ne seraient pas en train de faire émerger une intelligence artificielle progressant vers l'émergence, en utilisant d'une manière ou d'une autre le comportement de ces aventuriers (PJ)... Mais la suite de l'histoire semble prendre encore une autre direction...