lundi 14 janvier 2019

Brève chronique : Elysium



Elysium est un parfait petit condensé cyberpunk sans doute très inspiré par Cablé de Walter Jon Williams, roman de genre pur jus où les mégacorporations qui se sont affranchies de la Terre, se sont réunies dans des stations orbitales pour exploiter les masses laborieuses restées sur notre bonne vieille planète.

Si le roman de 1986 est un modèle nerveux du genre, le film n'atteint pas ce lyrisme désespéré présent dans le premier. Ceci est sans doute en partie dû à la caméra un peu "sale et sautillante" de Neill Blomkamp "Aka District 9", qui manque parfois de lisibilité dans les scènes d'actions et dont l'aspect reportage en direct, éloigne un peu le spectateur de l'univers et de ses émotions.

Ceci étant, le film est efficace pour un petit B movie et fleure bon le pastiche exagéré et manichéen du genre avec des riches parlant anglais et français (Jodie Foster oblige) qui se sont exilés dans une station orbitale Elysium et exploitent sans vergogne les ressources de la Terre.

Ces riches ayant accès à une médecine permettant de guérir de toutes les maladies, déshumanisent le reste de l'humanité, tenue sous son joug (principalement des anglos-latinos et quelques mercenaires serbo-croates, ou je ne sais quoi).

Visuellement cela commence dans une favelas crade et finit dans une station orbitale. En terme d'action, de droïds, exosquelettes, navettes spatiales, le spectacle sera garanti. Que demander de plus?

dimanche 13 janvier 2019

brève : pour quelques grammes de Corée en plus



The Bros par Jang Yu-jeong (2017)

Synopsis (wiki) : Lee Seok-bong (Ma Dong-seok) est un professeur d'histoire fauché rêvant de grandes découvertes archéologiques et son jeune frère Lee Joo-bong (Lee Dong-hwi (en)), un cadre prometteur d'une entreprise spécialisée dans les travaux publics, se retrouvent à l'enterrement de leur père dans leur ville natale d'Andong. Cependant, Seok-bong en a seulement après les reliques à la maison qui pourraient lui faire de l'argent, tandis que Joo-bong en a après un contrat de construction d'autoroute pour son entreprise. En route, les frères renversent une mystérieuse femme nommée Aurora (Lee Ha-nui (en)) qui perd la mémoire après l'accident. Au fil du temps, les frères découvrent les secrets de leur famille avec cette femme qu'ils n'avaient jamais vu.

Petite comédie coréenne parfois un peu poussive, centrée sur deux frères un peu benêts, mais elle fait le job et trouve son intérêt dans la représentation d'un village ancien dont toutes les familles sont soumises au poids de traditions étouffantes avant de finir sur une polarité décevante : la citée (et ses vices : l'avidité) vs le petit village natal (et certaines racines).



Two faces of my girlfriend (2007)

Synopsis (wiki) : Goo Chang a presque 30 ans et n'a toujours pas eu de petite-amie et n'a toujours pas connu son premier baiser. Un jour, il ramasse un portefeuille perdu, ce qui l'amène à rencontrer la douce et innocente, Ani, la propriétaire du portefeuille. Il tombe amoureux d'elle et tous les deux commencent à se fréquenter. Mais juste au moment où tout semble aller pour le mieux, il découvre un autre facette de Ani : elle devient agressive, grossière et boit trop. Il apprend plus tard que sa petite amie a un trouble dissociatif de l'identité et que Hani, sauvage et violente est l'une de ses deux personnalités...

Film bien plus réjouissant, il met en musique une comédie romantique entre Goo Chang, un étudiant à l'université assez peu admirable et Ani/Hani, une jeune femme subissant un trouble dissociatif de l'identité. D'abord parsemée de gags potaches puis de retournements de situations amusants avec les changements de personnalités de la jeune femme, cette histoire n'est pas sans développer une certaine poésie au fur et à mesure de l'approfondissement de la relation des personnages principaux.

mercredi 2 janvier 2019

Brève chronique : Kamusari nânâ nichijo réalisée par Shinobu Yaguchi (2014)



Kamusari nânâ nichijo (wood Job chez Wiki) est une comédie japonaise réalisée par Shinobu Yaguchi en 2014 et basée sur le roman éponyme de Shion Miura.

Après avoir échoué à des examens d'entrée à l'université et s'être fait plaqué par sa copine, Yuki Hirano (joué par Shota Sometani), un garçon un peu ahuri, décide sur une raison triviale (une brochure utilisant la photo d'une belle jeune fille - Naoki Iishi), de participer à une école dédiée à l'apprentissage de la forêt et de ses métiers.

Le programme est dur mais il arrive à s'accrocher et se retrouve bientôt à devoir endurer le pire : une saison de stage au fond d'une montagne campagnarde... Où vit Naoki Iishi, jouée par Masami Nagasawa, excellente actrice.

Avec un casting solide, Kamusari nânâ nichijo raconte un passage à l'âge adulte du héros et présente, comme tant d'autres comédies japonaises, le choc des cultures entre un "urbain civilisé" et une campagne décentrée, "rustre" et idéalisée. Humour  et légèreté seront au rendez-vous de ce petit feel-good movie.

mardi 1 janvier 2019

Danmachi Sword Oratoria réalisé par Yôhei Suzuki (2017)...


Danmachi Sword Oratoria réalisé par Yôhei Suzuki (2017)...et petit retour sur la S1 de la série principale.

L'abonné de Netflix aura eu la surprise de découvre une série dérivée de Danmachi (ICI) également appelée Sword Oratoria.

Concernant les points communs avec sa série soeur, Sword Oratoria est composée des mêmes caractéristiques esthétiques, tel qu'une animation dynamique insufflant un souffle épique des combats d'une fantasy classique, un côté très otaku et un univers fascinant en ce qu'il intègre les mécanismes d'un jeu de rôle en tant qu'élément du monde.

Par exemple, le rôle des aventuriers est de lutter contre les monstres qui risquent de sortir d'une tour (donjon géant), les dieux présents physiquement sur le monde, révèlent par leur magie, les progressions des héros en niveaux etc...

Cette imbrication est sans doute unique dans le paysage du dessin animé japonais.

Toutefois Sword Oratoria s'éloigne de l'autre série en ce qu'elle suit le parcours de Aizu Wallenstein, la "princesse de l'épée" dans une time line parallèle. Après quelques premiers épisodes conventionnels, cette série apportera une profondeur supplémentaire en développant l'histoire, ébauchant une intrigue et des enjeux qui manquaient quelque peu dans la première série de Danmachi.

Les fans de la première série auront donc tord de s'en priver.

Cette série aura eu pour mérite de me pousser à lire ces fameuses lights novels et visionner de nouveau la S1 Danmachi pour découvrir quelques qualités supplémentaires, tel que le graphisme de certains lieux qui ne manquent pas de poésie, comme l'église à moitié enfouie qui tient lieu de maison à la Familia d'Hestia, ou la qualité et le lyrisme épique de certaines récitations en japonais lorsque des sorts sont lancés ou le fameux monologue de feu le grand père du héros*.

A noter qu'une saison 2 à la première serait prévue pour être diffusée en 2019


* pour les japonophones :

moshi eiyuu to yobareru shikaku ga aru to suru naraba
ken wo totta mono denaku
tate wo kazashita mono mo naku
iyashi wo motarashita mono demo nai

onore wo tooshita mono eiyuu to yobareru to nara
nakama wo mamore, onna wo sukue, onore wo kakeru

oretemo kamawan, kujitemo yoi, ooi nake,
shoushou ha tsume ni aisha no naka ni iru

negai wo tsuranuki, omi wo sakebu no da

sa sureba, sore ga... ichiban...kakkou no ii oono ko da

shoukei wo moyase, negai wo hoerou!