vendredi 13 juillet 2018

Log horizon



Avec l'ami Netflix je découvre les deux premières saisons de l'anime Log Horizon (2 x 25 épisodes, diffusées entre 2013 et 2015), adaptés de lights novels de Mamare Tonô. Malgré l'immense succès commercial de cette série, celle-ci semble avoir connu une longue pause, empêchant l'adaptation d'une saison 3... La condamnation pour fraude fiscale de son auteur au Japon pourrait ne pas avoir été étrangère à cette pause (sic), mais une reprise s'amorcerait... Les amateurs de l'anime, pourront toujours patienter avec l'adaptation en manga ou les lights novels correspondantes.

Synopsis (wiki) : À la sortie de son douzième pack d'extension, le jeu de rôle en ligne massivement multijoueur, Elder Tale, est sans conteste devenu le MMORPG le plus joué dans le monde avec une base d'utilisateurs de plusieurs millions de joueurs. Cependant, à la suite de la sortie de sa douzième extension, Novasphere Pioneers, 30 000 joueurs japonais et plusieurs milliers d'autres à travers le monde connectés au moment de la mise à jour se retrouvent piégés dans le jeu sans possibilité de se déconnecter. Parmi ces joueurs, Shiroe, un jeune adulte peu sociable et ses amis Naotsugu et Akatsuki. Dans le but de surmonter les obstacles et les dangers de ce monde maintenant devenu leur réalité, ils décident alors de faire équipe.À la sortie de son douzième pack d'extension, le jeu de rôle en ligne massivement multijoueur, Elder Tale, est sans conteste devenu le MMORPG le plus joué dans le monde avec une base d'utilisateurs de plusieurs millions de joueurs. Cependant, à la suite de la sortie de sa douzième extension, Novasphere Pioneers, 30 000 joueurs japonais et plusieurs milliers d'autres à travers le monde connectés au moment de la mise à jour se retrouvent piégés dans le jeu sans possibilité de se déconnecter. Parmi ces joueurs, Shiroe, un jeune adulte peu sociable et ses amis Naotsugu et Akatsuki. Dans le but de surmonter les obstacles et les dangers de ce monde maintenant devenu leur réalité, ils décident alors de faire équipe.


Au même titre que grimgar et SAO, Log Horizon commence sur un pitch de départ semblable : des joueurs (aventuriers - "bokensha") se retrouvent dans le MMORPG en réalité virtuelle sans pouvoir se délogger, et ce, probablement à la suite d'une mise à jour de l'univers ("l'apocalypse"), laquelle aurait apporté son lot de nouveautés.

Ce qui change et commence comme un contre pied face au premier arc de SAO et de grimgar, c'est que les aventuriers peuvent resssuciter et qu'ils ont conscience de leur état de joueurs emprisonnés dans un monde... dont les règles de l'univers ont été modifiées.

Le deuxième point est qu'ils découvrent une plus grande efficacité en arrêtant de passer par le menu du jeu pour crafter ou effectuer diverses tactiques ou attaques, mais en les pensant, vivant, exécutant : cad agir sur le monde sans interface.

Le développement et l'évolution de diverses technologies est alors possible.

De plus, les joueurs réalisent que les villageois (PNJ), ont acquis (ou possédaient déjà ?) "une individualité" et qu'ils peuvent agir en toute liberté.

La série prend alors l'apparence d'une expérience sociale et politique où les aventuriers seraient des éléments étrangers devant trouver leur place dans un écosystème complexe : progrès économiques et technologiques à mettre en place, commerce, politique avec les villageois (PNJ), etc...

Et derrière tout cela, le mystère de l'apocalypse...

[spoilers] Après quelques péripéties, nous apprenons toutefois que le fait de ressusciter n'est pas sans conséquences : à l'instar d'une perte de xp en pénalité dans un jeu, les jours perdent une légère partie de leurs souvenirs... Jusqu'à ne plus se souvenirs d'où ils venaient ? La mort n'est donc pas sans risque dans cet univers et pourrait mener à la perte de sa propre identité d'origine.

Mais ce n'est pas tout, la phase intermédiaire avant le retour à la vie dans un sanctuaire ressemble un peu à un cycle de renaissance (à l'instar du bouddhisme) où des souvenirs amènent les héros à réfléchir sur leur passé et leur comportement...

Certains joueurs souhaitant par dessus tout rentrer dans le monde réel, pensent que seule la mort numérique (où apparaissent des souvenirs de leur vie d'avant) pourrait leur permettre de se délogger et rentrer dans le monde réel, ils adoptent alors un comportement nihiliste.

Beaucoup de questionnements sont posés sur le sens de la réalité et quelle réponse y apporter.

Que peut bien cacher le mystère final de Log Horizon ?

La saison 2 apporte de la profondeur à l'univers de la série, et on se prend à se demander si même les joueurs ne seraient pas des copies numériques de l'identité humaine de leurs originaux, si les serveurs du jeu ne seraient pas en train de faire émerger une intelligence artificielle progressant vers l'émergence, en utilisant d'une manière ou d'une autre le comportement de ces aventuriers (PJ)... Mais la suite de l'histoire semble prendre encore une autre direction...






mardi 10 juillet 2018

bref report :Iceman réalisé par Law Wing-cheung (2014)



synopsis : Au temps de la dynastie Ming, Ho Ying guerrier de l'empereur, se fait accuser de haute trahison. Un combat commence alors en pleine montagne, mais une avalanche l'emporte et le retient sous la neige avec ses adversaires. Ceux-ci se réveillent 400 ans plus tard à Hong-Kong. Ils sont confrontés à la modernité, mais poursuivent leur combat...

Iceman est un film chinois avec Donnie Yen : mélange de sf, fantastique comédie, action orientée kungfu (cad des sortes de super pouvoirs chinois), le scénario évoque un peu le côté totalement barré/intégré WTF de Jojo Bizarre adventure de l'arc battle tendancy....On n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer... A noter qu'il se finit sans que l'histoire s'achève : une suite fut prévue.

samedi 23 juin 2018

SAO : Sword Art Online


J'ai mis beaucoup de temps à rédiger une chronique pour cette oeuvre, mais le début du visionnage de log horizon, un anime qui débute sur le même thème - l'emprisonnement dans un univers de réalité virtuel -, m'a poussé à faire le point rapidement sur ce thème. 
A noter également Grimgar, magnifique animé dans le même thème.


 Sword Art Online (ou SAO) est une série de Light Novels écrite par Reki Kawahara depuis 2009 et ensuite adaptée en mangas et animés. C'est le versant animé dont je parlerais ici.

SAO se déroule dans notre monde, mais dans un futur proche où la réalité virtuelle est bien plus avancée  et permet une immersion totale dans un monde artificiel, notamment grâce au  NerveGear, un casque de réalité virtuelle qui intercepte toutes les sensations du cerveau.
Kirito, le personnage principal de la série, bêta testeur d'un jeu se déroulant dans l'Aincrad un monde virtuel d'heroic fantasy, se branche lors de la livraison de la version finale du jeu, pour découvrir avec tous les joueurs et par la bouche même du créateur du jeu que toute mort virtuelle sera effective (le casque de réalité virtuelle enverra un rayon micro ondes qui grillera le cerveau) et qu'il n'existe plus de bouton exit. Le seul moyen de s'en sortir est de gravir un à un les 99 niveaux du jeu. Le succès d'un seul joueur permettra la fin du jeu.

Le jeu devient alors une expérience sociale terrible où tout acte n'est plus sans conséquence et fait porter responsabilité et culpabilité sur leur auteur, et les motivations de Kayaba*, génial créateur du jeu, laissent songeur.

Malgré un fan service un peu trop présent ("gros plans" sur les formes des jeunes filles, etc...) et une romance, des éléments qui pourront rebuter ou fatiguer une partie des spectateurs, la série cache un univers de qualité dont il serait dommage de passer à côté.

En effet, bien loin d'une moralisation "sortez du jeu pour vivre de vraies expériences sociales", cette oeuvre prend le jeu vidéo (en réalité virtuelle avancée) comme ce qu'il est : un nouveau média de socialisation, symbolisant l'hyper-connectivité d'une société moderne avec ses qualités et ses défauts. SAO permet d'évoquer assez finement des thèmes variés tel que l'émergence d'IA dans les programmes (comme yuichan), la copie de personnalités numériques (le film SAO), l'utilisation du jeu comme valorisation de son égo (personnalité numérique vs IRL), l'ijime, le poids de la culpabilité d'événements dramatiques, etc..

Les plus gros défauts seront sans doute les problèmes de rythme : nous sentons parfois (et cet aspect est très prégnant dans le premier arc) des ellipses assez importantes dans l'histoire, alors que l'oeuvre aurait gagné à avancer progressivement. Je me demande ce qu'il en est il des lights novels d'origine (mais il semble que c'est également un format "contraint").

S1 : La première saison couvre 2 arcs : Airncraft (l'arc le plus fascinant au niveau du world building, selon moi, mais qui n'a sans doute pas assez été exploité, notamment ce fascinant personnage de Kayaba) ; Fairy dance (un arc faisant le lien entre le monde réel et virtuel, développant des personnages dont la famille de Kirito et d'Asuna)

SAO extra edition : épisode intercalaire entre la S1 et S2, composée d'une compilation mémorielle des meilleurs moments (donc d'un intérêt limité), mais qui ajoute quelques détails complémentaires pour comprendre l'histoire (les motivations de Kayaba, par exemple) et permet l'apparition de l'inspecteur chargé des crimes virtuels. 

A noter l'une des pires scènes de fan boyisme de la série, avec les filles en piscine pendant que Kirito se fait "cuisiner" par l'inspecteur (vous êtes prévenus... Inversement j'ai ri comme un malade).

Cette extra edition rajoute une petite aventure virtuelle bien sympathique...

S2 : arcs phantom bullet (sorte de battle royale), calibur et rosario. Chaque arc possède son intérêt, notamment dans le fait que les joueurs apportent leurs fêlures dans le jeu.

Film d'animation : SAO the ordinal Scale : Il s'agit d'une histoire créée pour l'occasion qui s'inspire de la réalité augmentée à la pockemon GO sur smartphones. Plutôt bien senti, dynamique, ce film d'animation au cinéma sera sans doute surtout réservé aux fans.

A noter une saison III en production et une série live Netflix en projet.


* cet aspect sera esquissé mais peu évoqué dans les animés.

samedi 16 juin 2018

The captains (2011) reportage de William Shatner


Continuant sur la lancée des documentaires sur Star Trek, je découvre The Captains de William Shatner, reportage emmenant une équipe de tournage à la rencontre d'acteurs de Star Trek, principalement les capitaines des principales séries [jusqu'en 2011, donc Discovery en cours n'est pas inclue dedans] et des films de JJ Abrahams.

Sous la forme d'une causerie plutôt anecdotique au premier abord, où William Shatner se fait journaliste pour aller interroger les acteurs qui ont endossé ce rôle de capitaine de vaisseau spatial, une connivence se dévoile progressivement dans le partage d'expériences, permettant à l'interprète du capitaine Kirk d'origine d'approcher les personnes sous les acteurs : leur façon d'aborder le métier,leur approche de la série, et rapport avec celle-ci sur leur carrière, leur vision de la vie et l'impact d'un show de longue ampleur sur leur vie privée...

Nous découvrons notamment que les capitaines de la série ont tous eu une expérience classique* (de théâtre, comédie musicale, etc...) avant d'incarner ce rôle d'un personnage représentant une autorité et récipiendaire d'une culture mettant en avant l'humanisme et le positivisme de cet univers.

Au final une bonne petite escapade aux bords de cette série mythique.

* Ce qui explique que la série d'origine et les films dérivés soient parsemés de référence sShakespeariennes.