vendredi 28 février 2025

Ironsky 2 réalisé par Timo Vuorensola (2019)




Si le premier iron sky était fou et très drôle , le 2e s'apparente à un film d'aventure un peu plus sérieux, mais toujours dans la veine d'un d'une histoire basée sur les conspirations : la terre creuse les lézards humanoïdes le Saint Graal exetera. 
Ici on perd un peu en cohérence avec certaines choses un peu inexplicables comme l'explosion d'un vaisseau et inexpliqué. Comment vont-ils survivre sur leur petit vaisseau en direction de mars?
Ce qui est un acte manqué et le fait de ne pas être allé jusqu'au bout de leur délire potache en utilisant par exemple le personnage du double de Steeve Jobs pour une imitation caricature. En effet, le personnage reste assez statique. 
L'aspect fin du monde post-apocalyptique ajoute un peu de gravité, c'est qui limite le côté amusant de la caricature.

En conclusion, ai-je ris ? Non. Mais j'ai regardé ce film sans déplaisir.

Pour le reste, à vous de voir

dimanche 23 février 2025

Indiscret réalisé par Stanley Donen (1958)



Indiscret, réalisé par Stanley Donen (1958) est une sympathique comédie romantique d'époque qui fait se rencontrer Cary Grant et Ingrid Bergman : Elle est actrice britannique  célèbre et lui un financier américain travaillant pour une organisation internationale. 

Une rencontre. Le coup de foudre et une relation naît dans la haute société. Le petit soucis est que le Monsieur a prévenu Mademoiselle qu'il était marié bien que séparé. Alors qu'il ne l'est pas... Et quand elle l'apprendra...

Bref une petite comédie romantique sympathique qui se déroule en grande partie dans un luxueux appartement londonien et vaut notamment pour sa scène des amants qui se réveillent, chacun dans leur lit respectif et communiquent par téléphone, l'écran étant divisé entre les deux chambres de façon symétrique. 

C'est qu'à l'instar du code Hayes au USA, les Royaumes Unis conservent des règles de morale qui imposent de ne pas montrer un couple non marié dans la même chambre. 

Par cet artifice de l'écran partagé en deux, Donen créé une scène dynamique et très moderne quand on pense aux téléphones portables d'aujourd'hui..  Il fait ainsi preuve d'originalité en jouant sur les contraintes... Ce qui me rappelle cette scène de baiser dans les enchainés d'Hitchcock (avec les mêmes acteurs, tien...)


samedi 8 février 2025

La vie élégante de Monsieur tout le monde réalisé par Kihachi Okamoto



 江分利満氏の優雅な生活(岡本喜八監督の映画)

Synopsis (MCJP) : Dans un bar, un salarié apathique médite sur le sens de la vie. Son discours attire l’attention d’un autre client, un éditeur, qui lui propose de faire un roman. Il accepte et se lance dans l’écriture de l’Odyssée de l’homme de la haute croissance économique.

Dernier film vu à la MCJP , dans le cadre de la rétrospective sur le réalisateur OKAMOTO Kihachi, "La vie élégante de Monsieur tout le monde" (1963)  relate un moment de la vie de Eburi (si cela sonne japonais, il y a sans doute un jeu de mot avec every, décomposé en katakanas, un syllabaire), joué par Keiju Kobayashi, un homme moyen, d'âge mûr, de la classe moyenne dans le Japon d'après guerre, pendant le miracle économique et avant les révoltes estudiantines de la jeunesse des années 60.

Doué d'un grand sens de l'observation, le personnage principal et narrateur (en voix off) chronique avec acuité et esprit son époque. Et, à l'issue d'une tournée des bars après le travail, Eburi se réveille le lendemain avec des inconnus qui sonnent à sa porte pour lui rappeler sa promesse d'écrire un roman. Il s'agit en effet d'éditeurs qui ont été séduits par son projet d'écriture.

En lecture Sous jacente, on ressent chez le narrateur la culpabilité d'avoir survécu et la colère d'avoir vu autant de vies gâchées.

Inventif dans son montage (je pense notamment à la scène où tout le bureau du personnage principal s'immobilise), le film alterne les moments de rires et d'émotions pour dépeindre les générations d'une époque coincée entre le souvenir de la guerre et ses disparitions d'un côté, et la société d'ultra consommation issue du boom économique.

Il s'agit sans doute de mon film préféré des trois regardés dans le cadre de cette rétrospective. Alors si un jour vous avez l'occasion, n'hésitez pas...

samedi 1 février 2025

Les sentinelles de l'enfer réalisé par Okamoto Kihachi (1959)

独立愚連隊


Les sentinelles de l'enfer (aka la bande des têtes brûlées), film réalisé par Okamoto Kihachi en 1959

Également vu dans le cadre de la rétrospective sur le réalisateur Okamoto Kihachi, les sentinelles de l'enfer (独立愚連隊 - dokuritsu gurentai) est un film de guerre japonais, le premier du genre en ce qui me concerne, qui emprunte notamment au western américain. Avec un scénario emboîté qui distille progressivement des détails de façon habile, il nous entraîne à la suite des recherches d'Araki (ou sergent Okubo), joué par Makoto Satô, un "journaliste de guerre" qui se déplace sur plusieurs théâtres d'opération (base, avants poste)...A la recherche d'une vérité et vengeance à accomplir.

Avec quelques scènes comiques et un côté plutôt "aventurier", le film échappe au mélo excessif tout en gardant un côté sombre. Certains passages tel que ceux avec les contrebandiers Mandchous, évoqueront les scènes des bandits et ou indiens des westerns américains.

À noter l'apparition dans le film de vedettes de l'époque, comme Toshiro Mifune, et la scène d'assaut final qui fait intervenir plus d'une trentaine d'assaillants sur le plateau. 

En conclusion, bien réalisé et avec un scénario à tiroirs, ce film est à voir.