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mercredi 9 juillet 2025

Brève : la forteresse noire réalisé par Mickaël Mann (1983)


 

 

Brève : Vu la forteresse noire en salle à la suite de sa restauration.

Derrière une histoire classique, la réalisation est atypique, peut être même pour l'époque, avec des décors (forts spots lumineux et fumigènes en arrière plan, contre plongée) qui rappellent les clips de musique des années 80.

L'esthétique reste original et le design de la créature est.... D'enki Bilal. La musique de synthé de tangerine dream ajoute un côté éthéré et onirique.

Au casting : notamment ian McKellen et Gabriel Byrne.

En bref, un ovni intéressant quelque soit l'époque, avec quelques scènes qui s'imprimeront durablement sur la rétine.

 


 

jeudi 15 juin 2023

Brève : D&D le film (2023)



Et la vie est parfois faite de flashs....

D&D le film n'a semble-t-il pas eu le succès escompté et c'est bien dommage : si la bande annonce jouait sur une tonalité "blagarre" à la Marvel et me faisait craindre le pire, le résultat donné sera un bon film d'action et délassement à l'ancienne mais dans un cadre de Fantasy.

Chris Pine est bon en leader empoté et Hugh Grant excellent en magicien cabotineur. Regé-Jean Page, amusant en paladin coincé et énervant, Michelle Rodrigues en barbare...sait poutrer...

L'histoire est classique et suffisamment efficace avec une menace et machination à "échelle locale" pour donner envie de voir la suite et rencontrer à nouveau les terribles mages rouges de Thay.

Quant à l'aspect de l'univers issu du jeu de rôle, le côté méta était solide : plans établis, ratés, modifiés, adaptés, ... sorts lancés et créatures dans le lore, paysages de fantasy parfois magnifiques et entêtants... clins d'oeils divers et variés (comme les références à des lieux ou personnages des royaumes oubliés ou groupes d'aventuriers du dessin animé).

dimanche 16 octobre 2022

Les maîtres enlumineurs de Robert Jackson Benett



The foundryside (2018) - Les maîtres enlumineurs (2021)

synopsis (fnac) : Toute l'économie de l'opulente cité de Tevanne repose sur une puissante magie : l'enluminure. A l'aide de sceaux complexes, les maîtres enlumineurs donnent aux objets des pouvoirs insoupçonnés et contournent les lois de la physique.

Sancia Grado est une jeune voleuse qui a le don de revivre le passé des objets et d'écouter chuchoter leurs enluminures. Engagée par une des grandes familles de la cité pour dérober une étrange clé dans un entrepôt sous très haute surveillance, elle ignore que cet artefact a le pouvoir de changer l'enluminure à jamais. Quiconque entrerait en sa possession pourrait mettre Tevanne à genoux. Poursuivie par un adversaire implacable, Sancia n'aura d'autre choix que de se trouver des alliés.

Cette entrée en matière s'éloignera un peu  d'une analyse de la qualité intrinsèque de l'œuvre. 

Bien différente est cette lecture des précédentes œuvres chroniquées, et pourtant elle partage également des traits communs de "représentativité", devenus dans bien des fictions un passage obligatoire.  On pourra attester que cet élément est plus léger, dans un premier temps, puis renforcé ensuite, et moins inséré aux forceps que les deux précédentes œuvres.

Alors pourquoi cela fonctionne ?

L'univers est original : la technologie de ce monde de fantasy est basé sur des écritures magiques, les enluminures, lesquelles ont subi une révolution en s'inspirant d'une ancienne civilisation dite occidentale. L'idée est simple : en inscrivant des mots signifiant le métal sur un pilier en bois, celui-ci se "croira" aussi dur que du métal, et de fait, le sera.

Le monde dépeint - circoncis à une cité et ses environs immédiats - et ses personnages sont cohérents, le mystère d'une ancienne civilisation sur laquelle sont basées les innovations moderne est intriguant .

L'évolution de l'histoire est aussi satisfaisante avec un final à la pyrotechnie assumée.

Pourquoi cela fonctionne moins bien ?

Alors que le roman avance, un événement change radicalement l'héroïne, modifiant ses capacités. Or, les précédentes, avec leurs contraintes, rendaient le personnage intéressant et touchant, voir un peu tragique... Ces nouveaux pouvoirs en font une sorte de super héroïne qui plus que de prendre son destin en main, va vaincre les antagonistes seule (ou presque) à la façon d'un film Marvel. L'évolution mentale du personnage apparaît si rapide que l'attachement au personnage a grandement diminué en ce qui me concerne.

D'autre part les nouveaux clichés manichéens modernes semblent quand même présents et bien représentatifs : pour le personnage principal féminin, cela fonctionne très bien et le développement du personnage y est pour quelque chose. Pour un personnage secondaire, cela fait un peu artificiel. 

Aussi, les ressorts de l'histoire, ajoutant un "sous-texte" : les motivations de l'antagoniste sont issues de l'exploitation des femmes en société.

Les personnages masculins sont de toute façon mis en retrait de l'histoire, en étant tous à un moment manipulés et/ou effacés.


En conclusion, une oeuvre à découvrir pour l'originalité de l'univers, et une histoire rondement menée, malgré un sou-texte parfois simpliste et une fin super-héroïsante...

 Dans tous les cas, l'auteur nous donne envie d'en apprendre plus sur cet univers...

lundi 19 juillet 2021

Mothra contre Godzilla réalisé par Ishiro Honda (1964)

 Premier film du disque 3 : Mothra contre Godzilla (モスラ対ゴジラ)  réalisé par Ishiro Honda en 1964



Quatrième film de la saga et deuxième en couleur (après godzilla vs king kong), Godzilla vs Mothra voit apparaître pour la première fois le kaiju éponyme venu de l'île où elle vit en bonne intelligence avec les iliens. Figure positive de ce bestiaire gigantesque, elle prend dès le départ la défense de l'humanité avec l'intercession des shobijifin ("petites beautés"), iliennes Lilliputiennes et télépathes.

Avec cette île inspirée de reliquats de civilisation perdue et mystérieuse, ce quatrième film apporte pour la première fois au "lore" de Godzilla, un côté sf/magique à la Edgard Rice Bourrough.


Ainsi Mothra s'oppose un moment à la fureur continuelle de Godzilla donnant du temps à l'armée japonaise de retarder, détourner le kaïju de son chemin, pour le repousser grâce à un stratagème.

Les couleurs du film sont éclatantes et la réalisation joue sur des contrastes bien marqués. Tsuburaya toujours aux commandes des effets spéciaux arrive à insuffler un certain dynamisme et cette démesure entre gigantisme et "petitesse" dans le film. Sa technique est bien rodée, ainsi, l'utilisation d'avions suspendus à un fil presque invisible est bien maîtrisée pour l'époque avec des fumées dans des endroits stratégiques pour le masquer par exemple.

Au casting nous retrouvons Akira Takarada dans le rôle du reporter Ichiro Sakai, après être apparu dans le premier Godzilla en tant que "jeune premier" dans le personnage de Hideto Ogata et Yuriko Hoshi dans le rôle de la photographe Junko Nakanishi. Elle sera de nouveau présente dans le film suivant sur Ghidora en temps que la journaliste Naoko Shindo.

La présence du duo pops "The Peanuts" (actives pendant les années 1958 à 1975), composé de vraies jumelles, en tant que shobijins, apporte un côté musical inattendu et renforce l'aspect féérique de l'œuvre.

*
***
*



Blu-ray tiré du coffret de l'éditeur américain "The Criterion Collection" : 
"Godzilla : The showa Era Films, 1954-197


Superbe coffret, design magnifique et petit soucis de points de colle pour fixer les blu-rays dans le coffret à l'ouverture (soupir). Mais cela n'affecte pas la lecture. Restauration magnifique et présence de bonus selon les disques.

dimanche 11 octobre 2020

La prophétie du royaume de Lur T1 et T2 de Karen Miller



Début du quatrième de couverture : Au Royaume de Lur, une immense barrière magique protège les habitants des ravages du sorcier Morg depuis six cents ans. Les Doranens gouvernent le royaume grâce à la magie tandis que les Olkens ont interdiction absolue de l'utiliser… sous peine de mort. Le jeune Asher a quitté sa famille de pêcheurs pour faire fortune à Dorana, la capitale (...)

La prophétie du royaume de Lur, composé de deux tomes en édition française est une œuvre de fantasy de l'auteure Australienne Karen Muller.

En légère digression préalable, un mot sur les titres des tomes "le mage du prince" et "le retour du sorcier", s'ils restent dans le thème de l'œuvre, résument assez peu fidèlement leur partie.

Le royaume de Lur ne renouvellera sans doute pas le genre en cochant certaines des cases les plus usuelles de la fantasy : de la magie, un mur magique pour protéger un royaume d'une menace maléfique et une prophétie prédisant la chute du mur et un éventuel sauveur.

Le talent de Karen Miller est d'arriver à faire vivre des personnages dotés de vraies personnalités,  dans un cadre intéressant, celui d'un royaume réglé par des lois qui régissent des interactions entre deux peuples qui coexistent sans se mélanger pour des raisons de prime abord obscures, mais fondamentales.

Ainsi l'auteur arrive à faire découvrir ce royaume et ses interactions, à rendre attachants ses personnages avec leurs joies, peines, moments de doute. Comme les tourments issus de visions préparant à une prophétie peu éclairante, par exemple.


Alors pour qui ? Les amateurs de fantasy classiques mais aux personnages fouillés et où l'émotion n'est pas pas absente.


mardi 8 octobre 2019

La maison des mages d'Adrien Tomas (2013)


Quatrième de couverture : Tiul est le plus mauvais étudiant de La Maison des mages, plus intéressé par les filles des tavernes que par l'art qui permet manipuler les forces de ce monde.Anthalus est un mercenaire de bas étage qui vit au jour le jour entre tueries et trahisons.Qiruë, craintive et chétive, est la dernière représentante du peuple moribond et décadent des Elfes, méprisée et haïe par ses supérieurs.Alishr est un jeune écuyer malingre qui rêve de devenir paladin, malgré les brimades dont il est la victime.Ce ne sont pas des héros, et il est probable qu'ils ne le deviennent jamais.Pourtant le destin du monde va heurter le leur de plein fouet et les jeter face à des forces magiques aussi anciennes que l'univers.C'est avec et contre elles qu'ils devront écrire la légende des siècles à venir. Entre surprises, trahisons et action virevoltante, il n'est pas dit qu'a la fin, tous les masques soient tombés.
Dans un style vif, mordant et rythmé, l'auteur propose une aventure haletante où rien n'est établi, une saga brillamment écrite au souffle épique, digne des grands maîtres de la fantasy.Après le succès de La Geste du Sixième Royaume (prix Imaginales 2012), Adrien Tomas revient en force avec un roman ambitieux, créatif, original, qui confirme son immense talent de conteur.

Porté par une envie de lectures de l'imaginaire, je me suis plongé dans la maison des mages d'Adrien Tomas, auteur dont j'ignorais tout des œuvres. Un roman "La geste du sixième royaume" (2011) précède celui-ci chronologiquement mais les histoires sont indépendantes. Cette chronique comportera quelques spoilers.

La fantasy met en avant un de mes paradoxes de lecteur : j'aime cette littérature qui s'exprime dans le cadre d'un genre des littératures de l'imaginaire, en lis beaucoup, et pourtant je me lasse assez vite à retrouver souvent les mêmes schéma. J'apprécie peu la thématique de la fin de l'âge d'or, à l'instar du seigneur des anneaux, œuvre pourtant fondatrice. Et je suis moins sensible face à certaines œuvres innovantes ou sous genres tel que la dark fantasy que je trouve inutilement gore et ou sombre (comme Le baiser du rasoir). Pourtant et pourtant, je trouve aussi à l'autre bout du spectre les David Eddings un peu trop "mous"...J'accueille donc toujours avec circonspection toute nouvelle lecture de fantasy, mais je fus au final assez marqué par cette lecture. 

D'abord, pour un deuxième roman, Adrien Tomas écrit bien. Il maitrise son écriture et son intrigue, malgré la multiplicité des personnages, tout en faisant avancer son histoire. Ensuite il met en place un univers assez complexe en mutation - avec des avancées technologique portant certains peuples vers le début de l'ère industrielle avec de la magie des limbes (mondes des esprits) comme source d'énergie & une sorte de fin de l'âge d'or, mais c'est moins sûr, plusieurs nuances sont à avancer : 

[Spoilers]
car si l'univers a l'apparence d'une fin d'un âge d'or (disparition des elfes et déclin des nains et d'autres créatures), il ne s'agit pas de la disparition de la magie et d'un monde de merveilles vs un monde de technologie sans spiritualité, mais de la lutte entre un ancien système de valeurs, un monde soumis à deux aspects (sortes de principes divins qui se combattent par cycles) "la Nature vs le Progrès" avec leurs prophéties, prophètes, croisades (éléments saillants d'une fantasy classique) ET un nouveau système de valeurs, matériel et rationnel prônant la fin de l'histoire, et où les puissances magiques sont pliées à la volonté, asservies (les aspects pouvant également être vulnérables).

L'auteur ponctue peut-être ainsi le début de la transition industrielle d'un monde magique où rien n'est toutefois sûr concernant la fin d'un cycle, les anciens principes divins ayant l'occasion de faire retraite.

L'autre point du roman étant cette ambiance sombre, tendant vers la dark fantasy du point de vue psychologique, où la trahison et manipulation se superpose aux divers sentiments des personnages (amour, haine, devoir...) Afin de servir une vengeance ou une prophétie subie.

L'ambiance du roman incitera sans doute moins le lecteur à s'attacher aux personnages,  fort peu sympathiques dans leurs diverses faiblesses.



*****


Au final, prophétie subie qui pousse à agir à l'encontre de sa morale propre, questionnement sur le mythe de la fin de l'âge d'or ou de l'apparition d'une nouvelle ère, la proposition littéraire d'Adrien Thomas, assez intéressante, est de jouer avec certains concepts de la fantasy et d'insérer pour le lecteur en forme de clin d’œil une réplique conclusive  au sein de son histoire... Pour une certaine distanciation ironique?

"Il détestait cette histoire où tout ne semblait fait que de coups bas, de trahisons, d'alliances fragiles et d'opportunités savamment exploitées... Comme si rien n'était spontané, comme si tout était prévu de longue date, comme si le chemin était déjà tracé, et qu'il était impossible de faire autre chose que  subir... Il avait lui même participé à cette tempête de félonies, de dissimulations et de coups de poignard, il avait joué un double jeu pour l'un ou l'autre des camps pendant ce qui lui paraissait des siècles sans jamais avoir l'occasion de révéler ce qu'il désirait réellement (...)"


samedi 4 mai 2019

Sorceleur - Le dernier voeux de Andrzej Sapkowski



Après avoir entendu parler des romans, des jeux vidéos et d'une adaptation en série en prévision, il était temps de me pencher sur l'univers du Sorceleur (Witcher). En remarque préliminaire, je n'ai pas dépassé l'avant dernière nouvelle, non par absence de qualité, mais par difficulté de concentration avec l'âge sans doute... Il faudra que je m'y remette un jour... D'autant plus que pour les fans du Sorceler, si le début est conventionnel, l'oeuvre se développe dans les tomes suivants et devient plus intéressante.

Sorceleur - Le dernier voeux de Andrzej Sapkowski (T1) : est un recueil de nouvelles avec un récit intercalaire faisant le lien (?) entre toutes ces nouvelles, nécessitant sans doute un peu plus de concentration que nécessaire, car je restais obsédé au début par l,idée de trouver un lien entre tout cela, m'imaginant une sorte de récit enchâssé (?) ou de flash-back amenant une conclusion, sans forcément toujours saisir de rapport.

Geralt de Riv est un sorceleur, une sorte de mercenaire (guerrier-mage), assez bad-ass, engagé contre rétribution pour lutter contre toutes les créatures maléfiques qu'il peut rencontrer.

L'inspiration de ce recueil est à chercher auprès de contes de fées, "revus et corrigés" avec une vision un peu plus sombre, gritty. Les caractères des personnages sont ambigus, pleines de nuances,  discutent, marchandent, négocient et prennent des décisions parfois loin des poncifs attendus, sans pour autant toujours se battre, cela fait parfois penser à roger zelazny sur ce point là ou à  du Robert Howard pour certaines touches de l'univers, tel que le caractère un peu tragique de certains beaux personnages féminins.

Ainsi, on protège parfois des trolls car ils prennent  consciencieusement soin des ponts qu'ils gardent...

Oubliant d'être bête l'écrivain amène son héros avec ses nuances, et une expérience qui lui a enseigné que les "monstres" ne sont pas forcément ceux que l'on attendait.

Les contes sont partout, dans des malédictions pesant sur des personnes suite à des charmes lancés, dans des anecdotes relatées au détour d'une conversation, ils reviennent parfois en force dans des histoires plus gothiques, ou dans un versant plus truculent de devisement de la disparition future de l'enchantement du monde. 

Ce point est toutefois contredit dans d'autres textes. Y a t il plus ou moins de monstres qu'autrefois ? Cela a sans doute ajouté à ma confusion.

La truculence vient parfois s'insérer dans le récit et évoque J.P. Blaylock (et le vaisseau elfique) comme l'aventure relatée dans l'avant-dernière nouvelle, où Geralt est accompagné du poète Jaskier, amateur de boissons et de femmes ...

D'autres réflexions sont amenées au cours des nouvelles : les magiciens lettrés, hommes de savoir, n'ont ils pas détourné le pouvoir à leur profit ? ... Le manque de foi des prêtres, n'en fait il pas de bons candidats à la prêtrise...?

Au final, un recueil assez bon dans genre et auquel il me faudra sans doute revenir.


mardi 1 janvier 2019

Danmachi Sword Oratoria réalisé par Yôhei Suzuki (2017)...


Danmachi Sword Oratoria réalisé par Yôhei Suzuki (2017)...et petit retour sur la S1 de la série principale.

L'abonné de Netflix aura eu la surprise de découvre une série dérivée de Danmachi (ICI) également appelée Sword Oratoria.

Concernant les points communs avec sa série soeur, Sword Oratoria est composée des mêmes caractéristiques esthétiques, tel qu'une animation dynamique insufflant un souffle épique des combats d'une fantasy classique, un côté très otaku et un univers fascinant en ce qu'il intègre les mécanismes d'un jeu de rôle en tant qu'élément du monde.

Par exemple, le rôle des aventuriers est de lutter contre les monstres qui risquent de sortir d'une tour (donjon géant), les dieux présents physiquement sur le monde, révèlent par leur magie, les progressions des héros en niveaux etc...

Cette imbrication est sans doute unique dans le paysage du dessin animé japonais.

Toutefois Sword Oratoria s'éloigne de l'autre série en ce qu'elle suit le parcours de Aizu Wallenstein, la "princesse de l'épée" dans une time line parallèle. Après quelques premiers épisodes conventionnels, cette série apportera une profondeur supplémentaire en développant l'histoire, ébauchant une intrigue et des enjeux qui manquaient quelque peu dans la première série de Danmachi.

Les fans de la première série auront donc tord de s'en priver.

Cette série aura eu pour mérite de me pousser à lire ces fameuses lights novels et visionner de nouveau la S1 Danmachi pour découvrir quelques qualités supplémentaires, tel que le graphisme de certains lieux qui ne manquent pas de poésie, comme l'église à moitié enfouie qui tient lieu de maison à la Familia d'Hestia, ou la qualité et le lyrisme épique de certaines récitations en japonais lorsque des sorts sont lancés ou le fameux monologue de feu le grand père du héros*.

A noter qu'une saison 2 à la première serait prévue pour être diffusée en 2019


* pour les japonophones :

moshi eiyuu to yobareru shikaku ga aru to suru naraba
ken wo totta mono denaku
tate wo kazashita mono mo naku
iyashi wo motarashita mono demo nai

onore wo tooshita mono eiyuu to yobareru to nara
nakama wo mamore, onna wo sukue, onore wo kakeru

oretemo kamawan, kujitemo yoi, ooi nake,
shoushou ha tsume ni aisha no naka ni iru

negai wo tsuranuki, omi wo sakebu no da

sa sureba, sore ga... ichiban...kakkou no ii oono ko da

shoukei wo moyase, negai wo hoerou!

dimanche 12 août 2018

Bref report : League of gods


Synopsis (GB) :Based on the 16th-century Chinese novel The Investiture of the Gods 封神演义. With a production budget of RMB450 million, the film features a star-studded cast such as Jet Li, Tony Leung Ka-Fai, Louis Koo, Fan Bingbing, Huang Xiaoming and Angelababy. A long time ago, a determined King Zhou, supported by his concubine Daji, sets his mind on conquering the Middle Kingdom. After years of slaughter, the unyielding Adept tribes have been eliminated in succession. Jiang and General Ji from Qishan are King Zhou’s longstanding opponents. Under a divinatory sign, Jiang discovers that the Sword of Light can reverse the adversity. General Ji has reservations over the unruly nature of the weapon, but Jiang believes that hope lies in risks. He then makes a shrewd scheme of assigning the quest for the Sword to several nobodies—Ji Lei, Nezha, and Er Lang Shen. Each born with strange Adept powers, the team is confronted with their own respective fears that threaten to endanger the quest.


League of gods est un film de fantasy chinoise qui ne vous laisse pas le temps de souffler et navigue entre l'épique (batailles entre clans, un roi possédé par la force du dragon noir, aidé par une renarde avec en face des héros aux pouvoirs distincts), le tragique (dernier représentant d'un clan, dernier clan qui se dresse contre un pouvoir colossal) et le WTF parfois très pipicaca de Toriyama Akira (avec l'attaque du bébé péteur - comprendront ceux qui ont vu le film).

Avec un mélange d'effets spéciaux, de décors et d'esthétiques très variables (parfois des fonds verts dégueulasses rappelant les cinématiques des jeux vidéos du début des années 2000, ou des images assez jolies) et un casting chinois de haute volée, entre FanBingBing, AngelaBaby, Jet Li et Tony Leung... Le spectateur hésitera entre le nanard, le film de genre manqué (par une absence de canalisation des créatifs), l'ovni cinématographique ou l'épiphénomène d'un cinéma chinois d'entertainment en recherche de son style ou en mutation, c'est selon...

A noter qu'à l'instar d'un Iceman, ce film se veut - au moins - comme un dyptique et ne conclue pas son histoire à la fin. (oh ! Spoil !). A suivre ?

vendredi 13 juillet 2018

Log horizon



Avec l'ami Netflix je découvre les deux premières saisons de l'anime Log Horizon (2 x 25 épisodes, diffusées entre 2013 et 2015), adaptés de lights novels de Mamare Tonô. Malgré l'immense succès commercial de cette série, celle-ci semble avoir connu une longue pause, empêchant l'adaptation d'une saison 3... La condamnation pour fraude fiscale de son auteur au Japon pourrait ne pas avoir été étrangère à cette pause (sic), mais une reprise s'amorcerait... Les amateurs de l'anime, pourront toujours patienter avec l'adaptation en manga ou les lights novels correspondantes.

Synopsis (wiki) : À la sortie de son douzième pack d'extension, le jeu de rôle en ligne massivement multijoueur, Elder Tale, est sans conteste devenu le MMORPG le plus joué dans le monde avec une base d'utilisateurs de plusieurs millions de joueurs. Cependant, à la suite de la sortie de sa douzième extension, Novasphere Pioneers, 30 000 joueurs japonais et plusieurs milliers d'autres à travers le monde connectés au moment de la mise à jour se retrouvent piégés dans le jeu sans possibilité de se déconnecter. Parmi ces joueurs, Shiroe, un jeune adulte peu sociable et ses amis Naotsugu et Akatsuki. Dans le but de surmonter les obstacles et les dangers de ce monde maintenant devenu leur réalité, ils décident alors de faire équipe.À la sortie de son douzième pack d'extension, le jeu de rôle en ligne massivement multijoueur, Elder Tale, est sans conteste devenu le MMORPG le plus joué dans le monde avec une base d'utilisateurs de plusieurs millions de joueurs. Cependant, à la suite de la sortie de sa douzième extension, Novasphere Pioneers, 30 000 joueurs japonais et plusieurs milliers d'autres à travers le monde connectés au moment de la mise à jour se retrouvent piégés dans le jeu sans possibilité de se déconnecter. Parmi ces joueurs, Shiroe, un jeune adulte peu sociable et ses amis Naotsugu et Akatsuki. Dans le but de surmonter les obstacles et les dangers de ce monde maintenant devenu leur réalité, ils décident alors de faire équipe.


Au même titre que grimgar et SAO, Log Horizon commence sur un pitch de départ semblable : des joueurs (aventuriers - "bokensha") se retrouvent dans le MMORPG en réalité virtuelle sans pouvoir se délogger, et ce, probablement à la suite d'une mise à jour de l'univers ("l'apocalypse"), laquelle aurait apporté son lot de nouveautés.

Ce qui change et commence comme un contre pied face au premier arc de SAO et de grimgar, c'est que les aventuriers peuvent resssuciter et qu'ils ont conscience de leur état de joueurs emprisonnés dans un monde... dont les règles de l'univers ont été modifiées.

Le deuxième point est qu'ils découvrent une plus grande efficacité en arrêtant de passer par le menu du jeu pour crafter ou effectuer diverses tactiques ou attaques, mais en les pensant, vivant, exécutant : cad agir sur le monde sans interface.

Le développement et l'évolution de diverses technologies est alors possible.

De plus, les joueurs réalisent que les villageois (PNJ), ont acquis (ou possédaient déjà ?) "une individualité" et qu'ils peuvent agir en toute liberté.

La série prend alors l'apparence d'une expérience sociale et politique où les aventuriers seraient des éléments étrangers devant trouver leur place dans un écosystème complexe : progrès économiques et technologiques à mettre en place, commerce, politique avec les villageois (PNJ), etc...

Et derrière tout cela, le mystère de l'apocalypse...

[spoilers] Après quelques péripéties, nous apprenons toutefois que le fait de ressusciter n'est pas sans conséquences : à l'instar d'une perte de xp en pénalité dans un jeu, les jours perdent une légère partie de leurs souvenirs... Jusqu'à ne plus se souvenirs d'où ils venaient ? La mort n'est donc pas sans risque dans cet univers et pourrait mener à la perte de sa propre identité d'origine.

Mais ce n'est pas tout, la phase intermédiaire avant le retour à la vie dans un sanctuaire ressemble un peu à un cycle de renaissance (à l'instar du bouddhisme) où des souvenirs amènent les héros à réfléchir sur leur passé et leur comportement...

Certains joueurs souhaitant par dessus tout rentrer dans le monde réel, pensent que seule la mort numérique (où apparaissent des souvenirs de leur vie d'avant) pourrait leur permettre de se délogger et rentrer dans le monde réel, ils adoptent alors un comportement nihiliste.

Beaucoup de questionnements sont posés sur le sens de la réalité et quelle réponse y apporter.

Que peut bien cacher le mystère final de Log Horizon ?

La saison 2 apporte de la profondeur à l'univers de la série, et on se prend à se demander si même les joueurs ne seraient pas des copies numériques de l'identité humaine de leurs originaux, si les serveurs du jeu ne seraient pas en train de faire émerger une intelligence artificielle progressant vers l'émergence, en utilisant d'une manière ou d'une autre le comportement de ces aventuriers (PJ)... Mais la suite de l'histoire semble prendre encore une autre direction...






mardi 10 juillet 2018

bref report :Iceman réalisé par Law Wing-cheung (2014)



synopsis : Au temps de la dynastie Ming, Ho Ying guerrier de l'empereur, se fait accuser de haute trahison. Un combat commence alors en pleine montagne, mais une avalanche l'emporte et le retient sous la neige avec ses adversaires. Ceux-ci se réveillent 400 ans plus tard à Hong-Kong. Ils sont confrontés à la modernité, mais poursuivent leur combat...

Iceman est un film chinois avec Donnie Yen : mélange de sf, fantastique comédie, action orientée kungfu (cad des sortes de super pouvoirs chinois), le scénario évoque un peu le côté totalement barré/intégré WTF de Jojo Bizarre adventure de l'arc battle tendancy....On n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer... A noter qu'il se finit sans que l'histoire s'achève : une suite fut prévue.

samedi 9 juin 2018

Brève Chronique : Rien que l'acier de Richard Morgan



Je ne connaissais Richard Morgan qu'au travers de sa série futuriste et cyberpunk consacrée à Takeshi Kovacs, laquelle a fait récemment l'actualité grâce à son adaptation en série sur Netflix*... Si je n'ai pas été enthousiasmé par cette adaptation, j'ai eu envie de jeter un coup d'oeil à sa série de fantasy "Terres de héros", et son tome 1 - " Rien que l'acier".

Sans doute un point du scénario qui m'a amusé, c'est l'existence de trois héros représentants chacun trois modalités de préférences sexuelles : un "barbare" hétéro très actif, un "bretteur" gay, et une "érudite" black vraisemblablement lesbienne (mais qui refrène ses pulsions). Sinon, Richard Morgan, égal à lui même, nous délivre une histoire nerveuse dans un univers original de dark fantasy en proie à d'anciennes menaces...

A suivre pour la suite, car il s'agit d'une trilogie...

Si dans la postface, l'auteur nous indique parmi ses références Moorckock - probablement pour le caractère sombre et entropique de cet univers ou la personnalité cynique et désespérée de Ringil, certaines choses m'ont évoqué Zelazny de loin (Ambre ou Terre Mouvante, par ex....pour le champ d'intervention des dwendas etc....)

*ie altered carbon

samedi 5 mai 2018

Romans de Shadowrun : Méfie toi des dragons (1990) de Robert N. Charrette

Le film Bright  ayant entrainé une certaine nostalgie à l'égard de Shadowrun, un univers de jeu de rôle (JDR) que j'ai beaucoup pratiqué pendant mon adolescence (en tant que maître du jeu, surtout), je me suis retrouvé à relire certains romans dérivés de cette époque, dont la première trilogie "Les secrets du pouvoir" de Robert N. Charette (et premiers romans édités, pour une liste c.f ICI).



Mais avant tout une petite mise au point sur Shadowrun.
La première version de ce JDR "sur table" (nous ne sommes pas dans un MMRPG) est éditée en 1989 par l'éditeur FASA.
Nous sommes alors en plein mouvement littéraire cyberpunk (Neuromancien de William Gibson, roman "fondateur (?)" du genre est édité en 1984) et cette thématique devient un des deux piliers centraux de cet univers : augmentations cybernétiques, monde ultra connecté, perte de pouvoir de l'administration publique et surpuissance des corporations qui disposent des pouvoirs économiques et de pouvoirs extra-territoriaux, dirigeant de fait ce monde dystopique et en partie "balkanisé", morcelé en de nombreuses nations, notamment aux Etats-Unis.
Le deuxième pilier est l'idée que la magie réapparait après une longue période (selon une théorie de temps cyclique de la magie), entraînant la transformation de nombreuses personnes en orkes, elfes, nains ("gobelinisation", c'est à dire expression de genes "métahumains"), et permettant à des personnes de manipuler la magie...
Les joueurs sont des shadowrunners ("coureurs de l'ombre") sortes de mercenaires hors du système, qui profitent des interstices entre les mégacorporations, pour accepter des missions d'ex/infiltrations, d'espionnage industriel, etc...

L'univers, conservant un certain succès, et après des fortunes diverses du point de vue de l'enrichissement de sa gamme et de ses éditions, a connu entre 1989 et 2016 :
- 5  éditions de règles au travers de plusieurs éditeurs ;
- des suppléments variés (sur des thématiques de personnages et de lieux, des scénarios ou campagnes) ;
- des produits dérivés comme un jeu de cartes à jouer et collectionner, un jeu vidéo, des romans.

Et tout cela le long d'une time line qui a évolué avec son temps : le jeu place l'action en 2050, lors de sa première édition de 1989, et en 2070 lors de la quatrième édition. Ces évolutions auront notamment l'avantage de réactualiser la projection de l'évolution technologique (le mouvement cyberpunk d'origine ayant sans doute d'une certaine manière échoué à imaginer le développement des smartphones, de l'ultra connexion des écrans plats, objets totalement intégrés, ou monnaies totalement virtuelles... Je reste toujours surpris par ces "créditubes certifiés" de shadowrun...). Et ce gouffre se ressent dans le tout premier roman dont je vais parler ci-dessous, donnant lieu à un petit côté rétrofuturiste ayant quand même son charme).


Méfie toi des dragons...T1 de la trilogie des secrets du Pouvoir (1990)
J'avais gardé un excellent souvenir de cette lecture dans mon adolescence et j'étais curieux de voir ce qu'il en était aujourd'hui.

D'un point de vue totalement objectif, ce roman aurait énormément de défauts : 
- il est assez brouillon dans son intrigue, celle-ci évoquant une série de l'époque où l'on déroule quelques fils sans n'être jamais certains qu'ils mèneront quelque part;
- il présente une multiplicité de personnages pas toujours utiles;
- l'intrigue, avec un gros problème de rythme, met du temps à démarrer pour s'accélérer vers la fin, de façon un peu trop fouillis.

Ce problème de rythme est sans doute consubstantiel de la raison pour laquelle il a été rédigé : être "un support", un "produit dérivé" du jeu de rôle, et présenter son univers. Bref être un tome d'exposition ou un pilote de série. Il est donc très explicatif dès le départ, détaillant la matrice, la vie dans une corporation (celles-ci remplaçant les nations dans le futur) du héros jusqu'à son départ de celle-ci et son indépendance dans les "ombres", coeur du jeu et de l'univers (les histoires étant centrées sur ces indépendants qui vivent hors des organisations). Le roman met donc énormément de temps à rentrer dans le vif du sujet.

Sans reste de nostalgie, me serais-je accroché pour lire le roman jusqu'au bout ? Pas Sûr. 

Toutefois l'univers reste riche et accrocheur malgré tout. Et l'intrigue s'améliore heureusement ensuite.

Concernant l'aspect de projection futuriste, sociale et technologique,nous sommes en plein "Japan Bashing" aux USA et la représentation du Japon et des japonais s'en ressent quant aux mythes qu'ils véhiculent à l'époque.
La connexion aux réseaux de données par l'intermédiaire d'une console avec un datajack (le "surf" dans la matrice étant une représentation virtuelle 3D rappelant les jeux vidéos des années 90), l'utilisation d'ordinateurs,  de fixers ("monsieurs huggy les bons tuyaux"), sans rechercher l'information par soi même sur cet univers de données, la matérialisation de la monnaie virtuelle dans des "créditubes", etc... renforce ce côté rétrofuturiste dont je parlais plus tôt... Nous sommes pourtant capables en 2050 de greffer des cyberimplants sur les corps humains... et pas encore fichus de créer des IA... 

En conclusion, une lecture en grande partie nostalgique sur un univers porteur d'un roman objectivement bourré de défauts... A vous de voir.