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mardi 10 septembre 2013

Aliens VS Ninja - réalisé par Seiji Chiba (2010)



Synopsis : Il y a bien longtemps, au Japon, existait une bande de célèbres guerriers, les Iga Ninja. Un jour, ces courageux soldats furent témoins d’un évènement extraordinaire : une boule de feu traversant le ciel et s’écrasant sur terre. Les ninjas s’enfoncèrent alors dans les bois. Arrivés sur place, ils durent faire face à des créatures extra-terrestres sanguinaires

Finalement, Ninjas Vs Aliens, est un excellent film de genre plus qu'un nanard, l'aspect comique étant intentionnel...  A voir... Curieusement....
 
Sur un scénario correspondant au synopsis ci-dessus nous avons un film avec une inventivité visuelle certaine, rappelant les mangas (l'attaque des ninjas "zombies" etc). Certaines scènes sont outrancières, hallucinantes et parfois absurdes. Le film prend son inspiration en bouffant à tous les rateliers, comme Aliens/prédators....
 
 
 
Notons un côté gore, grotesque et rigolo, très présent : mention spéciale à des côtelettes qui jaillissent du sol...

Dans le détail le design du film comporte quelques excellents morceaux : le décor du village des ninjas est sympa, le look des gardes du chef en masques à gaz est inoubliable...

Nous avons aussi une tentative de chikan avec des répliques un peu en bas de la ceinture d'un dialoguiste un peu fatigué...
 
On remarquera un savoir faire tiré des techniques du film de sentai/kaiju (cf le costume de l'Alien, le combat entre l'Alien et les ninjas comporte un souplex, figure imposée du genre).

Aucun acteur n'est vraiment connu au Japon. A noter la jolie présence d'une ancienne idole Mika Hijii (actrice habituée des séries fantastiques et films de ninjas).


vendredi 3 mai 2013

Solomone Kane réalisé par Michael J. Bassett (2009)




Synopsis : Dans un XVIe siècle ravagé par les guerres, le capitaine Solomon Kane est une redoutable machine à tuer, aussi brutale qu'efficace. Armé des pistolets qui font sa marque, de sa dague et de sa rapière, lui et ses hommes laissent libre cours à leur soif de sang alors qu'ils combattent au nom de l'Angleterre d'un continent à l'autre. Pourtant, lorsque Kane décide d'attaquer une mystérieuse forteresse quelque part en Afrique du Nord, sa mission va prendre un tournant fatal... Un par un, ses hommes sont décimés par des créatures démoniaques, jusqu'à ce qu'il reste seul face à l'envoyé du diable, venu des profondeurs de l'Enfer pour s'emparer de son âme atrocement corrompue. Kane parvient à s'échapper, mais il sait qu'il doit maintenant se racheter en renonçant à la violence et en se consacrant désormais à une vie de paix et de pureté.Sa nouvelle spiritualité ne tarde pas à être mise à l'épreuve lorsqu'il revient dans une Angleterre dévastée par des hommes diaboliques à la solde d'un être masqué terrifiant, l'Overlord...



Solomone Kane réalisé par Michael J. Bassett

Des combats à l'épée
Des démons à friter
Un héro encapé

Des victimes zombifiées
gollumisées...

Un boss de fin de niveau enflammé

En conclusion un divertissement de baston fantasy un peu trash où ça gicle et ça grogne ou crie, c'est selon...

8/10 sur l'échelle "pas de quoi fouetter un canard"


mercredi 25 juillet 2012

The verb of life - Série le Commandeur T2 - Michel Honaker

Editions du Fleuve Noir Anticipation : mars 1990

Quatrième de couverture :
     Un marchand d'automates poignardé par ses propres créatures.

     Un orage qui brise de vieux sceaux magiques.

     Une créature enchaînée qui surgit de terre, façonnée dans l'argile et le sang.

     Et par-dessus tout la formule qui peut créer toute vie, redécouverte en plein New York !


Les auteurs français ont parfois des parcours d'édition un peu difficile à suivre  : par exemple, la série "Le commandeur" de Michel Honaker a été éditée aux éditions Médias (1 à 3) du Fleuve Noir (n°1 à 10 ) et de Rageot (1 à 18) sous des titres différents, à l'instar de ce tome 2 intitulé "D'argile et de sang", "The verb of life", "la créature du néant".

Cette série est dédiée au personnage d'Ebenezer Graymes, lequel possède une chaire de "déomonologie et autres pratiques anciennes" à l'université. Dans les faits, il s'agit d'un démonologue, "Veilleur de l'Ordre Ancien", chasseur de démons possédant de mystérieuses capacités et une épée exceptionnelle (elfique et millénaire) Shör Gavan.

Ses connaissances ésotériques en font un initié dans l'Art, et il possède probablement le niveau supérieur de "Commandeur" (cqfd).

Inventé en fin 80 début 90, le monde du commandeur se situe complètement dans la lignée du genre fantastique moderne. J'en avais peu entendu parler à l'époque, même si l'oeuvre semble avoir ses adeptes sur internet : une oeuvre un peu en avance sur son temps à sa sortie? Car depuis, le genre est à la mode et l'oeuvre a le potentiel pour en faire une série TV.

Le roman en question est de la littérature efficace  qui manie les clichés afin d'apporter rapidement à son histoire un impact certain  avec peu de moyens (le gros sergent de la police new yorkaise peu sympathique, etc...). Le style est par ailleurs cru* (quelques scènes de la chose ou un peu gore) et comporte quelques saillies rigolotes comme le "quoi de neuf docteur" (p83) adressé au personnage principal (universitaire, n'oubliez pas). Une bonne série B énergique dont le héros fait un peu penser à Solomon Kane de Robert E. Howard.


* Je me demande ainsi si la version de l'éditeur Rageot, qui semble être un éditeur junior, n'aurait pas subie quelques coupes, parce que là...

vendredi 15 juin 2012

Prometheus - ni plus ni moins...



Synopsis : Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend.

*****

En remarque liminaire, glissons quelques mots sur les critiques du film dans la blogosphère:

S'il ne s'agissait pas de Ridley Scott, on pourrait considérer l’œuvre comme un hommage à la saga Alien dans le cadre d'un simple film d'entertainment. Et c'est peut-être là où le bas blesse : les liens plus ou moins distendus avec Alien d'un film de Ridley Scott ont créé des attentes et exigences à mesure de la déception provoquée par son visionnage. Nous assistons alors à des analyses de haut vol et des relevés très détaillés des incohérences de l’œuvre, sans doute plus nombreux que dans le cas d'un petit film de série B.


Sur les thèmes soulevés, d'éminents confrères auront relevé des thématiques assez récurrentes en SF*, tel que "le dessein intelligent" : l'origine de l'homme est elle issue d'une pensée directrice ou non ? Porté par une intelligence similaire ou supérieure? Mais alors qui a créé nos créateurs, etc... Ces éternelles questions sont croisées avec la foi religieuse. Leur traitement ne m'a pas particulièrement choqué ou étonné dans le cadre d'un block buster américain.
Bien sûr le film est imparfait avec des incohérences relevées ici et là et un scénario sans doute assez simple.

Cependant, il remplit parfaitement les canons du genre pour être incorporé à cette mythologie de l'espace où personne ne vous entendra crier :
- la structure du scénario reprend les axiomes du film d'horreur avec une équipe mise en exposition dans une milieu "pacifié" avant de les voir se faire décimer peu à peu sous la menace. La réussite de ce genre d’œuvre dépend en partie de la profondeur de ses personnages (jeu des acteurs, rôle), laquelle permet d'apprécier des caractères malgré leur brève existence. A ce sujet nous y reviendrons...
- le rythme de l'histoire est repris des premiers aliens : avec la présentation d'un milieux clos sécurisant (vaisseau spatial) et la menace venue du milieux extérieur.
- l'esthétique reprend les codes de cette saga (design des vaisseaux, des monstres et décors...).


A l'issue de ces quelques précisions, notons les bonnes prestations de Michael Fassbender et de Charlize Theron, sans doute servies par des rôles intéressants.

Bien plus palote est Naomi Rapace, moins convaincante en proto-ripley. On aurait presque aimé la voir échanger son rôle avec Charlize Theron. Les autres membres du vaisseau sont bien moins intéressants mis en valeur, ce qui diminue un peu de l'intérêt envers cette équipe.

Ce qui m'a le plus gêné est le personnage Holloway (Logan Marshaall Green) pour lequel ses motivations et réactions sont complètement incompréhensibles (ex: il se saoule après avoir trouvé les ingénieurs... Pourquoi ?).

Ensuite, le manque de prudence des personnages dans leur exploration étonne et, si elle peut s'analyser comme un passage obligé de certains films d'horreur (la séparation de l'équipe, un cliché), elle reste irritante car bien mal appuyée par le scénario. A contrario dans le premier Alien, l'imprudence découlait des instructions de l'entreprise (programmation du vaisseau et du robot) et de l'avidité de certains membres de l'équipage (alléchés par les primes offertes pour l'exploration de l'épave).

*****

Alors, pour qui ?
Au final, le spectateur pourra donc prendre un certain plaisir avec ce film, s'il l'envisage comme un film d'entertainment sympathique, certes un peu bancal, de la "nébuleuse Alien". (Comparez donc ce film à Alien VS predator, Independance Day, Armageddon... Vous m'en direz des nouvelles.)
Certains spectateurs pourront également prendre plaisir à référencer les incohérences diverses : c'est ce qui fait le charme de certaines "séries B"...



Divers liens :

Contre : Le traqueur 
Pour : fantasy.fr
Quelques listes d'incohérences :   Cachou  incohérences dans un forum   10 questions    

A noter : une version longue prévue pour le blue ray et un projet de suite.

* je reste toutefois réservé sur l'analyse de la théorie climatique.

lundi 12 septembre 2011

Coeur de Loki de Michel Robert

Mot de l'éditeur = Cellendhyll de Cortavar, l'Ange du Chaos, le guerrier implacable et invincible, a tout perdu. Sa technique, sa force et sa rapidité ne sont plus que de lointains souvenirs. Déchu, ayant inéluctablement perdu sa puissance physique, il s'est enfermé dans un mur de mépris et de haine.
Désireux de lui faire reprendre du service, son maître Morion lui confie ce qui doit être une simple mission de routine : se rendre à la cité-franche Véronèse sous une fausse identité afin d'acquérir un établissement marchand qui intéresse la Maison d'Eodh...
insaisissable et mortelle.
"Mon corps est une lame.
Mon esprit est une arme.
Je danse et je tue".


Après les événements de "L'ange du Chaos", nous retrouvons  Cellendhyll, à la suite de l'implantation d'un second cœur magique, le cœur de loki, expérience de son maître Morion. Convalescent et donc incapable de reprendre son rôle d'agent des ombres, Morion l'envoie alors, sous une autre identité acheter un établissement à Véronèse, un territoire franc du plan primaire. Une mission en apparence tranquille qui réservera bien des surprises. De son côté le légat  des ténèbres Prèchin poursuit ses manœuvres pour la victoire des ténèbres tandis qu'Estrée joue à un dangereux "jeu de dupes" avec le Prèchin et le père  de la douleur. 

L'auteur poursuit son œuvre avec les caractéristiques qui lui sont propres : une série d'action fantasy assez trépidante, remplie de scènes relatives aux plaisirs de la chair*. Si le premier volume avait donné l'impression que certaines coupes dans l'action étaient nécessaires, cela s'améliore avec le deuxième. Un certaine attention devrait toutefois être portée aux dialogues et à la personnalité de certains personnages, un peu trop simplistes**.

La structure de l'intrigue et l'inspiration, quant à elles, évoquent un cousinage avec ADD (les guerriers mantes, les donjons souterrains, etc...) ou les fictions TV populaires que nous apprécions (le méchant qui s'enfuit jusqu'au prochain épisode, le retour de la prophétie, la dague maudite) dans un sacré patchwork. On se retrouve finalement au niveau d'une fan-fiction de série B.

Seule critique importante, le héros apparaît quand même un peu trop puissant, l'entourage devient un faire valoir et les ennemis tombent comme des mouches ou s'enfuient jusqu'au prochain épisode...Le risque de pencher vers la série Z guette.

Alors pour qui ? Pour les amateurs de fantasy à la sauce wuxia/chambara, plus quelques poils au niveau de la série B cette fois-ci avec une pointe de dague assaisonnée à l' "Elric de Melniboné"***.


*****
Note : où l'on apprend que la suite du Palatin, le meilleur hôtel de la Ville de Véronese, dispose d'une cheminée capable de rôtir un sanglier-garou (p142).



*****
* C'est à dire .B&B (baise et Bouffe, et non bed & breakfeast). Je trouve qu'il en fait trop, notamment dans les dialogues de ces scènes, où j'ai encore bien ri (p232) [et pensé à la fin du sketch de "Journée d'un fasciste" de Louis Régo] :
"- (...) j'étais prête à tout pour t'avoir.
- A tout vraiment ? Je peux fixer mon prix?"
- Tais-toi tu m'excites ! Tais toi ou je te viole !
- (...) intéressant mais c'est impossible, il se trouve que j'ai trop envie de toi".



Et puis :


"Je...Je...c'était... trop... fort."




** On pense à Devora qui se présente comme une femme moderne et se comporte au final dans un schéma de soumission. Bizarre.
*** cf la série éponyme de Michael Moorcock.

mardi 30 août 2011

Les torrents d'argent - La légende de Drizzt - T5 de R.A. Salvatore

Editeur : Milady - Traducteur : Laurence Murphy

Quatrième de Couverture =  Drizzt et ses compagnons partent en quête de la cité de Castelmithral, le berceau légendaire du peuple de Bruenor. Confronté au racisme, Drizzt envisage sérieusement de regagner les ténèbres de l’Outreterre. De son côté, Wulfgar commence à surmonter son aversion atavique pour la magie. Quant à Régis, il cherche à échapper à un redoutable assassin qui s’est allié à des magiciens maléfiques. Ces derniers ont juré la perte des compagnons et Catti-Brie est la seule à pouvoir contrecarrer leurs plans.

Après l'éclat du cristal, nous voilà repartis pour un nouveau tome (le cinquième) de la légende de Drizzt, l'elfe noir dans l'univers des Royaumes Oubliés (un univers ADD).

R.A. Salvatore confirme encore une fois qu'il est le maître de l'adaptation romancée du jeu de rôle ADD.

Cela tient notamment à l'habileté qu'il déploie en évitant de prendre pour personnage central une "puissance" des royaumes oubliés (surhomme tel qu'un élu de Mystara la déesse de la magie), ce qui ferait ressembler son roman à une histoire de superhéros. Ou bien au fait que ces "puissances" se font discrètes, accaparées par leurs "affaires" : on évite ainsi des deus ex machina. Nous pourrions aussi pointer la parcimonie d'objets magiques, permettant de reporter l'intérêt du lecteur sur les qualités intrinsèques des personnages à surmonter les péripéties de l'histoire.

Que dire de plus?

Le personnage principal de l'Elfe noir, tiraillé entre sa culture d'origine dont il rejette les principes et son monde d'adoption dont il subit les discriminations,  dispose d'une position privilégiée d'observateur des mœurs des royaumes oubliés. Cela donne un peu plus de profondeurs à ce genre de romans.

Au final, R.A. Salvatore donne l'impression de pousser le cadre d'ADD à ses limites, sans le dépasser : nous restons dans une fantasy de série B, qui se détache cependant du lot.

A ma connaissance, l'auteur écrit également des novélisations de Star Wars, mais ne se serait pas lancé dans l'écriture d’œuvres originales*. Ce qui est bien dommage, il serait intéressant de voir ce qu'il peut donner en dehors de tout cadre.

PS: pour le lecteur éventuel non familier des romans de fantasy de série B, je l'invite à se reporter au premier article sur ADD.

* n'hésitez pas à me détromper...

mercredi 18 mai 2011

Elfquest de Richard et Wendy Pini disponible en ligne

A noter la mise en ligne gratuite de la série Elfquest sur son site officiel (VO).



Lue au collège, cette série m'avait laissé une certaine impression par un style graphique particulier et évocateur. L’œuvre possède peut-être un côté vintage mais l'univers reste intéressant et sympathique. Une série à découvrir.

jeudi 14 avril 2011

Guin Saga - T5 Le roi des marches de kaoru Kurimoto

Le cinquième tome (1980) conclut le premier cycle de la saga de Guin le guerrier amnésique à tête de léopard et soulève un instant le voile de son futur destin. Traduit par Cécile Sénaux* aux éditions Fleuve Noir (2007).






Quatrième de couverture  = Cinquième volume de la série Guin Saga, une épopée de fantasy japonaise devenue un véritable phénomène au Japon. Entrez dans l'univers étrange et magique du guerrier à tête de léopard, un monde d'aventures fantastiques! Les Lagons ont capturé Guin. Le guerrier léopard a besoin de leur aide et doit mériter leur respect, en gagnant le combat contre le champion des géants, Dohdoh le Brave. Pendant ce temps les Mongauls ont découvert le campement des Sem, et lancé une attaque de grande envergure: les jumeaux sont emprisonnés, leur amie Suni gravement blessée. Pourchassés et massacrés, les clans sem se déchirent, brisant leur fragile alliance. Guin parviendra-t-il une nouvelle fois à les sauver à temps?

Ce premier cycle s'achève dans un rythme soutenu et "en présence" de personnages qui ont pris de l'épaisseur. Sinon, le quatrième de couverture résume toujours bien le fond de la chose.

Avec en guest stars des Dieux pour chaque situation ou personne (notamment Drax le Dieu canard des idiots**) et des unités de mesure qui respirent toujours la poésie d'un Donjon et Dragons de première génération***...
1 scoon =1,75 kg environ
1 tal = 1,2 mètres environ
1 tad = 1,465 km environ
1 zan = 47 mn environ

Conclusion sur ce premier cycle : cette version française laisse apparaître un auteur, sans doute hésitant au début (T1 et T2) qui prend ses marques ensuite pour produire une série "d'action-fantasy" sans alignement donjonnesque. L'histoire valant bien un bon fleuve noir de la belle époque, on peut donc regretter l'absence de traduction des cycles suivants (en français ou en anglais)... Ne reste alors plus qu'à se procurer la version originale...

Echelle d'intervention dans l'univers = modérée (on sauve un peuple d'hommes singes quand même).
Histoire = B (sympathique plus une tartelette au pomme).


Notes sur les tomes précédents : T1, T2, T3, T4.

* également traductrice du T2.
** p100
*** appendice : lettre de l'auteur à ses fans.

mercredi 9 février 2011

Guin Saga - T4 Le prisonnier des Lagons de kaoru Kurimoto

Il aura fallu attendre le tome 4 pour découvrir Guin prisonnier des Lagons (1980). Traduit du japonais par Dominique Lavigne-Kurihara pour la version française aux éditions Fleuve Noir (2006).


Quatrième de couverture = Quatrième volume de la série Guin Saga, une épopée de Fantasy japonaise devenue un véritable phénomène au Japon. Entrez dans l'univers étrange et magique du guerrier à tête de léopard, un monde d'aventures fantastiques !
L'armée mongaule est terrassée après la bataille éclair qu'elle vient de perdre contre les Sem et le guerrier léopard à leur tête. Guin sait que le petit peuple singe ne pourra pas lutter plus longtemps seul et part chercher de l'aide chez les géants lagons. Mais il devra traverser un désert semé d'embûches : tempête de sable, loups affamés. Quand enfin Guin parvient à trouver les Lagons, ils le prennent pour un esprit mauvais et le font prisonnier ! Le temps presse, les Sem sont si vulnérables... Leur espion chez les Mongauls est leur seul atout.

Les aventures du guerrier à tête de léopard se poursuivent sur un rythme effréné. Dans ce quatrième épisode, on découvre de nouvelles créatures et les batailles s'enchaînent. Guin va-t-il retrouver la mémoire et, surtout, sauver une fois pour toutes ses amis des griffes mongaules ?



La quatrième de couverture résume bien le volume. On peut ajouter que l'écriture de l'auteur continue à prendre de l'ampleur dans la direction de l'intrigue et du sens dramatique.

Ne reste plus que quelques morceaux choisis à vous présenter tel que :
- une tempête de sable qui n'est plus qu'à un zan* (p106);
- des faux rochers vraiment dangereux qui ressemblent à des vrais (9 128);
- une page (p12) du catalogue bestiaire de Nociphère (suceurs de sang niveau 1 à 10) :

Attirés par l'odeur du sang, les répugnantes créatures jaillissaient brusquement du sable, luisantes d'une lumière phosphorescente. Dévoreurs, fouets de Doal, vers, sangsues des sables, mouches vampires et jusqu'aux mousses silencieuses qui se transformaient elles aussi en redoutables suceuses de sang, on imagine bien de quelle manière ce troupeau grouillant pouvait tourmenter l'armée mongaule! Une attaque des gigantesques vers des sables ou des dévoreurs était certes à prendre au sérieux, mais ce n'était rien comparé au trouble et à l'irritation que provoquaient les mousses et les mouches suceuses de sang dont on n'arrivait plus à se débarrasser une fois qu'elles s'étaient collées à vous. Elles adhéraient à la moindre parcelle de peau dénudée où le tonnerre en personne n'aurait pu les déloger tant elles creusaient dans la chair. (...)

Echelle d'intervention dans l'univers = mineure (mineure, périphérique).
Histoire = B (sympathique plus fluor au goût salé).

* unité de mesure pour évaluer la durée avant qu'une tempête arrive... Et accessoirement avant que n'importe quel autre truc arrive.

mercredi 29 décembre 2010

Guin Saga - T3 La bataille de Nociphère de kaoru Kurimoto

De nouveau, nous poursuivons notre lecture de Guin Saga avec le guerrier du désert (1980). Traduit du japonais par Dominique Lavigne-Kurihara pour la version française aux éditions Fleuve Noir (2006).




Quatrième de couverture = Troisième volume de la série Guin Saga, une épopée de fantasy japonaise devenue un véritable phénomène au Japon. Entrez dans l'univers étrange et magique du guerrier à tête de léopard, un monde de magie et d'aventures ! L'armée mongaule a traversé le fleuve Kes à la poursuite de Guin et de ses compagnons dans la forêt de Nociphère. Ils sont plus de dix mille : les chevaliers bleus, rouges, noirs et blancs, commandés par le général Amnélys, la fille de l'archiduc Vlad. Dame Amnélys est belle, très belle, mais c'est une guerrière redoutable et sans pitié. Guin, les jumeaux de Paroh et Isht Van, le mercenaire rouge, se sont alliés aux Sem, le gentil peuple singe. Mais le territoire de Nociphère recèle toutes sortes de dangers et de créatures démoniaques. La force surnaturelle de Guin ne sera pas suffisante. Rémus et Linda, les jumeaux royaux, pourront-ils utiliser leurs pouvoirs naissants ? Une grande bataille s'annonce. Terrible et décisive pour les Sem et le royaume de Paroh.

L'auteur continue avec la même aisance que dans le deuxième opus et le lecteur prend toujours plaisir à lire cette série B de fantasy qui conserve le charme suranné d'une partie d'AD&D1.

Pas de nouveaux monstres, mais les héros lutteront contre des amibes géantes et défendront les sems contre l'armée aux armures multicolores des Maughaules...

[Attention spoiler]

A noter en guest star, la présence d'un joueur de flute de "rigolo" (1) et, une pierre maléfique - suceuse de vie - en forme de patate biscornue (2). Que demande de plus le peuple ?

Echelle d'intervention dans l'univers = mineure (mineure, périphérique).
Histoire = B (sympathique plus bifluoré).

(1) je donnerais cher pour connaître le mot original dont la traduction est issue (p168). 
(2) avec une telle poésie, je ne me retiens plus, vite le T4. Mais j'aimerai aussi avoir la VO sous la main là  (p151).

jeudi 2 décembre 2010

L'éclat de cristal - la légende de drizzt - T4 de R.A. Salvatore


L'éclat de cristal ( la légende de drizzt - T4) de R.A. Salvatore est un roman AD&D se déroulant dans l'univers des Royaumes oubliés. L'auteur reprend ici son héros favori, Drizzt Do'Urden, l'elfe noir, au moment de son installation à Valbise.

QUATRIEME DE COUVERTURE = Le Valbise tremble. Akar Kessel, un apprenti-sorcier, a maladroitement réveillé une relique pouvant balayer la région de la surface des Royaumes : l’éclat de cristal. Mais les Dix-Cités doivent faire face à un danger plus immédiat : les barbares. Après une première attaque manquée, ces derniers laissent pour mort un membre de leur tribu : le jeune Wulgar, bientôt recueilli par le nain Bruenor et son ami Drizzt Do’Urden, l’elfe noir. Condamné à cinq ans d’esclavage et… de proximité complice, le jeune homme s’aguerrit au contact de ses bienfaiteurs. Heureusement, car il pourrait bien être leur ultime rempart contre l’effarante puissance du cristal !

Drizzt. J'avais lu la première partie de ses romans dans des parutions tronquées semble-t-il au fleuve noir. C'était en un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaîtreeuuuuuuuu. En ce temps, l'homme était droit et honnête et ne jouait pas aux MMORPG... Les premiers romans m'avaient laissé un bon souvenir, sans plus : ils donnaient l'impression d'une préquelle explicative d'une saga et laissaient le lecteur sur sa faim (ou son ennui par l'histoire d'un héros en devenir, seul contre tous ?).

Il était temps de reprendre la lecture de la suite grâce à la ré-édition complète par l'éditeur Milady, avec une nouvelle et excellente traduction, semble-t-il, de Fanélie Cointot... 

Et le rendu est vraiment bien : l'auteur et le traducteur arrivent à nous faire oublier le décor en carton-pâte, très présent par ailleurs [1]. Le roman est rythmé et les alignements habituellement tatoués sur le front  des personnages disparaissent. L'auteur évite également la surabondance d'objets ou pouvoirs magiques, lesquels font en principe ressembler un champ de bataille à des affrontements de super-héros (yattaaa !!) [2]. Bref, sommes nous encore dans du ADD ? 

Je ne pouvais donc pas le chroniquer dans l'article principal sur les romans d'ADD, mais reprenons notre échelle traditionnelle :

Echelle d'intervention dans l'univers = modérée (conflit local)
Echelle de nimportnawak = légère (visite d'un demi-plan?)
Histoire = A (très intéressante)

[1] voir à ce sujet l'excellent nanar "Donjons et Dragons, la puissance suprême" pour un rendu visuel de la chose.
[2] lire à ce sujet  "Le retour des archimages" de Troy Denning.

samedi 18 septembre 2010

Starcraft - La bataille de Liberty

 

Edité par Fleuve noir et traduit par Paul Benita (2003), la bataille de Liberty est un roman de Jeff Grubb (2001) se déroulant dans l'univers du jeux vidéo Starcraft.

Starcraft est un jeu vidéo de stratégie en temps réel édité par Blizzard Entertainment [1]. Il se déroule dans le futur et s'inspire en partie du "mix" de warhammer 40 000 pour la présence de trois protagonistes, les terrans (humains), les protoss (elfes, eldars), les zergs (tyrannides ou aliens). Il évite par contre le côté gothique et la présence du côté obscuuuuuuuuuuur du chaos et de sa corruption. Et ça, c'est déjà pas mal...

Quatrième de couverture = Dans un lointain futur, à quelque 60 000 années-lumière de notre planète, une confédération de Terriens exilés est contrainte de lutter contre des monstres envahisseurs : les énigmatiques Protoss, et les impitoyables Zerg. Chaque espèce se bat pour assurer sa propre survie parmi les étoiles, au cours d'une guerre qui annoncera le début du plus grand chapitre de l'humanité. Ou prédira sa sanglante fin.
Mike Liberty est un très bon journaliste ... trop bon. Ses investigations l'ayant conduit au cœur d'une confédération corrompue, il a hérité d'une dangereuse mission : couvrir les marines sur les lignes avancées du secteur de Kropulu... Projeté au cœur d'un conflit dont l'issue déterminera le sort de l'humanité, Mike n'a plus qu'une seule certitude. Un seul soutien, un seul repère : lui-même...

Le roman est sympathique et bien plus soigné que la novelisation de warhammer lue auparavant.

Echelle d'intervention dans l'univers = modérée (on a bien la chute de quelque planète et l'assimilation de millions de personnes par des aliens, mais... bon la routine, quoi)
Histoire = B (pas mal, se laisse lire, mais faut pas pousser mémé dans les orties pour l'intrigue, hein...).

[1] à qui l'ont doit également le célèbre "warcraft"

jeudi 9 septembre 2010

Guin Saga - T2 Le guerrier du désert de kaoru Kurimoto

Après le premier tome, poursuivons notre lecture de Guin Saga avec le guerrier du désert (1979). Traduit du japonais par Cécile Sénaux pour la version française (2006).



Quatrième de couverture :  Le royaume de Paroh est tombé sous le joug de son puissant voisin le duché de Gohra. La princesse Linda et son frère jumeau, le prince Rémus, sont les seuls survivants de la famille royale. En compagnie de Guin, étrange guerrier à tête de léopard, de Suni, jeune fille du peuple Sem, d'Isht Van, un mercenaire débrouillard et gouaillleur, ils s'évadent de la forteresse de Stafolos. Pris entre les armées de Gohra d'une part et le désert de Nociphère et ses monstres d'autre part, il leur faut fuir au plus vite. Ils devront affronter le terrible fleuve Kes et ses pièges mortels, le général Ammnélys, un femme aussi belle qu'impitoyable, dans une course effrénée vers l'est - vers la liberté.

Abandonnant les longues descriptions du monde dans les dialogues, l'écriture de l'auteur prend de l'ampleur. Le rythme de l'action se fait plus soutenue et nous prenons un réel plaisir à suivre l'histoire de cette série B sans complexe.

Petites madeleines de Proust, les monstres évoquent pour les anciens le bestiaire d'AD&D n°1 et ses bestioles à la conception irréaliste et parfois conçue sous acide, saint Gigax soit loué.

Le magnos : "C'était une immense gueule plantée de dents, innombrables et acérées comme celles des requins de la mer de Lentt. Mais le plus horrible était sans doute l'absence de corps. Mis à part cette bouche, il n'y avait rien : ni tronc, ni membres - rien qu'une immonde paire de mâchoires claquant férocement."

On se demande comment il digère sa barbaque... 

Le retour du Jedi n'a pas encore eu le temps de faire des ravages, mais les techniques de combat des sem (classe rodeur halfling, probablement [attention langage d'ancien geek]) ces hommes singes d'1 mètre environ évoque les ewoks (1) par moment.

A noter la référence p84 d'îles de légende dont une certaine Lodoss. L'œuvre éponyme de Ryo Mitsuno tirerait-elle son nom de Guin Saga ?

Après la description d'autant de qualités, on se demande pourquoi vous ne vous êtes toujours pas précipité pour le lire ce bouquin. Mine de rien, m'en vais prendre le tome 3 moi...

Echelle d'intervention dans l'univers = mineure (mineure, périphérique).
Histoire = B (sympathique plus bifluoré).

(1) elle est facile celle-là

dimanche 22 août 2010

Guin Saga - T1 Le masque du léopard de kaoru Kurimoto



Si le Japon a durablement influencé les fictions de l'imaginaire depuis ces trente dernières années (animation japonaise, bandes dessinées...), le versant du roman reste méconnu. Tout au plus peut-on noter quelques timides et récentes traductions.

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Sumiyo Imaoka (13/02/1953), romancière japonaise à succès, fut la plus jeune auteure à gagner le prix Edogawa Ranpo [1] en 1978 avec "Bokura no jidai" (notre époque). Elle s'essaya à de nombreux genres (SF, fantasy, horreur, polar, yayoi...) mais reste reconnue pour la série "fleuve" Guin saga écrite sous le pseudonyme Kaoru Kurimoto.

Comptant 126 volumes et quelques nouvelles, l'auteur travaillait sur sa suite avant sa disparition. L'éditeur Fleuve noir  a édité la traduction des 5 premiers tomes entre 2006 et 2007 et depuis plus rien.

On peut donc supposer que ce "silence" sur la suite ne nous permettra pas de lire les 126 volumes en français avant longtemps : la série n'a  sans doute pas reçu le succès commercial escompté malgré le "produit d'appel" que constitue la marque "Japon". 

Après avoir lu le premier roman, on ne peut s'empêcher d'envisager un "placement inadéquat" : il s'agit avant tout d'une série B honnête qui aurait mérité - au moins un premier temps - une sortie directement en format poche traditionnel à un prix moins élevé [2].

Cependant, que les lecteurs intéressés par l'œuvre ne s'inquiètent pas, les 5 premiers tomes constituent apparemment un tout complet -  "l'épisode des marches" [srce : Elbakin].

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Quatrième de couverture = Premier volume de la série Guin Saga, une épopée de fantasy japonaise devenue un véritable phénomène au Japon. Entrez dans l'univers étrange et magique du guerrier à tête de léopard, un monde de magie et d'aventures fantastiques! Voici les aventures du jeune prince Rémus et de sa sœur jumelle Linda. Dans des temps anciens et oubliés, ils sont les seuls survivants de leur royaume, assiégé par l'armée de Gohra. Ils sont sauvés par un étrange guerrier, un homme au masque de léopard. Amnésique, il ne se souvient que de son nom, Guin, et semble posséder une maîtrise surnaturelle au combat. Sur leur route, ils rencontrent quelques alliés dont une jeune fille issue d'un peuple-singe et Isht Van, un mercenaire sans scrupule mais sympathique. Malgré la puissance de Guin, ils tombent entre les mains du Comte Vanon, le seigneur qui a ordonné le massacre du royaume de Paroh et de la famille des deux jumeaux... 

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Le roman est rapide à lire (en une soirée) et les dialogues un peu trop démonstratifs et explicatifs *. Par certains côtés on peut se dire que cela passerait mieux en manga ou dessin animé. Le scénario est simple et animé, Guin - guerrier amnésique victime d'un sort (un masque de léopard que l'on ne peut enlever) - représente la vitalité guerrière en lutte contre les forces de la magie. Ah oui, ne pas oublier que cela a été édité en 1979 en version originale (A comparer avec la fantasy française de l'époque). On peut conjecturer que le premier volume n'est pas représentatif de l'ensemble et que la série développera un univers riche et intéressant...Une honnête série B à l'instar d'AD&D. A voir si d'aventure la traduction est reprise.

Echelle d'intervention dans l'univers = mineure (mineure, périphérique).
Histoire = C (sympathique, sans plus).

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[1] prix littéraire en honneur à Edogawa Ranpo, récompensant une œuvre de polar, suspense.
[2] le prix d'appel d'un poche en série B ou littérature de gare devrait être indexé sur le prix d'un menu big mac tout au plus... 
* A noter la scène d'anthologie du méchant soldat pas si méchant que ça qui meure dans les bras du héros en ayant le temps d'en dire des tonnes...

Liens :

jeudi 12 août 2010

Les romans issus des mondes d'AD&D




Pour paraphraser ce cher Forrest Gump, la lecture des romans de fantasy de l'univers des Royaumes oubliés est comme une boite de chocolats: tant que l'on ne les a pas ouverts, on ne sait jamais ce que l'on va trouver dedans. La foisonnante variété de cet univers créé pour le jeu de rôleAD&D y est sans doute pour quelque chose.


Mais qu'est ce que AD&D?


Sans rentrer dans les détails à propos de ce type de jeux, rappelons que le jeu de rôle a été inventé par un certain Gary Gigax avec AD&D (Advanced Dungeon and Dragons).


Nous préciserons également que chaque jeu de rôle fait l'objet de suppléments qui complètent ses univers du jeu [1]. Une partie de ces suppléments sont conçus comme des guides touristiques qui détaillent l'histoire de ces mondes imaginaires (ou de certaines de leurs contrées), leurs us et coutumes, leurs personnalités marquantes et leur passé, les principes qui sous entendent la magie, laquelle est considérée comme une science, etc...


Le profil des héros: archétype et alignement, l'Amérique reconnaîtra les siens.


Les personnages importants sont décris sous forme d'archétypes récurrents: les magiciens, les aventuriers (rodeurs, rangeurs), les guerriers (soldats moyenâgeux), les chevaliers (paladins), les canailles (voleurs, brigands, contrebandiers), etc...


Ces archétypes qui représentent les héros (principaux ou non) de l'histoire, sont "profilés" selon un "alignement" somme toute manichéen censé indiquer en 2 curseurs leur tendance morale.


* Curseur 1, le degré de leur raideur sociale (respect des règles) :
- chaotique (esprit anarchiste, aucun respect des règles) ;
- neutre (fifty fifty, sinon j'me tranche la gorge[2]) ;
- loyal (esprit réactionnaire, la règle est tout, oui j'aime la règle et fouette moi avec cette règle quand j'ai enfreint l'autre).


* Curseur 2, le degré des sentiments:
- bon (un gentil) ;
- neutre(ça dépend des jours) ;
- mauvais (un méchant).


Cet alignement, toujours en vigueur dans le jeu AD&D, sera abandonné par ses successeurs. Quant aux romans, beaucoup restent marqués par cette dichotomie sans nuance de gris.


Les romans issus d'AD&D :


La création de romans dérivés de ces univers s'est naturellement développée ensuite: l'avantage pour un auteur est sans doute de disposer d'univers balisés déjà amplement détaillés (un peu comme unenovelisation dans l'univers de star wars ). L'inconvénient est de devoir respecter un certain cahier des charges (les bases de l'univers dans lequel se déroule le roman). Sa créative s'en trouve sans doute un peu limitée, et l'originalité du roman aussi.


Pour le lecteur, il y a un certain plaisir à retrouver un monde familier avec des héros différents. Dans le cas d'une série originale menée par un seul auteur, les possibilités seraient moins importantes.


Dans tous les cas, ces séries ont quand même permis de révéler quelques bonnes plumes comme R.A. Salvatore (romans dans le monde des royaumes oubliés) ou Margareit Weiss et Tracy Hickman (romans dans le monde de Lance Dragon).


Ces romans ont été édités dans des traductions partielles par le Fleuve Noir de poche puis repris par Bragelonne en 2008 (en "gros livres" - plus chers).


Les gimmicks d'AD&D :


L'aspect jeu d'AD&D a certainement amené à susciter des éléments récurrents plus nombreux qu'ailleurs : outre les "profils" des héros, nous retrouvons des objets magiques à profusion, livres de sorts des magiciens, monstres pléthoriques (dont les fameux dragons...)...


Le monde des "Royaumes oubliés" :


Ce monde imaginaire a été inventé par Green Wood, l'un des auteurs des romans éponymes. L'action se déroule principalement sur le continent de Féérune sur la planète Abeir-Toril. La magie, considérée comme une science, est omniprésente dans cet univers : le lancement d'un sort dépend de la mémorisation d'un processus combinant gestes, paroles et ingrédients divers. Les dieux interviennent parfois dans la vie des hommes et les prêtes font des miracles régulièrement (une petite prière qui amène un effet magique: guérison, etc...).

Plongeons nous dans ces romans de série B :


Les romans à lire (univers des royaumes oubliés):


A- TROY DENNING


#- Le retour des archimages de (trois tomes en Fleuve Noir de poche):


Quatrième de couverture = Dans les entrailles du désert d'Anauroch, un portail scellé depuis des lustres sépare les Royaumes Oubliés du plan des Ombres, où grouillent les pires monstruosités de la création. Pour rouvrir ce passage, chacun s'accorde à dire qu'il faudrait être fou. Hélas, l'imprudence et la malchance suffisent parfois à provoquer des catastrophes... Pour l'elfe Galaeron et le sorcier Melegaunt, le cauchemar est devenu réalité. À cause d'eux, mais à leur corps défendant, une infâme sorcellerie menace de rayer les Royaumes de la carte de l'univers. L'appel au meurtre a retenti, et les temps ne seront plus jamais heureux !


Echelle d'intervention dans l'univers = majeure(réapparition d'une école de magie ancienne basée sur l'ombre, risque de destruction de tout un peuple,ecétéra).
Echelle de nimportnawak = majeure (utilisation des pouvoirs des élus de mystara, batailles épiques, monstres puissants, dragons, objets magiques à foison...).
Histoire = B (intéressante)


Troy Denning est une des bonnes plumes des royaumes oubliés, même si la "foisonnance" d'éléments de contexte issus des royaumes oubliés rend l'histoire un peu difficile à suivre par moment, si l'on n'est pas un connaisseur de l'univers : il est alors conseillé de faire desallers-retours fréquents sur wikipédia pour avoir certaines explications de texte (personnages secondaires, formes de magies, etc...).


#- Cette beauté que la laideur nous cache (un tome en Fleuve Noir de poche):


Quatrième de couverture = Atreus d'Erlkazar est-il l'être humain le plus laid du monde ? Une question, on peut le comprendre, dont il n'est pas pressé de trouver la réponse. Malgré les souffrances qu'elle lui inflige, cette disgrâce le met au moins à l'abri des assassins qui poursuivent les autres membres de sa famille. Une maigre consolation pour un jeune homme au coeur débordant d'amour et à l'âme de preux chevalier... Quand la Déesse de la Beauté lui confie une étrange mission - découvrir ce qui se cache vraiment sous ses traits repoussants -, il se croit d'abord victime d'une mauvaise plaisanterie... céleste. Mais au fond, qu'a-t-il à perdre, puisque la vie, dès le berceau, l'a privé de tout ?


Echelle d'intervention dans l'univers = mineure (quête personnelle)
Echelle de nimportnawak = moyenne (visite d'un demi-plan?)
Histoire = B (intéressante)


L'histoire est bien menée et l'échelle des événements ne changera pas l'univers de ce monde. Elle permet de modérer la présence d'éléments issus des royaumes oubliés et de développer dans un "one shot" une histoire plus intimiste.


B- R.A. SALVATORE


#- La saga de Drizzt (de nombreux romans) :


Cette saga, qui a fait connaître l'auteur dans le monde entier (enfin là où on lit de la fantasy) tourne autour du personnage de l'elfe noir Drizzt do urden, sans pour autant qu'il en soit forcément le personnage principal.


* L'épine dorsale du monde (un tome):


Quatrième de couverture = Pour se retrouver lui-même et vaincre ses démons, un homme a-t-il besoin de solitude ? Doit-il vraiment tourner le dos à ses compagnons et chercher dans un miroir le reflet de sa déchéance ? A cette question, combien d'entre nous répondraient par la négative, condamnant ainsi un être cher à croupir dans la prison de son âme Alors bonne route, ami Wulfgar ! Et puisses-tu trouver au sommet des monts battus des vents de l'Epine Dorsale du Monde la force d'oublier les Abysses et d'aimer de nouveau la vie. Ceux qui, de loin, assistent à ton combat attendent de t'ouvrir les bras...


Echelle d'intervention dans l'univers = mineure (rédemption personnelle)
Echelle de nimportnawak = mineure (les effets magiques sont modérés)
Histoire = B+ (intéressante, bien amenée avec style).


L'histoire tourne autour de Wulfgar Beornegar, un ancien compagnon de Drizzt


#- La pentalogie du Clerc (cinq tomes en Fleuve Noir de poche):


Quatrième de couverture = UN PRODIGIEUX VOYAGE AU CŒUR DU SONGE... LÀ OÙ LA MAGIE FAIT BRILLER L'AVENTURE... Perché dans les montagnes, un antique bâtiment, connu de quelques initiés, sert de refuge à une nichée de bardes, de prêtres, et de clercs portés sur l'art et la méditation. Un aspirant nommé Cadderly y vit en paix parmi ses compagnons. Cette quiétude ne va pas durer, car le jeune homme doit bientôt affronter une entité dont le réveil est le signe pour lui de malédiction. S'il ne parvient pas à vaincre, ses camarades se retourneront contre lui. Écartelé, Cadderly décide de pénétrer dans les catacombes du cloître pour défier l'ennemi qui a juré sa perte.


Echelle d'intervention dans l'univers = moyenne (quête personnelle & conflits locaux)
Echelle de nimportnawak = moyenne (élu d'un dieu, guerrière prêtre, etc...)
Histoire = B (intéressante)


Chaque tome est intéressant: Certains aspects de la religion dans AD&D sont dévoilés. De plus, on n'a pas le temps de s'ennuyer, même si la présence d'ennemis récurrents un peu plus costaux aurait rajouté du sel à l'histoire. Sans doute le reflet des profils d'AD &D : les méchants doivent totalement perdre à la fin (c'est à dire manger les pissenlits par la racine) et s'ils ne perdent pas c'est [faire un choix] 1/ qu'ils s'échappent 2/ qu'ils sont réservés pour le round final 3/ les deux en même temps.

C- Ed Greenwood


# - Elminster, la jeunesse d'un mage (Ed. fleuve noir)



Elminster est "ze mage" des royaumes oubliés, personnage inspiré de Gandalf : il fume la pipe, ça veut tout dire. Donc il aura une jeunesse exceptionnelle où il s'exercera à être guerrier, voleur, puis mage à son corps défendant - dans un corps de femme pendant un moment, parce qu'elles sont plus sensibles à la magie (il doit bien y avoir un bonus à une caractéristique dans le manuel des joueurs quelque part). Cela n'est qu'après, rechangé en homme, qu'il fumera la pipe. Je sais, je spoile pas mal la partie. Le style est basique, l'histoire est constituée de flashs et se laisse lire. Les combats de magiciens sont rigolos. Une série B tendant vers le -. Attention : je n'ai eu entre les mains que la version fleuve noir et non la version Milady qui est peut-être "plus mieux".


Echelle d'intervention dans l'univers = mineure plus (la jeunesse de Gand-elmin)
Echelle de nimportnawak = mineure plus (la jeunesse d'un élu d'un dieu...)
Histoire = B -, comme un Mont-blanc quand on arrive au marron et qu'on n'aime pas ça (intéressante pour les combats magiques rigolos - repiquez le manuel de magie d'ADD donné à votre petit frère pour comparer !)


Note: la partie sur les romans sera complétée au fur et à mesure.


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[1] à l'instar des "add-ons", ces programmes additionnels qui rajoutent des fonctionnalités à un programme source
[2] Expression empruntée à M Pratchett

Maj/update : 21/06/2011 (jeunesse d'un mage);